Un camarade défend Azaria, mais dit qu’il l’aurait empêché d’agir
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Un camarade défend Azaria, mais dit qu’il l’aurait empêché d’agir

Le témoin dit à la cour qu’il est à présent convaincu que le soldat de Hébron a agi correctement en tuant le terroriste palestinien blessé

Judah Ari Gross est le correspondant militaire du Times of Israël.

Elor Azaria, soldat israélien jugé pour homicide, et son père Charlie, devant la Cour militaire de Jaffa, le 6 juillet 2016. (Crédit : Flash90)
Elor Azaria, soldat israélien jugé pour homicide, et son père Charlie, devant la Cour militaire de Jaffa, le 6 juillet 2016. (Crédit : Flash90)

Un camarade d’Elor Azaria, un soldat inculpé d’homicide et jugé devant la Cour militaire de Jaffa pour avoir abattu un attaquant palestinien déjà neutralisé, a défendu son geste devant la cour lundi, mais a ajouté que s’il avait su ce qui allait se passer, il aurait essayé de l’arrêter.

Le soldat de la brigade Kfir, dont le nom n’a pas été rendu public, peut être vu dans la vidéo initiale, prenant le casque d’Azaria juste avant le tir.

« Si j’avais su ce qu’Elor allait faire, je l’aurais arrêté », a déclaré le soldat à la barre des témoins.

Après, le soldat a déclaré que « je n’ai jamais entendu Elor regretter [son geste], mais j’ai vu sur son visage un regard, comme s’il ne savait pas quoi faire. »

Un soldat israélien chargeant son arme avant de sembler tirer à la tête sur un assaillant palestinien au sol, apparemment désarmé, à la suite d'une attaque au couteau à Hébron, le 24 mars 2016. (Crédit : capture d'écran B'TSelem)
Un soldat israélien chargeant son arme avant de sembler tirer à la tête sur un assaillant palestinien au sol, apparemment désarmé, à la suite d’une attaque au couteau à Hébron, le 24 mars 2016. (Crédit : capture d’écran B’TSelem)

Bien qu’il ait initialement pensé que le geste d’Azaria était malvenu, il a déclaré qu’il avait plus tard été convaincu que la ligne de conduite de son camarade était correcte.

« Au début, nous avons pensé que ce qu’Elor avait fait était grave, mais après, quand nous avons compris qu’il était possible que le terroriste ait eu une bombe, nous avons réalisé qu’Elor avait agi correctement et sur la base de son instinct », a déclaré le soldat pendant son témoignage.

Cependant, même si le soldat a noté qu’il y avait « des inquiétudes » sur un possible engin explosif, il a dit à la cour : « mais je n’ai pas pensé ça. »

Lundi, le camarade d’Azaria a confirmé qu’après avoir tiré sur l’attaquant palestinien, Azaria avait dit à son commandant que le terroriste « méritait de mourir » pour avoir poignardé son ami.

« je l’ai entendu dire la phrase, qu’ils avaient poignardé notre ami et essayé de le tuer, et que donc il devait mourir », a déclaré le soldat.

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