Un drone de Tsahal s’écrase dans le sud du Liban, visiblement abattu
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Un drone de Tsahal s’écrase dans le sud du Liban, visiblement abattu

L'armée indique que l'engin menait des opérations à la frontière ; une vidéo semble montrer qu'il a été abattu à l'aide d'un fusil de chasse

Judah Ari Gross est le correspondant militaire du Times of Israël.

Un Libanais tient un drone israélien qu'il aurait abattu près de la frontière, le 23 octobre 2019. (Twitter)
Un Libanais tient un drone israélien qu'il aurait abattu près de la frontière, le 23 octobre 2019. (Twitter)

Un petit drone de l’armée israélienne s’est écrasé dans le sud du Liban mercredi matin, visiblement après avoir été abattu.

D’après l’armée, l’engin réalisait  » des opérations de routine pour sécuriser la frontière » lorsqu’il est tombé en territoire libanais.

La chaîne d’informations libanaise MTV affirme que le drone a été abattu par l’organisation terroriste Hezbollah.

Cependant, l’organe de presse du Hezbollah, Al-Manar, a rapporté que le petit drone de type quadrirotor a été pris pour cible par un civil du village de Kila à l’aide d’un fusil de chasse.

Une vidéo libanaise partagée sur les réseaux sociaux montre le drone dans les airs avant que des tirs d’arme à feu se fassent entendre. Sur des photos prises visiblement peu après, on peut voir un Libanais tenir l’engin, un modèle pliant appelé Mavic, que les troupes israéliennes utilisent.

Il semble que l’un des rotors du drone manque.

Un porte-parole  de l’armée a fait savoir qu’elle ne pouvait commenter les causes de l’incident, et qu’il pouvait s’agir de tirs ou de problème technique comme c’est souvent le cas avec les petits drones.

Illustration d’un drone Mavic, fabriqué par la société chinoise DJI. (Complètement examiné / Flickr / CC BY 2.0)

Le mois denier, un drone similaire s’est écrasé dans le sud du Liban. Le Hezbollah avait clamé sa responsabilité.

L’organisation terroriste a promis d’abattre les drones espions israéliens après une attaque dans un de ses bastions à Beyrouth fin août, qu’elle a imputée à Israël.

En représailles, le 1er septembre, le groupe chiite soutenu par l’Iran a visé Israël par des tirs de missiles anti-char, manquant de peu un véhicule militaire et touchant une base de l’armée près de la frontière. L’armée n’avait rapporté aucun blessé.

Le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, avait ensuite assuré que son organisation riposterait à toutes nouvelles attaques israéliennes par des frappes « en profondeur dans Israël » et pas seulement à la frontière.

Le Hezbollah, considéré comme un groupe terroriste par Israël et les États-Unis, est un acteur politique majeur et un soutien clé du dictateur syrien Bashar el-Assad dans la guerre civile qui ravage le pays.

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