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Un ouvrier du bâtiment fait une chute mortelle à Jérusalem

Au lendemain de la mort de deux ouvriers à Tel Aviv, le nombre de morts sur chantier s'élève à 8 depuis le début de l'année

Le bâtiment du quartier Bavli dont sont tombés deux ouvriers, le 9 février 2022. (Crédit : Police israélienne)
Le bâtiment du quartier Bavli dont sont tombés deux ouvriers, le 9 février 2022. (Crédit : Police israélienne)

Un autre ouvrier du bâtiment est mort jeudi, au lendemain de la mort de deux autres personnes dans des circonstances similaires à Tel-Aviv.

L’homme est tombé d’un chantier de construction à Jérusalem avant d’être déclaré mort par les équipes médicales.

Suite au décès des deux ouvriers à Tel-Aviv mercredi, le quotidien Haaretz a noté que c’était la troisième fois, ces dernières années, que des ouvriers avaient trouvé la mort suite à la chute d’un échafaudage mécanique. Deux hommes avaient été tués sur un chantier de Rosh Haayin, dans le centre du pays, en 2018, et un troisième avait trouvé la mort lors d’un accident similaire survenu l’année dernière à Tel Aviv.

Il n’y avait pas eu de poursuites judiciaires suite à ces incidents.

Une vue des chantiers de construction d’immeubles d’habitation à Ramat Beit Shemesh Bet, le 25 février 2019. (Hadas Parush/Flash90)

Les décès sur les chantiers sont fréquents au sein de l’État juif, largement en raison de règles de sécurité mal appliquées.

Hadas Tagri, à la tête du Groupe contre les accidents industriels et de construction, a dit à Haaretz que les ministres devaient impérativement passer à l’acte et adopter des lois qui garantiront la sécurité des ouvriers.

« Cela fait des mois que nous mettons en garde la ministre de l’Économie [Orna Barbivai] et son adjoint, Yair Golan, contre la situation précaire des ouvriers présents sur les sites de construction et plus généralement, et que nous entrons dans le détail d’une série d’initiatives qui doivent être prises pour assurer leur sécurité », a dit Tagri.

Illustration : un échafaudage à Tel Aviv, le 13 août 2019. (Crédit : Gili Yaari / Flash90)

« Nous avons recommandé de manière répétée à la ministre des réformes qui élargiront les responsabilités en termes de sécurité sur les sites de construction, nous lui avons demandé de promouvoir l’établissement d’une autorité de sûreté nationale et de présenter des objectifs ainsi qu’un plan de travail détaillé qui mettront en avant la sécurité des travailleurs en 2022 avant qu’il n’y ait d’autres accidents », a-t-elle continué.

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