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Un fabricant israélien de viande cultivée tente de percer en Europe en commençant par la Suisse

Aleph Farms a déjà déposé des demandes d'autorisation en Israël, aux États-Unis et à Singapour, mais la Suisse est "le premier pays en Europe" où elle entame des démarches

Un faux-filet produit à partir de cellules de viande cultivées en laboratoire par la start-up israélienne Aleph Farms. (Autorisation : Aleph Farms/Technion Institute of Technology)
Un faux-filet produit à partir de cellules de viande cultivées en laboratoire par la start-up israélienne Aleph Farms. (Autorisation : Aleph Farms/Technion Institute of Technology)

Le fabricant israélien de viande cultivée Aleph Farms fait un premier pas pour se développer en Europe en commençant par la Suisse où il a déposé une demande d’approbation réglementaire, même si ses produits n’arriveront probablement pas dans les supermarchés avant 2030.

L’entreprise, qui compte l’acteur américain Leonardo DiCaprio parmi ses investisseurs, a soumis une demande auprès de l’Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires (Osav) dans le but de commercialiser ses premiers steaks de bœuf cultivés, indique-t-elle mercredi dans un communiqué.

Cette start-up basée à Rehovot, dans la banlieue de Tel Aviv, a déjà déposé des demandes d’autorisation en Israël, aux États-Unis et à Singapour, mais la Suisse est « le premier pays en Europe » où elle entame des démarches, a indiqué son porte-parole à l’AFP.

En Suisse, l’entreprise Aleph Farms s’est alliée à la chaîne de supermarchés Migros – la plus grande enseigne de distribution du pays alpin – qui était entrée dans son capital en 2019, afin d’explorer le potentiel de cette nouvelle technologie.

Plusieurs start-up se sont engouffrées sur le créneau de la viande de culture qui entend produire des protéines animales avec un impact moindre sur l’environnement que celui de l’élevage intensif.

La société néerlandaise Mosa Meat avait été la première à présenter au grand public un steak haché « in vitro » conçu à partir de cellules souches de vache en 2013.

Pour l’heure, les coûts de production restent cependant très élevés.

La durée du traitement de la demande d’Aleph Farms « ne peut pas être estimée à l’heure actuelle », a indiqué l’administration suisse à l’AFP, « mais elle prendra certainement plusieurs mois », reconnaît-elle.

La procédure pour approuver les nouvelles sortes de denrées alimentaires est généralement plus longue car il faut vérifier leur innocuité, explique le site de l’Osav.

Neta Lavon, directeur technique et vice-président R&D d’Aleph Farms, dans les bureaux de la startup de viande cultivée à Rehovot en novembre 2021. (Crédit : Times of Israel)

Pas avant 2030

Si le produit d’Aleph Farms est approuvé, il ne sera probablement disponible dans un premier temps que « dans la restauration haut de gamme », explique Tristan Cerf, porte-parole des supermarchés Migros.

« Il faudra encore attendre des années avant que le produit ne soit vendu dans les supermarchés », présage-t-il.

Selon lui, il est peu probable de trouver de la viande cultivée dans les rayons « avant 2030 ».

Selon une étude menée conjointement par Aleph Farms et Migros, « 74 % des consommateurs suisses sont ouverts à l’idée d’essayer de la viande cultivée », affirme la start-up israélienne dans le communiqué, à la fois par « curiosité » et par intérêt pour les questions de « durabilité » et de « bien-être des animaux », ajoute-t-elle.

La start-up vise d’abord un prix « similaire » au bœuf « ultra-premium », détaille son porte-parole, même si l’objectif est de parvenir à des prix « à parité » avec la viande plus conventionnelle dans les années à venir.

En juin, le ministère américain de l’Agriculture a inspecté et approuvé les systèmes de sécurité sanitaire des infrastructures de deux start-up, Upside Foods et Good Meat, devenant le deuxième pays après Singapour à ouvrir la voie à la viande artificielle.

Aleph Farms s’est fait connaître à travers une expérience dans l’espace à bord de la Station spatiale internationale (ISS). La start-up avait fourni des cellules pour l’expérience. Les tests dans l’espace avaient permis de concevoir des tissus de bœuf, de lapin et de poisson à l’aide d’une imprimante 3D.

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