Un homme meurt après avoir tenté de mettre fin à une rixe dans le nord du pays
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Un homme meurt après avoir tenté de mettre fin à une rixe dans le nord du pays

L'homme aurait été âgé de 48 ans et il serait le père de cinq enfants ; un suspect de 20 ans a été appréhendé et d'autres devraient encore être arrêtés, dit la police

Photo d'illustration - un cordon de la police à Jérusalem. (Crédit : Garrett Mills/Flash90)
Photo d'illustration - un cordon de la police à Jérusalem. (Crédit : Garrett Mills/Flash90)

Un homme de 48 ans, blessé alors qu’il tentait de mettre un terme à une rixe, samedi soir, dans le village de Zarzir, dans le nord du pays, est mort.

Selon le site d’information Ynet, il s’appelait Ziad Grifat et il était père de cinq enfants.

La police a noté dans un communiqué qu’un homme d’une vingtaine d’années avait été appréhendé pour son implication dans la bagarre et que d’autres personnes seraient aussi arrêtées.

Une enquête pour meurtre a été ouverte sur l’incident.

Ce décès est survenu vingt-quatre heures après la mort d’un homme pendant une fusillade. Deux hommes ont été par ailleurs blessés lorsqu’un ou des attaquants ont ouvert le feu sur leur véhicule dans la soirée de vendredi, à Kafr Qassem, une ville du centre du pays, a noté la police dans un communiqué.

Il n’y a pas eu d’arrestations en lien avec cette fusillade.

Selon le site Ynet, le défunt s’appelait Diaa Farij.

Les deux autres hommes auraient été légèrement et modérément blessés. Ils ont été pris en charge au centre médical Beilinson de Petah Tikva.

Selon des bilans diffusés par la presse israélienne, ce sont plus de cent personnes qui ont été tuées en résultat des violences au sein de la société arabe israélienne, cette année.

Le mois dernier, une initiative gouvernementale visant à combattre la violence dans la société arabe a été présentée devant une commission de la Knesset. La commission de la Knesset sur les violences dans la société arabe a été formée après des manifestations massives des Arabes israéliens, à l’automne 2019, contre la propagation du crime organisé dans leurs villes et dans leurs villages.

Des Arabes israéliens et des soutiens manifestent devant le bureau du Premier ministre à Jérusalem, demandant l’action du gouvernement pour endiguer la violence criminelle dans leurs communautés, le 10 octobre 2019. (Yonatan Sindel/Flash90)

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu s’était exprimé lors d’une rencontre de commission il y a quatre semaines, jurant que la proposition attendue depuis longtemps visant à lutter contre le crime organisé et les violences au sein des communautés arabes israéliennes serait présentée pour approbation devant le gouvernement dans les deux semaines suivantes – ce qui ne s’est pas encore produit.

Le plan d’envergure a été réalisé par le bureau du Premier ministre en consultation avec une série de personnalités issues de la société civile arabe israélienne. Parmi les dizaines de recommandations, le plan œuvrerait à renforcer les activités de la police dans les communautés arabes, à faire appliquer des mesures variées pour garantir que les investissements de l’Etat ne tomberont pas entre les mains du crime organisé et à augmenter les amendes venant sanctionner la possession illégale d’armes.

Les Arabes israéliens représentent 20 % de la population du pays mais ils ont aussi représenté 67 % des homicides survenus dans le pays en 2019, selon le quotidien Haaretz.

Selon une étude rendue publique par l’organisation à but non-lucratif Abrahamas, qui tente de faire avancer des initiatives partagées au sein de l’Etat juif, 60,5 % des Arabes israéliens ont déclaré avoir un sentiment d’insécurité personnel dans leurs villes en raison des violences, contre 35 % seulement en 2018. En comparaison, seulement 12,8 % des Juifs israéliens ont dit avoir le même sentiment.

Les décisionnaires politiques arabes israéliens attribuent depuis longtemps les violences à ce qui s’apparente, selon eux, à l’absence de volonté de la police israélienne de déraciner le crime dans leurs communautés.

Après une série de meurtres en juin dernier, la police avait émis ce communiqué : « La campagne contre la violence dans la communauté ne dépend pas seulement de la police, et seul un changement profond qui vienne de l’intérieur de la communauté arabe israélienne dans l’éducation, la culture et en coopération avec la police, ainsi que la dénonciation de standards non avenus et des mesures proactives de la part des dirigeants conduiront au changement souhaité ».

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