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Un homme arrêté pour avoir vendu illégalement des images pornographiques

Le suspect, âgé de 21 ans, est accusé d'avoir échangé des images de centaines de femmes et de jeunes filles nues, dont des dizaines de mineures, sur Telegram

Stuart Winer est journaliste au Times of Israël

Capture d'écran d'une vidéo de la police israélienne montrant des images et des vidéos de centaines de femmes nues et de mineurs qui auraient été échangés par un suspect sur l'application Telegram à leur insu, octobre 2021. (Police israélienne)
Capture d'écran d'une vidéo de la police israélienne montrant des images et des vidéos de centaines de femmes nues et de mineurs qui auraient été échangés par un suspect sur l'application Telegram à leur insu, octobre 2021. (Police israélienne)

La police a arrêté lundi un homme soupçonné d’avoir échangé des images et des vidéos de femmes et de jeunes filles nues sur Internet sans leur permission ou à leur insu, a indiqué la police israélienne dans un communiqué.

Certains des supports mettaient en scène des mineures d’à peine 14 ans, a précisé la police.

Le suspect, âgé de 21 ans, a été arrêté à son domicile à Ofakim, dans le sud du pays, à la suite d’une opération d’infiltration menée par l’unité de lutte contre la cybercriminalité du département de police de la région de Tel Aviv.

Les agents ont saisi l’ordinateur du suspect, des disques de stockage et d’autres preuves, selon le communiqué.

La police a déclaré que « l’opération complexe » a duré plusieurs mois et qu’elle portait sur le commerce de photos et de vidéos de nus à caractère sexuel de centaines de femmes et de dizaines de mineurs en Israël sur l’application Telegram, sans leur accord ni leur connaissance.

Le matériel était échangé sur des groupes spécialisés de l’application, dont certains étaient cachés au public.

Au cours de l’enquête, la police a pu « surmonter les restrictions d’anonymat et de sécurité du réseau », ce qui lui a permis de pénétrer dans des groupes Telegram fermés.

Les enquêteurs ont découvert plusieurs groupes où les médias étaient échangés. La police n’a pas précisé comment le suspect a pu obtenir le matériel.

On dénombre plus de 250 victimes et leur âge variait de 14 à la fin de la trentaine, a déclaré le surintendant Nir Sadeh, chef de l’unité de cybercriminalité de Tel Aviv.

Toutes les victimes ne sont pas conscientes que des photos et des vidéos d’elles ont été diffusées sur Internet. Les enquêteurs ont l’intention de contacter certaines des victimes pour obtenir leur témoignage, a déclaré Sadeh.

Le suspect devait être présenté pour une audience de mise en détention provisoire mardi au tribunal de première instance de Tel Aviv.

Dana Meitav, directrice exécutive de l’Israel Women’s Network, un groupe de défense des droits des femmes, a félicité la police pour l’arrestation et a déclaré dans un communiqué que tous ceux qui ont payé pour avoir accès à ce matériel devraient également être traduits en justice.

« Ils sont tous des harceleurs sexuels selon la loi » et la distribution des images est un crime passible de cinq ans de prison, a-t-elle déclaré dans un communiqué.

« Toutes les autorités chargées de l’application de la loi en Israël doivent former une ligne de défense unie et intransigeante pour assurer la sécurité des femmes et des jeunes filles afin de créer un effet dissuasif », a-t-elle déclaré et a demandé que le suspect soit condamné à la peine maximale pour ses crimes présumés.

Le communiqué de la police indique que les autorités utilisent constamment des moyens technologiques pour mener des enquêtes et rassembler des preuves en ligne contre les délinquants et en particulier contre ceux qui « s’immiscent de manière flagrante dans la vie privée des femmes et portent atteinte à leur vie en les exposant de manière dégradante aux yeux de tous. »

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