Un enregistrement révélerait un accord entre 2 députés du parti travailliste
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Un enregistrement révélerait un accord entre 2 députés du parti travailliste

Dans un enregistrement qui a fuité, Eitan Cabel and Shelly Yachimovich semblent se promettre un soutien mutuel pour gagner la direction du parti et de la Histadrout ; ils nient les faits

Shelly Yachimovich et Eitan Cabel à la Knesset le 6 février 2016. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Shelly Yachimovich et Eitan Cabel à la Knesset le 6 février 2016. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

L’enregistrement qui a fuité jeudi semble mettre en lumière un accord secret entre l’ancienne présidente du parti travailliste la député Shelly Yachimovich et Eitan Cabel, membre du pari. Dans cet accord, ils se soutiendront dans une tentative de double commandement du parti et de l’union principale d’Israël. Ils ont tous deux démenti qu’un tel accord avait été conclu.

Dans l’enregistrement obtenu par la Deuxième chaîne d’une conversation qui a eu lieu il y a un mois, on entend Cabel dire à une autre figure politique qu’il soutiendra Yachimovich qui brigue le poste de chef de la Histadrout, et que ce soutien sera réciproque, alors que sa propre candidature pour la direction du parti travailliste n’a pas été annoncée.

« J’ai rencontré Shelly, je veux aller avec Shelly à la Histadrout », affirme Cabel. « Shelly s’est engagée à me soutenir dans les élections pour la direction du parti. »

Yachimovich et Cabel ont tous deux nié travailler de concert. Jeudi, ils ont à nouveau démenti toute connivence, affirmant que l’enregistrement a été sorti de son contexte.

Au début du mois de février, Yachimovich a annoncé qu’elle briguait le poste de chef de la Histadrout pour les élections, face au directeur en poste Avi Nissenkorn, seul rival dans la course.

Avi Nissenkorn, président de la Histadrout, à Jérusalem, le 7 octobre 2014. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Avi Nissenkorn, président de la Histadrout, à Jérusalem, le 7 octobre 2014. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Les candidats devant se présenter comme représentants de factions au sein de la Histadrout, Nissenkorn avait tenté d’empêcher Yachimovich de se joindre à la course en signant des accords de soutien avec chaque caucus syndical.

Mais à la dernière minute, le député Eitan Cabel a retiré son soutien en faveur de Nissenkorn et a autorisé Yachimovich a se présenter comme chef de sa propre faction Social Home.

Isaac Herzog, chef de l'opposition, à la Knesset, le 17 janvier 2017. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)
Isaac Herzog, chef de l’opposition, à la Knesset, le 17 janvier 2017. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

Dans une déclaration jeudi, Cabel a démenti l’existence d’un tel accord : « Ce que j’ai dit dans cette conversation, c’était un vœu pieux. Même moi, je ne sais pas si je veux que ça se réalise », a-t-il dit. « Je ne lui ai pas demandé de me soutenir à la direction de parti, et il est évident qu’elle n’a pas promis de le faire. »

Cabel a ajouté que ses propos ont été sortis de leur contexte et a accusé Nissenkorn d’être derrière cette tentative pour le discréditer.

« Faire fuiter des extraits d’une conversation de plusieurs heures est un dernier soupir du Nissenkorn de [l’ancien chef de la Histadrout Ofer] Eini pou éviter des élections », a-t-il dit.

« Ces actes prouvent qu’ils ont peur… Il y aura des élections et Nissenkorn devra faire avec. »

Yachimovich a rejeté les propos tenus au sujet de l’enregistrement et a déclaré qu’il « n’y avait pas et n’y aura pas d’accord, ni verbalement ni par écrit ».

Elle a ajouté que ses sympathisants ne reçoivent d’ordre de personne mais qu’ils soutiennent les intérêts du parti.

Le chef du parti travailliste Isaac Herzog, qui a apporté sou soutien à Nissenkorn, a affirmé que ces enregistrements illustrent un niveau de corruption très inquiétant.

« Il y a un abus de confiance à l’encontre de la population et des membres du parti travailliste », a-t-il dit.

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