Un groupe terroriste irakien avertit Israël contre une guerre anti-Hezbollah
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Un groupe terroriste irakien avertit Israël contre une guerre anti-Hezbollah

"Nous, au sein de la résistance irakienne, nous tenons aux côtés du Hezbollah", a martelé le chef de la milice de Noujaba soutenue par l'Iran, Akram al-Kaabi

Akram al-Kaabi, chef du Harakat Hezbollah al-Nujaba Akram, prie sur la tombe du chef terroriste du Hezbollah, Imad Mughniya, dans la banlieue sud de Beyrouth, le 13 février 2018. (Crédit : AFP / Anwar Amro)
Akram al-Kaabi, chef du Harakat Hezbollah al-Nujaba Akram, prie sur la tombe du chef terroriste du Hezbollah, Imad Mughniya, dans la banlieue sud de Beyrouth, le 13 février 2018. (Crédit : AFP / Anwar Amro)

Le chef d’un puissant groupe terroriste irakien a affirmé mardi depuis Beyrouth que son mouvement se tiendrait aux côtés de son homologue chiite libanais du Hezbollah en cas de nouvelle guerre avec Israël.

Les deux mouvements terroristes chiites sont engagés militairement en Syrie, où ils luttent aux côtés du régime de Bachar al-Assad contre les jihadistes du groupe Etat islamique (EI) et les groupes rebelles.

« Nous, au sein de la résistance irakienne, nous tenons aux côtés du Hezbollah », a martelé le chef de la milice de Noujaba soutenue par l’Iran, Akram al-Kaabi.

Israël voit d’un mauvais oeil l’intervention du Hezbollah et de son parrain iranien en Syrie, et a mené à plusieurs reprises des frappes contre des positions du mouvement terroriste libanais dans le pays voisin en guerre.

Samedi, l’Etat hébreu a même mené des raids sans précédent contre des cibles « iraniennes » en Syrie.

« Nous nous tiendrons au côté du Hezbollah en cas d’attaque israélienne ou de toute action israélienne contre ce parti », a insisté M. Kaabi.

Il s’exprimait à l’issue de sa visite, dans la banlieue sud de Beyrouth, du mausolée d’un chef militaire du Hezbollah, Imad Moughniyeh, tué en 2008 à Damas.

Imad Mughniyeh, commandant du Hezbollah tué en 2008. (Crédit : CC BY-SA, Wikimedia Commons)

M. Kaabi a assuré que son mouvement continuera à défendre la Syrie, « et nous remporterons la victoire », a-t-il insisté.

Sa visite à Beyrouth est la deuxième d’un responsable d’une milice irakienne en deux mois.

En décembre dernier, le fondateur et chef de la milice Assaïb Ahl al-Haq (La ligue des vertueux), Qais al-Khazali, s’était rendu près de la frontière israélienne en tenue militaire, provoquant la colère de responsables politiques libanais.

De son côté, le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, avait mis en garde Israël, en juin dernier, contre toute action militaire.

« Cela ouvrira la porte (à l’arrivée) de centaines de milliers de combattants du monde arabe et musulman – d’Irak, du Yémen, d’Afghanistan et du Pakistan – pour participer aux combats », avait-il menacé.

Le dirigeant du Hezbollah Hassan Nasrallah donne un discours depuis Beyrouth au Liban, le 12 mai 2016 (Crédit : capture d’écran Press TV)
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