Un homme inculpé du meurtre de sa femme dans le nord d’Israël
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Un homme inculpé du meurtre de sa femme dans le nord d’Israël

L'acte d'accusation montre des antécédents de violence conjugale ; Maxim Tal a poignardé sa femme Maria dans son sommeil dans un accès de jalousie

Photo non datée de Maria Tal. (Autorisation)
Photo non datée de Maria Tal. (Autorisation)

Le tribunal du district de Haïfa a condamné lundi un homme pour le meurtre de sa femme, dans leur maison de Kiryat Bialik, il y a un mois.

Le procureur a inculpé Maxim Tal, 30 ans, de meurtre aggravé, d’agression aggravée et de tentatives de destruction de preuves. L’inculpation survient au terme d’un mois d’enquête sur le meurtre de sa femme Maria, dont le corps sans vie a été retrouvé dans leur lit.

Selon l’acte d’accusation, Tal avait des antécédents de violence conjugale, qui se sont intensifiés ces derniers mois, parce qu’il suspectait sa femme d’avoir une relation extra-conjugale.

L’acte d’accusation précise qu’en août, Tal a confronté sa femme avec des accusations à plusieurs reprises, qu’elle a fermement niées.

Maxim Tal au tribunal de Haïfa, le 18 novembre, 2019. (Capture d’écran Ynet)

Le 6 septembre, il a violemment attaqué Maria dans un accès de colère. Elle a été hospitalisée avec le nez cassé, des lésions au visage et des lacérations sur le torse. Tal a été arrêté et incarcéré après l’agression, mais a été libéré trois jours plus tard.

Le juge qui l’a relâché lui a interdit de contacter sa femme ou de se rendre à leur domicile de Kiryat Bialik pendant 30 jours.

En dépit de l’ordonnance du juge, Tal est resté en contact avec sa femme, par téléphone, et un mois plus tard, elle l’a autorisé à revenir à la maison.

Selon l’acte d’accusation, le matin du 11 octobre, trois jours après son réaménagement, Tal a découvert un échange WhatsApp entre sa femme et une autre personne sur un téléphone secret que sa femme cachait sous son oreiller.

La cour a indiqué que Maxim a revendiqué que sa femme le trompait et a décidé de le tuer.

Selon l’acte d’inculpation, il a proposé à sa femme de dormir le lendemain matin pendant qu’il emmènerait leurs filles à l’école. Tal a ensuite appelé son patron pour se faire porter pâle et indiquer qu’il ne viendrait pas travailler. Il est ensuite rentré chez lui avant 8 heures du matin et lui a tranché la gorge avec un couteau, pendant qu’elle dormait dans le lit conjugal.

Maria et Maxim Tal le jour de leur mariage. (Autorisation)

Peu après, il a appelé la police pour leur indiquer que son épouse s’était suicidée parce qu’elle craignait que son adultère soit découvert.

Selon les médias, les procureurs ont demandé à la cour pendant l’audience de lundi que Tal reste en détention jusqu’à la fin du procès.

Selon Ynet, les procureurs ont rejeté la thèse du suicide, parce que les empreintes de Maria ne figuraient pas sur le couteau, mais que celles de son mari s’y trouvaient.

Ils ont également dit que ses affirmations selon lesquelles sa femme s’était suicidée parce que sa liaison avait été révélée étaient douteuses, soutenant que la chronologie du moment où il a prétendu avoir découvert son infidélité et sa mort « ne s’aligne pas ». Ynet a indiqué que les grands-parents se battent pour la garde des deux filles de Maxim et Maria, et qu’un juge du tribunal de la famille entendra cette affaire dans le mois à venir.

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