Un navire militaire israélien entré dans les eaux libanaises – média libanais
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Un navire militaire israélien entré dans les eaux libanaises – média libanais

Les forces de maintien de la paix de la FINUL auraient averti le Liban qu'un navire militaire israélien était entré dans la zone maritime frontalière disputée, près de Rosh Hanikra

Un navire de la marine israélienne participe à un exercice militaire d'envergure contre le groupe terroriste du Hezbollah, au Liban, en juin 2019. (Crédit : armée israélienne)
Un navire de la marine israélienne participe à un exercice militaire d'envergure contre le groupe terroriste du Hezbollah, au Liban, en juin 2019. (Crédit : armée israélienne)

Un navire de la marine israélienne serait entré dans les eaux libanaises aux premières heures de la matinée de lundi, violant une frontière maritime contestée, selon LBC TV news, chaîne de télévision basée au Liban.

Le bateau a été remarqué par les forces de la FINUL, au large de la côte de Rosh Hanikra qui marque la zone frontalière terrestre entre l’Etat juif et le Liban, a noté le reportage, qui a précisé que les forces de maintien de la paix des Nations unies avaient averti les autorités libanaises de cette violation présumée.

L’armée israélienne n’a pas répondu aux interrogations portant sur l’incident et n’a pas confirmé la véracité du reportage.

Cette violation présumée survient un mois après des informations qui ont fait état de progrès significatifs entre l’Etat juif et le Liban sur l’ouverture de pourparlers directs portant sur une démarcation officielle de la frontière maritime entre les deux pays.

Les premières négociations devraient avoir lieu au mois de juillet.

David Satterfield, secrétaire d’Etat adjoint américain chargé des Affaires du Proche Orient, avait fait la navette entre les deux pays ces derniers mois afin de jouer un rôle d’intermédiaire dans ce conflit frontalier. Mi-juin, il était parvenu à une avancée entre les autorités libanaises et le ministre de l’Energie Yuval Steinitz, selon un reportage diffusé par la Treizième chaîne à ce moment-là.

L’accord frontalier en préparation aurait probablement un impact sur les explorations pétrolières et gazières offshore.

Un responsable israélien avait confié à Reuters au mois de juin que l’une des propositions débattues était de permettre aux entreprises énergétiques de mener des études sismiques dans les eaux israéliennes et libanaises, qui compteraient des sources de pétrole et de gaz naturel.

L’année dernière, le Liban a signé son tout premier contrat de forage de pétrole et de gaz dans ses eaux territoriales, notamment dans une partie dont la propriété est contestée par Israël.

Photo prise le 31 janvier 2019 montrant la nouvelle plateforme installée sur celle du Leviathan, en Méditérannée, au large de Haïfa. (Crédit : Marc Israel Sellem/Pool/AFP)

Dix blocs d’exploration ont été attribués, l’année dernière, à un consortium composé des géants de l’énergie Total, Eni et Novatek.

Le groupe devrait lancer ses travaux de forage dans le bloc 4 au mois de décembre, avant de s’attaquer ultérieurement au bloc 9 controversé.

L’année dernière, Total a expliqué avoir connaissance du conflit frontalier entre les deux pays dans une zone correspondant à moins de 8 % du bloc 9, faisant savoir que les forages seraient réalisés à l’écart de ce périmètre défini.

Au mois d’avril, le Liban a invité les consortiums du monde entier à faire des offres concernant cinq blocs supplémentaires, qui comprennent deux blocs adjacents aux eaux territoriales israéliennes.

L’Etat juif produit également du gaz naturel à partir de ses réserves situées au large de sa côte méditerranéenne.

Israël et le Liban sont encore techniquement en guerre même si les dernières troupes de l’armée israélienne se sont retirées en l’an 2000 du sud du Liban après deux décennies de présence militaire.

Israël a connu deux guerres avec le Liban : La première, en 1982, contre les groupes terroristes palestiniens et une autre en 2006 contre le Hezbollah, ainsi qu’un certain nombre d’opérations plus modestes. Les deux pays n’entretiennent pas de liens diplomatiques.

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