Un haut responsable des Frères musulmans arrêté au Caire
Rechercher

Un haut responsable des Frères musulmans arrêté au Caire

Hassan Malek, un homme d'affaires considéré comme l'un des principaux financiers de l'organisation, a été arrêté jeudi soir

Le drapeau égyptien (Crédit : WIkimedia commons)
Le drapeau égyptien (Crédit : WIkimedia commons)

Un haut responsable de la confrérie des Frères musulmans en Egypte a été arrêté jeudi par la police, ont indiqué des responsables de la sécurité alors que l’organisation islamiste est la cible d’une répression implacable.

Hassan Malek, un homme d’affaires considéré comme l’un des principaux financiers de l’organisation, a été arrêté jeudi soir à son domicile, dans la banlieue du Caire, ont indiqué trois responsables de la police.

« Le parquet a lancé un mandat d’arrêt contre lui, il est impliqué dans plusieurs affaires judiciaires », a indiqué à l’AFP un haut responsable du ministère de l’Intérieur, disant ne pas avoir plus de précisions au sujet de ces poursuites.

Depuis l’éviction par l’armée du président islamiste Mohamed Morsi en juillet 2013, sa confrérie des Frères musulmans a été interdite par les autorités, et des dizaines de milliers de ses partisans ont été interpellés, tout comme la quasi-totalité des dirigeants de l’organisation islamiste.

Pour la première fois en trente ans, les législatives qui se sont ouvertes dimanche se jouent sans les Frères musulmans, la principale force d’opposition interdite depuis 2013.

Dans les mois qui avaient suivi l’éviction de M. Morsi, plus de 1.400 manifestants islamistes réclamant son retour avaient été tués par les forces de sécurité.

Des dizaines de milliers d’autres ont été interpellés et des centaines, dont M. Morsi lui-même et des hauts responsables de sa confrérie, ont été condamnés à mort dans des procès de masse expéditifs.

Malek avait déjà été arrêté en 2006, sous le régime de Hosni Moubarak, et condamné à de la prison en 2008 par un tribunal militaire au côté de l’homme d’affaires Khairat al-Chater, numéro deux de la confrérie, pour financement d’une organisation interdite.

Les deux hommes avaient été libérés en 2011 après la révolte populaire qui chassa Hosni Moubarak du pouvoir.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...