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Un dissident saoudien tué au Liban

Le dissident a aidé en 2020 à fonder le "Parti de l'Assemblée nationale" qui se présente comme un groupe d'opposants saoudiens exilés en Grande-Bretagne, aux Etats-Unis et ailleurs

Photo d'illustration : un drapeau du Hezbollah pendant un rassemblement al-Quads à Londres (Crédit :Steve Winston/via Jewish News)
Photo d'illustration : un drapeau du Hezbollah pendant un rassemblement al-Quads à Londres (Crédit :Steve Winston/via Jewish News)

Un dissident saoudien résidant au Liban a été tué et deux de ses frères suspectés du crime ont été arrêtés, ont indiqué lundi la police et une source de sécurité libanaises.

La police a identifié l’homme par ses initiales, mais une source de sécurité a indiqué à l’AFP qu’il s’agissait du dissident Maneh Al-Yami.

Selon la police et la source de sécurité, il a été poignardé à mort samedi chez lui dans la banlieue sud de Beyrouth, un bastion du puissant groupe terroriste chiite armé du Hezbollah, classé comme une organisation terroriste par l’Arabie saoudite sunnite.

Un communiqué des Forces de sécurité intérieure libanaises (FSI) a indiqué que les frères de la victime avaient « avoué l’avoir tuée pour des raisons familiales ».

Né en 1980 selon la police, le dissident a aidé en 2020 à fonder le « Parti de l’Assemblée nationale », qui se présente comme un groupe d’opposants saoudiens exilés en Grande-Bretagne, aux Etats-Unis et ailleurs.

D’après une source policière qui a requis l’anonymat, Maneh Al-Yami a épousé l’ex-femme de son frère. Il a été tué lors d’une dispute autour de la garde des trois enfants de son frère et de la femme devenue son épouse, selon les résultats de l’enquête préliminaire.

Dans un tweet dimanche, l’ambassadeur d’Arabie saoudite à Beyrouth, Walid Boukhari a remercié la police pour les efforts déployés en vue « d’établir les faits et de traduire les auteurs (du crime) en justice ».

Le « Parti de l’Assemblée nationale » a affirmé dimanche dans un communiqué sur Twitter qu’il tentait de déterminer « les motifs » du crime, ajoutant que la victime avait été en contact avec les Nations unies pour tenter d’obtenir l’asile dans un pays autre que le Liban.

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