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Un Iranien condamné à dix ans de prison pour espionnage

L'individu, dont l'identité n'a pas été révélée, aurait travaillé pour le British Council, l'instance culturelle britannique à l'étranger, au moment de son arrestation

Les policiers iraniens ferment la porte du tribunal à Téhéran, le 17 juillet 2004 (Crédit : AP Photo/Vahid Salemi)
Les policiers iraniens ferment la porte du tribunal à Téhéran, le 17 juillet 2004 (Crédit : AP Photo/Vahid Salemi)

L’Iran a annoncé lundi avoir condamné un ressortissant iranien à 10 ans de prison pour espionnage pour le Royaume-Uni, ont fait savoir les autorités judiciaires du pays.

« Un Iranien qui était responsable du bureau de l’Iran au British Council et qui coopérait avec les agences de renseignement britanniques… a été condamné à dix années d’emprisonnement après avoir fait des aveux sans ambiguïté », a indiqué le porte-parole des autorités judiciaires Gholamhossein Esmaili, selon l’agence de presse Fars.

Le British Council est l’instance culturelle représentant le Royaume-Uni à l’étranger.

La république islamique a d’ores et déjà mis derrière les barreaux la ressortissante irano-britannique Nazanin Zaghari-Ratcliffe, détenue à Téhéran pour sédition.

Nazanin Zaghari-Ratcliffe et sa fille Gabriella (Crédit : AFP)

Zaghari-Ratcliffe travaillait pour la fondation Thomson Reuters et elle avait été arrêtée en 2016 alors qu’elle rendait visite à des proches à l’occasion du Nouvel an perse.

Les autorités iraniennes l’avaient accusé de comploter contre le gouvernement. Elle a été condamnée à cinq ans de prison.

L’époux de Zaghari-Ratcliffe, Richard Ratcliffe, avait été séparé de sa fille, Gabriella, qui se trouvait avec sa mère lorsque cette dernière avait été placée en détention et elle est depuis restée dans le pays avec ses grands-parents. Elle devrait revenir au Royaume-Uni cet été pour commencer l’école – une idée qui angoisserait fortement  Zaghari-Ratcliffe.

Le Royaume-Uni a pris l’initiative inhabituelle de lui accorder sa protection diplomatique pour tenter de la faire libérer.

Le mois dernier, le ministre britannique des Affaires étrangères Jeremy Hunt a rejeté la suggestion d’un échange de prisonniers en faveur de Zaghari-Ratcliffe, évoquant une « tactique diplomatique », tandis que l’époux de Zaghari-Ratcliffe a déclaré que l’idée était « presque impossible » à mettre en oeuvre.

Le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif avait suggéré un échange entre Zaghari-Ratcliffe et Negar Ghodskani, une Iranienne détenue en Australie sous les termes d’un mandat d’extradition américain.

L’AFP a contribué à cet article.

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