Israël en guerre - Jour 199

Rechercher

Un casque de réalité augmentée de Tsahal entre au bloc opératoire

La technologie a été déployée en Europe après avoir été approuvée ; un médecin dit avoir l'impression d'être "à l'intérieur de l'œil"

Un médecin utilise le casque Beyeonics One lors d'une intervention chirurgicale ophtalmologique. (Autorisation :   Beyeonics)
Un médecin utilise le casque Beyeonics One lors d'une intervention chirurgicale ophtalmologique. (Autorisation : Beyeonics)

Les ingénieurs israéliens ont transformé une technologie conçue pour les pilotes de l’armée israélienne en casque de réalité augmentée susceptible de venir en aide lors d’interventions de chirurgie ophtalmologique.

Le Beyeonics One est dorénavant déployé en Europe après avoir reçu le feu vert de l’Union européenne, qui lui a fait bénéficier de la norme UE.

En Amérique, après avoir été utilisé dans le cadre de 2 000 chirurgies lors de la phase de recherches, il a été approuvé par la FDA (Food and Drug Administration).

Cette technologie a récemment fait l’objet d’une recherche à comité de lecture, qui a estimé qu’elle avait été efficace lorsqu’elle a été utilisée pour la toute première fois dans le cadre d’une kératoplastie endothéliale, un acte de chirurgie complexe visant à retirer une substance anormale de la cornée.

Beyeonics One est une adaptation d’un casque de visualisation que les pilotes utilisent depuis des décennies et qui est aujourd’hui arrivé à un très fort niveau de sophistication. Ron Schneider travaillait sur de tels casques virtuels au sein de la compagnie Elbit, spécialisée dans la défense, et il a fondé Beyeonics, dont il est dorénavant le directeur-général, pour les faire évoluer différemment.

« L’outil standard, aujourd’hui, c’est le bon vieux microscope chirurgical », explique Schneider au Times of Israel. « Mais des casques de visualisation avancés existent pour voler et l’idée, ici, c’est de proposer cette technologie puissante à la chirurgie. »

Quand les chirurgiens utilisent le casque Beyeonics One, ils ont alors une vision magnifiée de l’œil ainsi que les informations relatives aux examens pré-chirurgicaux de leur patient. Ils n’ont pas besoin d’un clavier, aidant à l’hygiène, mais ils gardent le contrôle des images qu’ils souhaitent avoir par de simples mouvements de la tête.

Un célèbre médecin qui a utilisé ce dispositif, le professeur Paulo Eduardo Stanga, chirurgien ophtalmique spécialisé dans les interventions vitro-rétiniennes et directeur de la clinique Retina à Londres, déclare qu’en utilisant le casque, il a l’impression d’être « à l’intérieur de l’œil ».

Schneider indique que l’objectif est d’offrir aux chirurgiens une vision plus claire et un plus grand nombre de données dans le but de leur permettre de travailler de manière plus précise. Il cite l’exemple de la cataracte – où un cristallin assombri est enlevée au profit d’un cristallin artificiel, plus clair.

Le dispositif Beyeonics One avec le casque suspendu au bout du long bras. (Autorisation : Beyeonics)

« Il faut une grande précision pour ce type d’intervention et aujourd’hui, on procède en majorité en marquant l’œil avec de l’encre et en alignant ensuite le nouveau cristallin artificiel », explique Schneider. « Cette technologie, pour sa part, offre un degré de précision extrêmement élevé. »

Beyeonics One n’est pas le seul casque intelligent sur le marché, mais Schneider affirme qu’il se distingue des autres pour son image très pointue et pour le nombre de données chirurgiques qu’il est en mesure de donner en plus de l’image.

Les récentes recherches sur ce dispositif, qui ont été publiées par l’hôpital et par l’université de Tel Aviv, révèlent que les interventions chirurgicales où le casque a été utilisé ont rencontré le succès, et qu’il n’y a pas eu de complications post-chirurgicales.

« Les chirurgiens ont signalé une excellente visualisation et un décalage [dans le temps] minimal, presque négligeable, avec des bénéfices ergonomiques et l’usage des mouvements de la tête pour contrôler le zoom, la focalisation, la brillance et le panoramique », ont-elles noté.

Schneider explique que le casque pourra encore évoluer à travers toute une gamme d’applications-logiciel aux fonctions différentes – par exemple, des applications qui pourront mettre en garde les médecins face aux différents risques sur la base de l’image qu’ils reçoivent pendant l’intervention.

« On peut comparer cette technologie à un iPhone dans le sens où il s’agit d’une plateforme logiciel très forte, pour laquelle il est possible de développer de nombreuses applications », explique-t-il. « Et aujourd’hui, nous développons de nombreuses applications, des applications-logiciel cliniques avant tout, ce qui est enthousiasmant. »

En savoir plus sur :
S'inscrire ou se connecter
Veuillez utiliser le format suivant : example@domain.com
Se connecter avec
En vous inscrivant, vous acceptez les conditions d'utilisation
S'inscrire pour continuer
Se connecter avec
Se connecter pour continuer
S'inscrire ou se connecter
Se connecter avec
check your email
Consultez vos mails
Nous vous avons envoyé un email à gal@rgbmedia.org.
Il contient un lien qui vous permettra de vous connecter.