Un journaliste palestinien détenu par le Hamas affirme avoir été « torturé »
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Un journaliste palestinien détenu par le Hamas affirme avoir été « torturé »

Mais Ayman al-Alul se dit déterminé à continuer à communiquer sur Facebook, en modérant cependant ses critiques envers le gouvernement du Hama

De jeunes Palestiniens dans un 'camp d'été' du Hamas, le 5 août 2015, à Khan Yunis, dans le sud de la bande de Gaza (Crédit : Said Khatib / AFP)
De jeunes Palestiniens dans un 'camp d'été' du Hamas, le 5 août 2015, à Khan Yunis, dans le sud de la bande de Gaza (Crédit : Said Khatib / AFP)

Un journaliste palestinien a affirmé mercredi avoir été « torturé » lors de sa détention pendant plus d’une semaine dans la bande de Gaza par le mouvement terroriste du Hamas, qui contrôle l’enclave palestinienne.

Ayman al-Alul (44 ans), journaliste de l’agence de presse Arab Now, était détenu par les services de sécurité du Hamas depuis le 3 janvier avant sa libération lundi.

Son arrestation avait suscité les protestations de journalistes et d’organisations de défense des droits de l’Homme. Selon le journaliste, il a été détenu pour des commentaires sur sa page Facebook suivie par 30.000 internautes.

« Ma manière de faire du journalisme les gênait c’est pourquoi ils m’ont accusé de me livrer à des incitations contre le gouvernement à Gaza et donc contre le Hamas et la résistance palestinienne », a-t-il affirmé à l’AFP dans sa maison à Gaza.

Il dit avoir été soumis à la « torture », évoquant « des agressions verbales qui ne devraient pas être utilisées contre une personne de mon âge. Je suis un civil qui ne présente aucun problème pour la sécurité », a-t-il assuré.

Le journaliste a également dit avoir été battu « légèrement », mais souligné que les agressions psychologiques avaient provoqué chez lui plus de dégâts.

Il affirme que l’objectif de sa détention est « d’empêcher les critiques contre le gouvernement de Gaza », rappelant qu’il avait été détenu pendant six jours il y a deux ans.

Mais Ayman al-Alul se dit déterminé à continuer à communiquer sur Facebook, en modérant cependant ses critiques envers le gouvernement du Hamas.

« Je vais poursuivre mes activités même si elles deviennent un peu moins virulentes afin de ne pas porter atteinte au Hamas et au gouvernement », a-t-il assuré.

Des dizaines de journalistes et de juristes avaient réclamé la libération d’Ayman al-Alul et organisé une marche de solidarité avec le journaliste.

Le Hamas contrôle depuis 2007 la bande de Gaza, qui est soumise à un blocus imposé par Israël.

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