Un groupe anti-Netanyahu ferme boutique après son éviction : « On a gagné »
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Un groupe anti-Netanyahu ferme boutique après son éviction : « On a gagné »

Le gouvernement a prêté serment et évincé le Premier ministre au mandat le plus long : "La menace immédiate contre la démocratie a été écartée", selon les Drapeaux noirs

Illustration : des Israéliens manifestent contre Benjamin Netanyahu, alors Premier ministre, devant sa résidence officielle à Jérusalem le 16 janvier 2021. (Olivier Fitoussi / Flash90)
Illustration : des Israéliens manifestent contre Benjamin Netanyahu, alors Premier ministre, devant sa résidence officielle à Jérusalem le 16 janvier 2021. (Olivier Fitoussi / Flash90)

Un des groupes moteurs des manifestations de l’année passée contre Benjamin Netanyahu a annoncé jeudi qu’il arrêtait ses activités, déclarant la victoire après qu’un nouveau gouvernement a prêté serment et évincé l’ancien Premier ministre.

« L’État d’Israël s’est engagé sur une nouvelle voie », a écrit le mouvement des Drapeaux noirs sur sa page Facebook. « La menace immédiate contre la démocratie israélienne a été écartée. Nous avons gagné. »

Ce groupe de militants était l’un des plus influents parmi ceux organisant les rassemblements contre Netanyahu, qu’ils appelaient à démissionner dans le contexte de son procès pour corruption. Netanyahu nie avoir commis des actes répréhensibles dans ces affaires.

« Un homme accusé de crime a kidnappé le pays et s’est engagé dans une campagne avec pour objectif de démanteler le système judiciaire, d’utiliser la police israélienne comme le bras armé pour exercer son pouvoir, et de faire de nous ses sujets », a affirmé le groupe.

« Sans la lutte intransigeante que nous avons menée ensemble, nous n’aurions pas été si loin… Sans vous, l’accusé serait toujours dans le siège du Premier ministre et une menace existentielle pèserait encore sur la démocratie israélienne », a ajouté le groupe.

Il a également annoncé que ses membres pouvaient « désormais mettre de côté le drapeau noir et brandir fièrement le drapeau de l’État d’Israël ».

Un convoi de véhicules transportant des manifestants participe à une manifestation contre Benjamin Netanyahu, alors Premier ministre, dans la ville côtière de Césarée, le 14 octobre 2020. (Crédit : Meir Vaknin/Flash90)

D’autres groupes de manifestants ont promis de continuer leur lutte malgré l’éviction de Netanyahu du poste de Premier ministre.

« Nous continuerons d’agir dans la sphère publique pour éradiquer la corruption gouvernementale de tous bords et pour renforcer la démocratie », a déclaré l’organisation Ministère du Crime, selon le site d’information Ynet.

Les manifestations de l’année écoulée se sont déroulées principalement devant la résidence du Premier ministre à Jérusalem, où des milliers de personnes se sont régulièrement rassemblées chaque samedi soir après le Shabbat. De plus petits rassemblements ont également eu lieu près de la maison privée de Netanyahu dans la ville côtière de Césarée et sur les ponts, les carrefours et d’autres sites à travers le pays.

Le mandat de Netanyahu en tant que Premier ministre a duré 12 années consécutives, et s’est achevé le 13 juin dernier, lorsqu’une alliance improbable de partis de droite, de gauche, du centre, et même le parti arabe et islamiste Raam, a prêté serment et constitué un nouveau gouvernement avec une très faible majorité. L’ancien Premier ministre, le dirigeant d’Israël à la plus grande longévité, est désormais le chef de l’opposition à la Knesset et s’est engagé à renverser rapidement le gouvernement d’unité dirigé par le Premier ministre Naftali Bennett et le ministre des Affaires étrangères Yair Lapid.

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