Un Israélien impliqué dans le scandale des faux documents sur Trump
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Un Israélien impliqué dans le scandale des faux documents sur Trump

Yoni Ariel est un élément central du rapport portant sur un faux document qui indiquait que Rex Tillerson avait soudoyé le président américain pour s'offrir le poste de Secrétaire d'État

Yoni Ariel (Crédit : Capture d'écran YouTube)
Yoni Ariel (Crédit : Capture d'écran YouTube)

Un Israélien aurait joué un rôle clef dans l’ostentation et la distribution d’un faux document qui aurait montré que Rex Tillerson aurait donné un pot-de-vin au président Donald Trump afin de garantir sa place au poste de Secrétaire d’État.

Selon un article publié par BuzzFeed mercredi, Yoni Ariel, un Israélien originaire d’Afrique du Sud, a acheté chez un homme d’affaires italien en janvier des exemple falsifiés d’un transfert de fond visant à montrer qu’Exxon Mobil – dont Tillerson était PDG à l’époque – aurait envoyé 1,6 milliard de dollars à la société chinoise MCC Holdings en juin, qui aurait ensuite transféré 1,575 milliard de dollars à la Trump Organization le jour suivant.

Ariel aurait été mis au courant de l’existence de ce document par l’ancien porte-parole du groupe Democrats Abroad Israel et conseiller juridique, Sheldon Schorer. Avec plusieurs activistes politiques américains, il a ensuite pris contact avec des organes médiatiques, dont BuzzFeed, pour susciter leur intérêt envers ces documents.

Cependant, à cause de plusieurs erreurs et incohérences dans le document, BuzzFeed, et d’autres organes de presses tels que Bloomberg, The New York Times et The Washington Post, ont refusé de le publier.

Ariel a déclaré s’être impliqué dans cette affaire pour exposer l’implication des Russes en faveur de Trump durant les présidentielles américaines de novembre. Il a souligné que ces documents étaient « plus susceptibles d’être vrais que faux » en dépit des éléments qui permettent de douter de leur authenticité. Il a fini par concéder à BuzzFeed la semaine dernière qu’il y avait « trop de points d’interrogation ».

Ariel a soutenu au site Ynet dans un article paru mercredi qu’il « n’avait rien distribué » et qu’il ne s’est impliqué dans cette affaire qu’à la demande des personnalités politiques américaines.

Rex Tillerson (g) et Donald Trump à la Maison Blanche le 13 mars 2017. (Crédit :AFP Photo/Nicholas Kamm)
Rex Tillerson (g) et Donald Trump à la Maison Blanche le 13 mars 2017. (Crédit :AFP Photo/Nicholas Kamm)

Il a ajouté que dès qu’il a appris que le document était un faux, il a décidé de se retirer. Il a également accusé Buzzfeed de l’avoir « mené en bateau » en essayant de l’impliquer dans une « histoire croustillante sur l’industrie des contrefaçons ».

Gideon Meir, qui a été ambassadeur israélien en Italie entre 2006 et 2012, a été cité par BuzzFeed qui aurait informé Ariel et Schorer de l’existence des documents. Il a affirmé à Ynet qu’il n’a jamais été en possession de ces documents et que toute l’histoire était « étrange » et « et n’a pas fait l’objet des vérifications journalistiques ».

Ariel a déclaré au quotidien Haaretz que les documents ont été trafiqués dans le cadre d’une « arnaque financière » mais qu’ils auraient aussi pu faire partie d’une « campagne de désinformation pour paralyser et renverser le système politique ».

Il a ajouté qu’à la lumière de l’actualité politique, « les deux possibilités sont plausibles ».

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