Un haut commandant de l’armée américaine en visite en Israël
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Un haut commandant de l’armée américaine en visite en Israël

La deuxième visite d'un chef du CENTCOM, par le général Kenneth McKenzie, survient dans un contexte tendu après le retrait des forces américaines de la région

Judah Ari Gross est le correspondant militaire du Times of Israël.

Le général Kenneth "Frank" McKenzie, commandant de l'ENTCOM, pendant une conférence de presse au Pentagon à Washington, le 30 octobre 2019. (Crédit : Alex Wong/Getty Images/AFP)
Le général Kenneth "Frank" McKenzie, commandant de l'ENTCOM, pendant une conférence de presse au Pentagon à Washington, le 30 octobre 2019. (Crédit : Alex Wong/Getty Images/AFP)

Le commandant de l’armée américaine au Moyen-Orient est arrivé samedi en Israël, pour rencontrer « les gros bonnets » de l’armée israélienne, dans un contexte tendu après le retrait des forces américaines du nord de la Syrie le mois dernier.

Le général Kenneth F. McKenzie, Jr. a atterri samedi en Israël pour la première fois depuis qu’il a pris la direction du commandement central de l’armée américaine – CENTCOM – en mars.

Les Etats-Unis ont refusé de communiquer le planning de McKenzie en Israël.

Bien qu’Israël soit au Moyen-Orient, le pays ne travaille pas directement avec le CENTCOM, et coopère avec le commandement européen de l’armée américaine, l’EUCOM. Cette stratégie est perçue comme une tentative, par l’armée américaine, d’éviter le conflit avec les autres pays du Moyen-Orient dont la population a une opinion négative d’Israël.

Le général de l’armée américaine Joseph Votel, commandant du Commandement central des États-Unis, témoigne lors d’une audience de la House Armed Services Committee au Capitole à Washington, DC, le 27 février 2018. (AFP/SAUL LOEB)

Le prédécesseur de McKenzie, le général Joseph Votel, a été le premier commandant du CENTCOM a venir en Israël, en avril dernier, sans fanfare.

Les relations militaires entre les Etats-Unis et Israël ont été quelque peu tendues ces derniers mois, à mesure que les troupes américaines quittent la région, laissant Israël seul pour affronter un Iran de plus en plus agressif et assuré.

Si les autorités israéliennes se sont abstenues de critiquer ouvertement le président américain Donald Trump pour ce retrait, ils ont, indirectement, fait part de leur préoccupation face à cette tendance.

« L’effronterie de l’Iran dans la région est croissante et s’affirme de jour en jour face au manque de réaction », avait déclaré le Premier ministre Benjamin Netanyahu le mois dernier.

En juin, Trump a annulé une frappe de représailles après que l’Iran a abattu un drone américain, qui selon Téhéran, avait pénétré son espace aérien. Les Etats-Unis, qui ont nié être entrés dans l’espace aérien iranien, auraient lancé une cyber-attaque mineure contre l’Iran.

Le mois dernier, la moitié de la capacité de production pétrolière de l’Arabie saoudite a été suspendue en raison d’une attaque revendiquée par les rebelles Houthis au Yémen. Cette attaque n’a donné lieu à aucune représailles et Jérusalem et Washington l’attribuent à l’Iran.

La décision prise par la Maison Blanche le mois dernier, de retirer ses troupes du nord de la Syrie et d’abandonner ses alliés kurdes, a été perçu comme un refus de Trump de s’engager militairement dans la région.

Trump a fait campagne pour un isolationnisme « l’Amérique avant tout » et a souhaité mettre fin aux opérations militaires à l’étranger, annonçant également le retrait des troupes en Afghanistan.

L’équipe du Times of Israël a contribué à cet article.

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