Un infirmier accusé d’euthanasie dans la mort d’un bébé prématuré
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Un infirmier accusé d’euthanasie dans la mort d’un bébé prématuré

Une infirmière a expliqué que son collègue avait débranché le respirateur du nouveau-né lorsqu'il était apparu clairement que ses chances de survie étaient minces

Image d'illustration d'un nouveau-né (Crédit : Getty Images)
Image d'illustration d'un nouveau-né (Crédit : Getty Images)

Un infirmier de l’unité de soins intensifs du service de néo-natalité à l’hôpital Schneider pour enfants de Petah Tikva a été accusé par l’une de ses collègues d’avoir débranché le respirateur d’un bébé gravement prématuré parce que ses chances de survie étaient improbables.

Selon un reportage de la Deuxième chaîne diffusé jeudi, l’incident est survenu il y a deux mois mais une plainte vient tout juste d’être déposée auprès des autorités concernées.

L’enquête n’en est qu’à ses débuts et l’infirmier soupçonné doit encore être interrogé par la police.

La plainte stipule qu’ayant réalisé que la probabilité de la survie du nouveau-né était mince, l’infirmier accusé a déconnecté le respirateur et attendu qu’il n’y ait plus aucun signe de vie avant de rebrancher le dispositif.

La plaignante a tout d’abord rapporté l’incident à l’administration de l’hôpital Schneider et n’a pris contact avec les autorités que lorsqu’elle a senti que ses affirmations n’étaient pas prises au sérieux.

L’hôpital a toutefois fait savoir qu’une enquête minutieuse avait eu lieu concernant l’incident et qu’elle n’avait révélé aucun acte répréhensible.

L’hôpital Schneider a fait savoir que l’affaire impliquait « un foetus souffrant de blessures menaçant gravement sa vie en raison d’une naissance prématurée avec des chances médiocres de survie ».

« Le dossier a été examiné par une équipe médicale hautement professionnelle, incluant le président du Comité d’éthique de l’établissement, et il a été découvert qu’il ne reposait sur rien. Dans ces circonstances, il n’y avait pas de raison de rapporter l’incident au ministère de la Santé ou à la police », a annoncé l’hôpital.

Le ministère de la Santé a indiqué qu’il enquêtait lui aussi sur l’incident.

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