Un Palestinien a fabriqué l’histoire de l’incendie par des juifs, selon la police
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Un Palestinien a fabriqué l’histoire de l’incendie par des juifs, selon la police

Les enquêteurs n’ont pas trouvé de preuve que des résidents israéliens aient vandalisé puis incendié la maison d’un Cisjordanien

Les lieux d'une attaque prix à payer attaque, le graffiti dit : "Un bon Arabe est un Arabe mort" (Crédit : Issam Rimawi / Flash90
Les lieux d'une attaque prix à payer attaque, le graffiti dit : "Un bon Arabe est un Arabe mort" (Crédit : Issam Rimawi / Flash90

Il a été montré qu’un Palestinien qui affirmait être victime d’un crime de haine, en déclarant plus tôt ce mois-ci que des résidents juifs d’implantations avaient incendié sa maison de Cisjordanie, avait fabriqué l’histoire, a annoncé jeudi la police.

Les procureurs militaires avaient ouvert une enquête sur la plainte de l’homme, qui fait à présent face à des accusations d’obstruction à la justice, fabrication de faux témoignages aux autorités et violation de l’ordre public, selon un communiqué de la police.

Plus tôt ce mois-ci, le résident de la ville d’al-Khader près de Bethléem, avait dit aux autorités israéliennes que des juifs habitant dans des implantations avait écrit « mort aux arabes » sur un mur proche de sa maison familiale avant de mettre le feu à la propriété.

Il a affirmé que le groupe de cinq jeunes juifs avait également crié des insanités et jeter des pierres sur lui. Son père avait corroboré son histoire, et dit aux enquêteurs qu’il avait vu des adolescents dans la zone la veille.

A la suite de la plainte, les officiers avaient ouvert une enquête sur l’incident. Craignant qu’il ne s’agisse d’une attaque du « Prix à payer », une autre de la longue lignée des attaques contre les Palestiniens par des extrémistes juifs, la police a pris très au sérieux la plainte de l’homme et a mis des « moyens considérables » sur l’enquête, a déclaré mardi la porte-parole de la police israélienne Luba Samri.

Cependant, a-t-elle ajouté, les enquêteurs n’ont pas trouvé de trace de matériel inflammable ou de preuves scientifiques sur les lieux confirmant l’affirmation de l’homme. Dans un communiqué, Smari a ajouté que les enquêteurs avaient également trouvé des contradictions « substantielles » entre l’histoire de l’homme et les témoignages des témoins oculaires.

Une attaque "prix à payer" en 2013. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Une attaque « prix à payer » en 2013. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

L’homme a été arrêté et l’affaire a été remise aux procureurs militaires. Une cour militaire de Cisjordanie l’a placé en détention jusqu’au début du mois prochain, les procureurs devant l’inculper dans les prochaines semaines.

Les attaques contre les Palestiniens, bien que généralement moins sévères et moins nombreuses que les attaques palestiniennes contre les Israéliens, ont longtemps été un problème en Cisjordanie. Alors que les dirigeants israéliens condamnent clairement les attaques, les autorités ont été critiquées pour avoir échoué à les empêcher ou à enquêter correctement sur ces crimes de haine.

En début d’année, les procureurs israéliens ont inculpé deux suspects juifs, Amiram Ben-Uliel, 21 ans, de Jérusalem, et un mineur non identifié, pour une attaque terroriste en juillet 2015 qui a tué trois membres d’une famille palestinienne.

La mise a feu de leur maison avait tué Ali Dawabsha, 18 mois, et ses parents Riham et Saad quelques semaines après. Ahmed Dawabsha, le frère d’Ali âgé de cinq ans, est toujours hospitalisé en Israël pur des brulures sévères, et fait face à une longue rééducation.

Ben-Uliel a été inculpé pour meurtre, le mineur, qui n’aurait pas participé directement à l’attaque, pour complicité.

Les inculpations avaient marqué un tournant dans l’affaire, qui avait mené à une répression sans précédent des terroristes juifs présumés, dont une décision d’étendre les pratiques de contreterrorisme, comme la détention sans accusation officielle, aux citoyens israéliens.

L’équipe du Times of Israël a contribué à cet article.

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