Un homme condamné à la prison à vie pour le meurtre de sa fille
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Un homme condamné à la prison à vie pour le meurtre de sa fille

Barak Ben-Ami, de Hod Hasharon, a également été condamné à une peine supplémentaire de 20 ans pour avoir grièvement blessé sa femme et son enfant en mars 2020

Barak Ben-Ami lors d'une audience au tribunal de district de Lod le 12 septembre 2021. (Crédit : Flash90)
Barak Ben-Ami lors d'une audience au tribunal de district de Lod le 12 septembre 2021. (Crédit : Flash90)

Un homme qui a assassiné sa petite fille et tenté de tuer sa femme et son bambin a été condamné à une peine de prison à vie ainsi qu’à 20 années de prison dans le cadre d’un accord de plaidoyer conclu dimanche au tribunal de district de Lod.

En mars 2020, Barak Ben-Ami, 35 ans, de Hod Hasharon, a poignardé à mort sa fille, Goni, et a tenté de tuer sa femme et leur autre fille puis de se suicider. Sa femme et son autre fille ont été gravement blessées dans l’attaque.

En avril 2020, Ben-Ami a été inculpé d’un chef d’accusation de meurtre aggravé et de deux chefs d’accusation de tentative de meurtre. « Les actes violents, agressifs et brutaux du défendeur, au cours desquels il n’a pas hésité avant d’attaquer et de poignarder ses filles et sa femme à de nombreuses reprises, le tout pour une dispute inepte, démontrent son danger pour la sécurité publique », ont écrit les procureurs.

Dans le cadre de l’accord de plaidoyer, qui aurait été accepté par l’ex-femme de Ben-Ami, il a pleinement avoué ses crimes et reconnu sa responsabilité.

Liron Dror, l’ex-femme de Ben-Ami, a déclaré aux journalistes avant la décision du tribunal qu’elle attendait que justice soit faite.

« Nous avons attendu ce jour pendant un an et demi », a-t-elle déclaré. « Le matin du meurtre, nous ne pouvions pas crier, mais c’est maintenant le moment où nous crions à l’aide et demandons une punition sévère pour le meurtrier, qui n’a pas assumé la responsabilité de ses actes. Ce n’est pas un père, c’est un monstre. J’espère qu’il restera en prison jusqu’à la fin de sa vie pour que nous n’ayons pas à vivre sous un nuage de peur. »

Des manifestants devant l’audience de Barak Ben-Ami au tribunal de district de Lod, le 12 septembre 2021. (Crédit : Flash90)

Selon les procureurs, Dror était assise sur le canapé en tenant leur plus jeune fille quand Ben-Ami lui a donné un coup de poing au visage, l’a poussée et a commencé à l’étrangler alors qu’elle cherchait à le repousser. Immédiatement après, il s’est rendu dans la cuisine, a pris un couteau et l’a poignardée dans le cou. Elle est tombée au sol tandis que le bébé est resté allongé sur le canapé. Ben-Ami a étranglé et poignardé sa femme à plusieurs reprises dans le cou et la poitrine, puis a poignardé son bébé de 10 mois dans le cou et la poitrine, et a ensuite fait de même avec sa fille de 3 ans, selon l’acte d’accusation.

À un moment donné, Dror a réussi à se lever et a essayé de sortir en courant de l’appartement pour appeler à l’aide. Mais Ben-Ami l’a rattrapée et l’a poignardée à nouveau. Elle a néanmoins réussi à sortir dans la cour et a commencé à crier, selon l’acte d’accusation. L’homme l’a suivie, l’a attrapée par les cheveux et l’a poignardée à nouveau dans l’estomac, la faisant tomber au sol. Il a ensuite essayé de la traîner par la jambe jusqu’à l’appartement, mais a abandonné lorsque des personnes sont arrivés sur les lieux, selon l’acte d’accusation.

Ben-Ami est ensuite retourné dans l’appartement, où il a étouffé sa fille de 3 ans et s’est fait plusieurs blessures superficielles au cou alors qu’il tentait de s’ôter la vie avec un autre couteau. L’accusé a finalement cessé son déchaînement lorsque d’autres personnes sont arrivées dans l’appartement. Sa fille en bas âge n’a pas survécu à l’attaque.

Barak Ben-Ami avec sa femme et ses deux filles. (Autorisation)

Un représentant de la police a déclaré à la cour le mois dernier que Ben-Ami avait avoué le crime peu après son arrestation, admettant qu’il résultait d’une dispute avec sa femme.

« J’ai attrapé un couteau et j’ai voulu tuer tout le monde », a-t-il dit, selon la police. « Je suis devenu fou, j’ai perdu la tête. »

Ben-Ami avait initialement refusé l’assistance d’un avocat avant l’enquête et avait déclaré à la police qu’il était mentalement perturbé. Mais l’accusation a révélé lors de l’audience que le psychiatre qui a examiné Ben-Ami l’avait jugé apte à être jugé.

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