Un faux médecin condamné à 3 ans de prison, pour viol dans une maternité
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Un faux médecin condamné à 3 ans de prison, pour viol dans une maternité

L'État va faire appel du jugement dans le cas d'un résident de Jérusalem-Est qui a agressé des femmes à la maternité de Shaare Zedek

Illustration : Personnel de santé au Centre médical Shaare Zedek de Jérusalem, le 2 mars 2016. (Yonatan Sindel/Flash90)
Illustration : Personnel de santé au Centre médical Shaare Zedek de Jérusalem, le 2 mars 2016. (Yonatan Sindel/Flash90)

Le tribunal de district de Jérusalem a condamné dimanche un homme de Jérusalem-Est à trois ans de prison pour avoir violé et agressé sexuellement des femmes dans la maternité du centre médical Shaare Zedek, quelques heures après leur accouchement.

Le prévenu, Rashak Hazam, a été condamné à cinq mois de prison supplémentaires pour tentative de vol qualifié le même jour en 2016.

En Israël, le viol peut entraîner jusqu’à 20 ans de prison. Le procureur de l’État avait demandé une peine de 11 ans pour Hazam.

Selon le tribunal, en octobre 2016, Hazam est entrée dans la chambre d’une jeune maman à la maternité de Shaare Zedek, habillé en professionnel de la santé. Il a dit à la femme qu’elle avait besoin d’un examen post-partum, puis a procédé au viol.

Hazam est ensuite entré dans les chambres de deux autres femmes et les a agressées sexuellement.

Alors que Hazam prenait la fuite, il a tenté de voler dans une boutique de cadeaux.

Dans sa décision, la juge Anat Singer a déclaré qu’en dépit de la gravité du crime, elle a pris en considération la défense de Hazam, à savoir que son agression contre les jeunes mamans « n’a duré que quelques minutes ».

La procureure d’État Anat Greenbaum a fait savoir en réponse que Hazam mérite une « peine plus sévère pour les crimes qu’il a commis », indiquant que l’État examinerait la possibilité de faire appel de la sentence.

Mme Greenbaum a déclaré que Hazam avait profité de l’état mental et physique des femmes hospitalisées et qu’il avait commis son crime en se faisant passer pour un membre de l’équipe médicale, ce qui, selon elle, risquait de « porter atteinte à la confiance des patients envers l’hôpital et son personnel ».

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