Un juge américain autorise un ‘hassid de la Navy à ne pas se raser la barbe
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Un juge américain autorise un ‘hassid de la Navy à ne pas se raser la barbe

Le quartier-maître de 3e classe Edmund Di Liscia a déposé une requête après avoir reçu l'ordre de se raser malgré une exemption accordée en 2018 en raison de pratiques religieuses

Le porte-avions USS Theodore Roosevelt traverse l'océan Pacifique, le 25 janvier 2020. (Crédit : US Navy/Kaylianna Genier)
Le porte-avions USS Theodore Roosevelt traverse l'océan Pacifique, le 25 janvier 2020. (Crédit : US Navy/Kaylianna Genier)

JTA — Un marin juif orthodoxe de la marine américaine n’aura pas à raser sa barbe – du moins jusqu’à la fin du mois – grâce à un juge fédéral.

Le quartier-maître de 3e classe Edmund Di Liscia, qui sert à bord du porte-avions USS Theodore Roosevelt en Asie, a déposé une requête auprès du tribunal fédéral du district de Columbia après avoir reçu l’ordre de se raser la barbe malgré une exemption accordée en 2018 en raison de pratiques religieuses, rapporte Stars and Stripes.

Le juge de district Timothy Kelly a suspendu l’ordonnance au moins jusqu’au 29 avril, date à laquelle une décision pourrait être prise sur la requête déposée au nom de Di Liscia, qui est hassidique, par l’avocat Eric Baxter du Becket Fund for Religious Liberty.

Les barbes peuvent interférer avec le joint d’étanchéité d’un masque à gaz, ce qui conduit les forces armées à s’opposer fréquemment à au port de la barbe par les conscrits. Mais les dérogations sont accordées pour des motifs religieux et ne peuvent être révoquées qu’en cas d’urgence, selon Stars and Stripes. Di Liscia affirme avoir passé des inspections de sécurité en portant son masque à gaz avec une barbe.

La marine affirme que la dérogation accordée à Di Liscia a été annulée, mais le marin conteste cette affirmation.

Di Liscia s’était déjà senti obligé de se raser pendant son service et le regrette, a-t-il écrit dans une déclaration au tribunal.

« Par peur, je me suis rasé », a écrit Di Liscia. « J’ai regretté cette décision et, environ cinq mois plus tard, j’ai demandé et obtenu un chit de non-rasage », c’est-à-dire une dispense.

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