Un cadre du Hamas meurt 3 semaines après une blessure supposée accidentelle
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Un cadre du Hamas meurt 3 semaines après une blessure supposée accidentelle

Le groupe terroriste avait dit qu'Imad al-Alami, une personnalité-clé dans les liens tissés entre Gaza et l'Iran, s'était blessé accidentellement avec son arme à feu

Le haut-responsable du Hamas Imad al-Alami. (Youtube)
Le haut-responsable du Hamas Imad al-Alami. (Youtube)

La mort d’un haut-responsable du Hamas grièvement blessé par balles il y a trois semaines à son domicile, dans la bande de Gaza, a été prononcée mardi alors que l’incertitude persiste sur les circonstances qui entourent cet incident.

Imad al-Alami, une personnalité-clé dans les relations établies entre Gaza et Téhéran, avait été blessé à la tête le 9 janvier. Le porte-parole du groupe terroriste Fawzi Barhoum avait fait savoir à ce moment-là qu’il avait accidentellement actionné son arme alors qu’il l’inspectait.

Un autre porte-parole du Hamas, Hazem Qasem, a annoncé le décès d’al-Alami mardi matin lors d’un discours prononcé devant les médias de Gaza à l’hôpital de Shifa. Il doit être inhumé mardi.

Le groupe n’a pas révélé les détails de l’accident. Il est impossible de dire si al-Alami était une cible présumée pour un assassinat, s’il s’est suicidé en raison d’une grave maladie ou si le tir a été en effet accidentel.

Al-Alami, connu également sous le nom d’Abu Hamam, était né à Gaza en 1956. Il avait été l’un des fondateurs du Hamas qui contrôle la bande de Gaza, et l’un des principaux représentants du groupe terroriste à Téhéran pendant de nombreuses années avant de partir à Damas en 2008. Le Hamas a fait savoir que l’Iran est actuellement son appui militaire le plus important.

Au début de la guerre civile syrienne en 2012, il avait été le dernier leader du Hamas à quitter Damas et à revenir à Gaza où il avait été rapidement élu chef-adjoint du Hamas, un poste qu’il avait assumé jusqu’aux élections de l’année dernière.

Des membres des Brigades Ezzedine al-Qassam, la branche armée du mouvement terroriste palestinien du Hamas, pendant une commémoration dans la ville de Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, le 31 janvier 2017. (Crédit : Abed Rahim Khatib/Flash90)

Al-Alami se distinguait des autres leaders du Hamas par son évitement de la presse. Il ne prenait part à aucune conférence devant des journalistes et n’a pas d’activités sur les plate-formes de réseaux sociaux.

Al-Alami, ingénieur en mécanique de formation, avait été gravement blessé à la jambe durant la guerre entre Israël et Gaza au cours de l’été 2014 dans des circonstances qui n’ont jamais été clairement établies.

Selon certaines informations, il avait été blessé lors de la chute d’un monte-charge dans un tunnel dans lequel se cachaient de hautes personnalités du Hamas. Une rumeur avait pour sa part laissé entendre qu’il avait été blessé par des tirs au cours d’une bataille entre militants du groupe terroriste. Il avait été soigné en Turquie.

Al-Alami avait été expulsé de Gaza en 1991 après avoir été arrêté par les forces israéliennes de sécurité pour avoir mené des activités terroristes pour le compte du Hamas.

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