Akko : l’homme accusé d’avoir tué sa femme lui a tranché la gorge
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Akko : l’homme accusé d’avoir tué sa femme lui a tranché la gorge

Les procureurs ont indiqué que Muhammad Halil Lebabidi a tenté de dissimuler son crime en s'envoyant des messages depuis le téléphone de sa victime

Stuart Winer est journaliste au Times of Israël

Un homme soupçonné d'avoir assassiné sa femme, Iman Awad à Acre, est traduit devant le tribunal de première instance d'Acre, le 12 décembre 2018. (Meir Vaknin/Flash90)
Un homme soupçonné d'avoir assassiné sa femme, Iman Awad à Acre, est traduit devant le tribunal de première instance d'Acre, le 12 décembre 2018. (Meir Vaknin/Flash90)

Les procureurs ont accusé lundi un homme d’Akko d’avoir assassiné sa femme et d’avoir tenté de dissimuler le crime, disant au tribunal de district de Haïfa qu’il avait utilisé un couteau de boucher pour lui trancher la gorge dans un meurtre brutal et prémédité avant de s’envoyer des messages depuis le téléphone de la victime ainsi qu’aux autres membres de sa famille afin de tenter de cacher le fait qu’elle était déjà morte.

Muhammad Halil Lebabidi, 37 ans, a été inculpé pour le meurtre, le 11 décembre 2018, d’Iman Ahmed Awad, avec qui il partageait un appartement dans la ville portuaire d’Akko. Il a également été accusé d’entrave à la justice.

Les procureurs ont déclaré que dans le contexte de tensions dans leur relation, Lebabidi avait rapporté un couteau de la boucherie de sa famille trois jours avant de commettre le crime.

Vers 11 heures du matin le 11 décembre, il s’est rendu chez eux, rue Herzog, où il a trouvé Awad dans la chambre. Il l’a poignardée avec le couteau, ont expliqué les procureurs à la cour, et bien qu’Ahmad ait essayé de se défendre, Lebabidi lui a complètement tranché la gorge, ce qui a causé sa mort, ont-ils précisé.

Après le meurtre, l’accusé a « pris de nombreuses mesures afin de se dissocier de la scène et de l’acte d’assassinat et de cacher son implication dans ce meurtre », a ajouté l’acte d’accusation.

Il aurait jeté le couteau et les vêtements de la victime, envoyé des messages depuis son téléphone cellulaire à lui-même et à sa famille, et déménagé d’un endroit à l’autre. L’accusé a prétendu que la victime était toujours en vie « afin d’entraver le cours de la justice », ont accusé les procureurs.

Les procureurs ont demandé que Lebabidi soit maintenu en détention jusqu’à la fin de la procédure.

La mort d’Awad a fait passer à 25 le nombre de femmes assassinées en 2018 dans des affaires de violence domestique, le nombre le plus élevé depuis des années, dans un contexte de protestations nationales pour plus d’action contre ce phénomène.

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