Un émeutier palestinien succombe à ses blessures
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Un émeutier palestinien succombe à ses blessures

La mort d'Anas Abou Asser porte à 49 le nombre de Palestiniens tués par l'armée israélienne depuis le début de la "Marche du Retour" organisée par le Hamas

Des soldats israéliens regardent des manifestants palestiniens suite à une manifestation aux abords de la frontière avec Israël, à l'est de Khan Younis, dans le sud de la bande de Gaza, le 31 mars 2018 (Crédit : Abed Rahim Khatib/ Flash90)
Des soldats israéliens regardent des manifestants palestiniens suite à une manifestation aux abords de la frontière avec Israël, à l'est de Khan Younis, dans le sud de la bande de Gaza, le 31 mars 2018 (Crédit : Abed Rahim Khatib/ Flash90)

Un Palestinien de 19 ans a succombé à ses blessures jeudi après avoir été atteint par des tirs israéliens lors des émeutes en cours dans la bande de Gaza le long de la frontière avec Israël, ont indiqué les autorités locales.

La mort d’Anas Abou Asser porte à 49 le nombre de Palestiniens tués par l’armée israélienne depuis le début du mouvement de protestation appelé la « Grande marche du retour » il y a cinq semaines. Des centaines d’autres ont été blessés.

Anas Abou Asser a été touché le 27 avril à l’est de la ville de Gaza, a précisé le ministère de la Santé à Gaza.

Les Palestiniens de la bande de Gaza, territoire situé entre Israël, l’Egypte et la Méditerranée, se rassemblent hebdomadairement depuis le 30 mars par milliers près de la frontière pour revendiquer le droit au retour.

Le mouvement donne lieu à des violences quand certains manifestants s’approchent et essaient de s’en prendre à la barrière frontalière.

Officiellement organisé par la société civile, le mouvement est soutenu par le groupe terroriste islamiste du Hamas, qui contrôle Gaza depuis 2007 et auquel Israël a livré trois guerres.

Des ONG israéliennes et palestiniennes ont demandé lundi à la Cour suprême israélienne d’ordonner l’arrêt des tirs mortels de la part de l’armée.

Dans sa réponse écrite, le représentant de l’Etat d’Israël affirme que les événements en cours à Gaza ne sont pas des manifestations civiles pacifiques mais « font partie du conflit armé entre l’Etat d’Israël et l’organisation terroriste Hamas ».

Les soldats ne tirent à balles réelles qu’en dernier recours quand les moyens non létaux ont été épuisés face à des agissements représentant un « danger réel » pour les soldats et les civils israéliens riverains de l’enclave, dit l’Etat israélien.

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