Un musicien israélien crée un album à l’aide de fameux discours antiracistes
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Un musicien israélien crée un album à l’aide de fameux discours antiracistes

Sagi Zoref travaille sur ces titres depuis l'an dernier ; son dernier morceau sur le discours "I Have a Dream" de MLK arrive à un moment poignant

Jessica Steinberg est responsable notre rubrique « Culture & Art de vivre »

Tiré des vidéoclips électroniques du musicien Sagi Zoref utilisant des textes de discours célèbres, dont certains concernent le racisme au XXIe siècle. (Avec l'aimable autorisation de Sagi Zoref)
Tiré des vidéoclips électroniques du musicien Sagi Zoref utilisant des textes de discours célèbres, dont certains concernent le racisme au XXIe siècle. (Avec l'aimable autorisation de Sagi Zoref)

Alors que les États-Unis sont aux prises avec des manifestations et des réactions à la mort sordide de George Floyd le 25 mai et aux manifestations de Black Lives Matter, un musicien israélien s’intéresse de plus près à la poussée en faveur de l’égalité à travers les paroles de Martin Luther King Jr, icône du mouvement des droits civils.

Le musicien, Sagi Zoref, a commencé à travailler sur un mini album de cinq titres électroniques basé sur des discours célèbres l’année dernière. Par hasard, dans son dernier album, le quatrième titre intitulé « Miss Google and MLK I Have A Dream », sort au milieu des manifestations de masse aux États-Unis sur l’inégalité raciale.

Zoref y utilise le texte du discours « I Have A Dream » du Révérend King.

« Cela naît d’une curiosité de regarder et de raconter des choses sur notre société », a déclaré Zoref. « Il était important pour moi de dire des choses qui ont un sens. »

Zoref, 45 ans, a d’abord joué de la basse dans des groupes de rock and roll, puis il s’est mis à composer sa propre electro dance music. Il a accompagné et produit des chansons pour des artistes israéliens connus tels que Yehudit Ravitz, Eviatar Banai, Berry Sakharoff, Asaf Amdorsky, Maor Cohen et d’autres.

Il y a environ 20 ans, il a commencé à créer ses propres vidéos pour accompagner sa musique électro ; ce dernier projet met de la musique électronique sur des textes célèbres qui sont « toujours très pertinents », a déclaré Zoref.

« Cela est né d’un désir de créer de l’art mais pas d’écrire de nouvelles chansons », dit-il, « je voulais faire quelque chose qui regarde les choses sous un angle différent ».

« Cela est né d’un désir de créer de l’art mais pas d’écrire de nouvelles chansons », dit-il, « je voulais faire quelque chose qui regarde les choses sous un angle différent ».

Ce dernier album a commencé par « Churchill 2020 » (en utilisant le texte du discours du Premier ministre britannique en 1940, « We Shall Fight on the Beaches ») suivi de « Obama 2020 » (du discours de victoire du président américain Barack Obama en 2008) « Greta 2020 » (de l’adolescente suédoise Greta Thunberg, militante écologiste).

Le dernier morceau est un discours de Steve Jobs sur l’intuition en duo avec Leonard Cohen.

Les vidéos et les textes visent à trouver l’inspiration pour changer les choses, a déclaré M. Zoref.

L’artiste d’electronic dance music Sagi Zoref, dont les récents projets de vidéo de musique électronique s’attaquent au racisme et à la sensibilisation. (Avec l’aimable autorisation de Guy Koshi et Yariv Fine)

« Il y a toujours quelqu’un qui vous jugera », a-t-il dit. « Nous devons éduquer les gens pour que tout le monde s’en occupe, en parle et crée des œuvres d’art. Peut-être que nous serons capables de faire quelque chose avec toute cette laideur ».

Bien que Zoref reconnaisse qu’il crée et joue généralement de la musique pour un public local, il essaie d’aller au-delà et de parler aux différentes générations à travers la musique et les textes.

« C’est une connexion renouvelée et c’est même le genre de choses sur laquelle on peut danser dans un club », a déclaré M. Zoref. « J’espère que je pourrai à nouveau me produire sur une scène et la jouer en direct, pour que toutes sortes de gens puissent danser dessus ».

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