Un Israélien arrêté pour de graves infractions présumées à la sécurité nationale
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Un Israélien arrêté pour de graves infractions présumées à la sécurité nationale

Un homme détenu depuis trois semaines s'est vu refuser l'accès à un avocat pendant 20 jours ; l'identité du suspect et la nature exacte des accusations n'ont pas été publiées

Photo illustrative d'un prisonnier (Kobi Gideon/Flash90)
Photo illustrative d'un prisonnier (Kobi Gideon/Flash90)

Un citoyen israélien soupçonné de graves atteintes à la sécurité nationale est détenu depuis près de trois semaines sans la possibilité de s’entretenir avec un avocat. Un tribunal du district d’Ashkelon a autorisé les médias à publier des informations à ce sujet mercredi, levant ainsi l’embargo imposé à cette affaire.

L’identité du suspect ainsi que la nature exacte des crimes présumés restent interdites à la publication.

L’homme a été arrêté le mois dernier lors d’une opération conjointe de la police israélienne et du service de sécurité Shin Bet.

Il est soupçonné de « crimes de sécurité graves et sévères qui portent atteinte à la sécurité de l’État et est interrogé par la police et le Shin Bet », a déclaré le tribunal.

Pendant ses 20 jours de détention, l’homme n’a pas été autorisé à parler à ses avocats, selon le tribunal.

Le tribunal a décidé de lever l’embargo sur cette affaire à la suite d’une demande des médias Ynet et Haaretz.

Les avocats du suspect ont nié les allégations de crimes contre la sécurité nationale auprès des médias israéliens et ont déclaré que le tribunal avait ordonné sa libération mercredi.

Selon la Douzième chaîne, l’État a fait appel pour le maintenir en détention.

« Notre client est un citoyen loyal envers l’État d’Israël et ce n’est pas pour rien que le tribunal a ordonné sa libération aujourd’hui », ont déclaré ses avocats.

Cet incident survient près de deux mois après le décès d’un officier de renseignement de Tsahal dans une prison militaire, dans des circonstances mystérieuses. Il était accusé d’avoir porté atteinte à la sécurité nationale. Le militaire avait été retrouvé dans un état grave dans sa cellule dans la nuit du 16 mai et son décès avait été constaté par la suite.

Le chef d’état-major de Tsahal a déclaré à l’époque que l’officier avait failli porter atteinte à un secret d’État, mais que le dommage avait été évité à la dernière minute. L’armée a déclaré que l’officier travaillait seul et qu’il n’avait pas agi pour le compte d’un gouvernement étranger, pour un gain financier ou par idéologie, mais pour des « motivations personnelles » non précisées.

Bien qu’une autopsie ait été pratiquée – en présence d’un médecin représentant la famille – aucune cause officielle de la mort n’a encore été déterminée, selon l’armée, bien que les responsables militaires aient indiqué qu’il s’agissait apparemment d’un suicide. Les proches de l’officier ont exprimé des doutes quant à sa mort par suicide.

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