Un magnat, qui doit 1,5 mds de shekels, plus grande banqueroute de l’histoire d’Israël
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Un magnat, qui doit 1,5 mds de shekels, plus grande banqueroute de l’histoire d’Israël

La cour a nommé un liquidateur pour saisir les biens d’Eliezer Fishman après un scandale public sur une réduction proposée de 92 % de ses dettes

Eliezer Fishman, devant la cour de Tel Aviv,le 1er janvier 2017 (Crédit : Flash90)
Eliezer Fishman, devant la cour de Tel Aviv,le 1er janvier 2017 (Crédit : Flash90)

Un tribunal a déclaré mercredi la banqueroute d’Eliezer Fishman, magnat des médias et de l’immobilier. Il s’agit de la plus grande banqueroute de l’histoire d’Israël. Le jugement de la cour intervient après que les créditeurs ont refusé d’accepter un accord qui aurait effacé 92 % de sa dette personnelle, estimée à quelque 1,5 milliard de shekels.

Eitan Orenstein, juge de la cour du district de Tel Aviv, a déclaré que Fishman, 74 ans, était en banqueroute, et a nommé l’avocat Joseph Benkel comme liquidateur de ses biens au nom des fiduciaires. Orenstein a chargé Benkel de « saisir tous les biens du débiteur, de les localiser et d’agir pour les rapporter. »

Le juge a expliqué que tous les créditeurs soutenaient la déclaration de banqueroute, mais a ajouté que le jugement n’empêchait pas les créditeurs de proposer un nouvel accord, tant qu’il était approuvé par la cour.

« Fishman a commis un acte de banqueroute dès l’instant où il n’a pas payé sa dette, a dit Orenstein. Le volume de la dette est énorme et même après avoir rapporté tout son patrimoine, il est évalué à un montant d’environ 1,5 milliard de shekels. »

Jusqu’à récemment, Fishman était un important homme d’affaires israélien, souvent décrit comme un « magnat », membre du clan des quelques dizaines d’hommes qui auraient un contrôle démesuré sur la politique et l’économie d’Israël.

En 2013, Forbes Israël avait estimé sa fortune nette à 2,7 milliards de shekels.

Le président de la commission des affaires économiques, le député Eitan Cabel (Union sioniste), pendant une réunion du comité sur l'accord gazier controversé, le 2 décembre 2015. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)
Le président de la commission des affaires économiques, le député Eitan Cabel (Union sioniste), pendant une réunion du comité sur l’accord gazier controversé, le 2 décembre 2015. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

Mercredi, la Knesset a approuvé la mise en place d’une nouvelle commission parlementaire, qui examinera les accords de crédit et de dette.

« Il n’est pas logique que les banques donnent de l’argent à des magnats sans garanties collatérales ou personnelles », a indiqué Eitan Cabel, député de l’Union sioniste, qui a proposé la mise en place de la commission. « Le temps est venu que les directeurs du système financier viennent ici et donnent des réponses. »

Cabel a déclaré qu’il était inconcevable que « les fonds de pension public soient abandonnés en faveur de la réduction des dettes des magnats. La population demande des réponses, et nous allons les lui donner. »

Simona Weinglass a contribué à cet article.

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