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Un juge de New York bloque la démolition d’une synagogue historique

Des membres de la congrégation affirment qu'ils ne savaient pas que ce site de Brooklyn avait été vendu à des promoteurs, qui avaient l'intention de construire un immeuble

La synagogue Chevra Anshei Lubavitch (Capture d'écran :  CBS New York via JTA)
La synagogue Chevra Anshei Lubavitch (Capture d'écran : CBS New York via JTA)

Un juge de New York a émis une ordonnance de restriction temporaire pour suspendre la démolition d’une synagogue vieille d’un siècle à Brooklyn, qui aurait dû permettre la construction d’un immeuble résidentiel.

Cette ordonnance a été émise après que 17 membres de la synagogue Chevra Anshei Lubavitch, dans le quartier de Borough Park, ont indiqué qu’il n’avait pas eu connaissance de la décision prise par deux autres membres de vendre le bien à un promoteur immobilier. Les membres ont également mis en doute la somme payée pour la synagogue, disant qu’aucune autre offre n’avait été proposée.

La magistrate de la Cour suprême de l’état, Marsha Steinhardt, a ordonné la semaine dernière, qu’aucune des parties en lice n’effectue « de démarche pour mettre en œuvre la démolition du bâtiment actuel ou pour le modifier ou l’altérer ». Cette ordonnance restera en vigueur jusqu’au mois d’octobre. Une nouvelle audience a été fixée au 8 septembre.

La synagogue Chevra Anshei Lubavitch, hébergée dans une structure construite en 1906, est la plus ancienne synagogue encore en fonctionnement de Borough Park. Le bâtiment aurait été acquis par la communauté juive en 1914.

La synagogue a été vendue au mois de juin à un promoteur immobilier contre la somme de 3,1 millions de dollars, et un projet de construction d’un immeuble résidentiel dans cet espace a été approuvé par l’état. Dans le cadre de ce projet, la synagogue paierait trois millions de dollars en une seule fois pour utiliser comme synagogue le rez-de-chaussée et le sous-sol du nouveau bâtiment.

Certains membres du conseil d’administration de la synagogue ont expliqué au tribunal qu’ils n’avaient eu connaissance de la vente et de l’accord qu’après que l’acte notarié s’est trouvé entre les mains du promoteur. Ils ont affirmé que le prix d’achat était « largement inapproprié et ne reflète pas la valeur du marché actuelle du bien », clamant que cette vente a été « le produit d’une relation personnelle entre un administrateur » et le promoteur, selon COLlive, le service d’informations de la communauté Habad Loubavitch.

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