Israël en guerre - Jour 226

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Un député libanais amène un groupe de l’autre côté de la frontière d’Israël

L'armée a procédé à des coups de semonce ; le groupe est reparti mais il n'a pas franchi la barrière, le Hezbollah indique que 18 personnes accompagnaient le parlementaire

Emanuel Fabian est le correspondant militaire du Times of Israël.

Des journalistes libanais face aux soldats israéliens après être entrés sur le territoire d'Israël à la frontière, le 15 juillet 2023. (Capture d'écran : Twitter)
Des journalistes libanais face aux soldats israéliens après être entrés sur le territoire d'Israël à la frontière, le 15 juillet 2023. (Capture d'écran : Twitter)

Un groupe de Libanais – avec parmi eux un parlementaire – a franchi la frontière, entrant sur le territoire souverain israélien, dans la matinée de samedi avant d’être renvoyé vers le Liban par l’armée israélienne qui a procédé à des coups de semonce.

Dans un communiqué, Tsahal a fait savoir que les soldats avaient aussi utilisé des moyens de dispersion d’émeute après l’arrivée sur le sol israélien d’environ 18 personnes qui avaient franchi la Ligne Bleue dans la région disputée du Mont Dov. Le groupe a marché environ 80 mètres sur le territoire israélien sans pour autant violer la barrière frontalière.

Selon Ali Shoeib, correspondant affilié au Hezbollah, un groupe de journalistes avait rejoint le député Qassem Hashem, membre du parti Baath au Liban, une faction socialiste, pour une visite de la zone de la frontière.

L’armée israélienne a noté qu’elle avait procédé à des coups de semonce et qu’elle avait utilisé des moyens de dispersion d’émeute après le refus opposé par le groupe de quitter la zone. Il est finalement reparti au Liban.

L’incident est le dernier d’une série d’actions survenues le long de la frontière nord. La majorité d’entre elles ont été lancées par le groupe terroriste du Hezbollah et elles ont renforcé les tensions entre les deux pays, ces derniers mois.

Vendredi, l’armée a indiqué que les militaires avaient procédé à des tirs de sommation et qu’ils avaient utilisé des moyens de dispersion après des jets de pierre de l’autre côté de la frontière de la part d’un certain nombre de suspects libanais. Le petit groupe avait finalement quitté le secteur, selon un porte-parole militaire.

Mercredi, l’armée avait fait exploser une charge non-létale après que des membres du Hezbollah ont tenté d’endommager la barrière frontalière. Dans un autre secteur, des activistes du groupe terroriste avaient escaladé un mirador israélien à la frontière et volé du matériel de surveillance. Mercredi encore, les soldats avaient tiré des coups de semonce vers un groupe de militants du Hezbollah qui avaient lancé des feux d’artifice et déclenché des incendies à proximité de Metoula lors d’une manifestation organisée pour marquer les 17 ans de la Seconde Guerre du Liban de 2006.

Début juillet, un missile anti-char avait été tiré depuis le Liban sur le village contesté de Ghajar, sans faire de blessés. Lors d’un autre incident survenu la semaine dernière, des dizaines de soldats libanais et quelques membres du Hezbollah avaient pénétré sur territoire israélien sans passer la barrière frontalière elle-même, avant de rebrousser chemin.

A LIRE : Ghajar, un village israélien situé à la frontière libanaise sort de l’oubli (absolu)

Le mois dernier, le Hezbollah avait déclaré avoir abattu un drone israélien qui survolait un village du sud du Liban.

Et, début juin, deux tentes placées par le Hezbollah en territoire israélien avaient été découvertes par Israël, au nord de la frontière internationalement reconnue, dans la région contestée du mont Dov, également connue sous le nom de « Fermes de Chebaa ». L’une des tentes avait été enlevée après qu’Israël a envoyé un message au Hezbollah le menaçant d’une confrontation armée s’il n’enlevait pas l’avant-poste dans les plus brefs délais.

La frontière entre Israël et le Liban, connue sous le nom de « Ligne bleue », est marquée par des barils bleus le long de la frontière et se trouve à plusieurs mètres de la clôture israélienne dans certaines zones, qui, selon Israël, est entièrement construite sur le territoire israélien.

La zone du mont Dov où les tentes ont été dressées et le village de Ghajar avaient été pris à la Syrie par Israël lors de la guerre des Six Jours, en 1967, avant d’être officiellement annexés. Le gouvernement libanais affirme que la région appartient au Liban.

Israël a transmis à l’ONU des demandes de retrait des tentes et, en réponse, le Liban et le Hezbollah ont exigé qu’Israël se retire de Ghajar.

La clôture frontalière entre le Liban et Israël, vue du village arabe de Ghajar, dans le nord d’Israël, le 13 janvier 2023. (Crédit : Issac Harari/Flash90)

Ghajar, seule implantation à majorité alaouite en Israël, faisait partie du territoire capturé en 1967 à la Syrie et il avait été annexé par l’État juif en 1981, au même moment que le plateau du Golan.

Après le retrait israélien du Liban en 2000 et la démarcation de la Ligne bleue, le village a été divisé en deux, la moitié nord passant officiellement sous contrôle libanais. Israël a repris le contrôle de l’ensemble du village pendant la deuxième guerre du Liban en 2006, et les habitants se sont opposés à plusieurs reprises à la division potentielle du village et à l’annexion de sa moitié nord au Liban.

Le village est resté une zone militaire fermée pendant plus de vingt ans, les non-résidents devant obtenir une autorisation spéciale pour y entrer ou en sortir. En septembre, avec la construction d’une barrière au nord du village pour bloquer l’entrée du Liban, les restrictions d’accès ont été levées.

Le Hezbollah est depuis longtemps l’adversaire le plus important de Tsahal aux frontières d’Israël, avec un arsenal estimé à près de 150 000 roquettes et missiles pouvant atteindre n’importe quel endroit en Israël.

Au mois d’avril, 34 roquettes avaient été tirées depuis le sud-Liban vers Israël, une attaque attribuée par l’État juif à une aile du groupe terroriste palestinien du Hamas dans le secteur.

De plus, au mois de mars, l’armée avait déclaré que le Hezbollah avait envoyé un combattant qui s’était infiltré sur le sol israélien et qui avait placé une bombe à un carrefour du nord d’Israël. L’explosion qui avait suivi avait grièvement blessé un Israélien.

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