Un Palestinien armé arrêté vendredi à un check-point en Cisjordanie
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Un Palestinien armé arrêté vendredi à un check-point en Cisjordanie

"Je suis venu tuer des Juifs", a déclaré le jeune originaire de Qalqiliya, âgé de 19 ans, qui a été interrogé après qu'un couteau a été retrouvé sur lui au carrefour d'Eliyahu

Un jeune homme de 19 ans arrêté au check-point d'Eliyahu en Cisjordanie, le 12 octobre 2018 (Crédit : Ministère de la Défense)
Un jeune homme de 19 ans arrêté au check-point d'Eliyahu en Cisjordanie, le 12 octobre 2018 (Crédit : Ministère de la Défense)

Un jeune Palestinien âgé de 19 ans a été arrêté vendredi après avoir éveillé les soupçons des gardiens de sécurité à un point de passage vers Israël. Il s’est avéré qu’il avait sur lui une arme blanche.

L’individu, originaire de la ville de Qalqilya, en Cisjordanie, a été placé en détention après avoir été appréhendé au point de passage d’Eliyahu.

Lors de son arrestation, il a déclaré aux gardiens : « Je suis venu tuer des Juifs », a indiqué le ministère de la Défense. Il a été emmené pour passer un interrogatoire.

Jeudi, deux personnes ont été blessées dans une attaque au couteau aux abords d’une base militaire de Cisjordanie. Un soldat réserviste d’une trentaine d’années est dans un état stable après une intervention chirurgicale au visage. Une femme – une civile de 26 ans – a été légèrement touchée à la jambe par des éclats de balle lors de la fuite de l’attaquant.

Les soldats de l’armée israélienne aidés par le Shin Bet et les forces de la police des frontières ont capturé le terroriste présumé, un Palestinien âgé de 19 ans et originaire du village de Jammain, au nord de la Cisjordanie, quelques heures après l’attaque.

L’attaque au couteau a eu lieu peu après 13h30 jeudi aux abords du siège de la brigade régionale de Shomron, située à proximité de l’implantation d’Itamar, a expliqué l’armée. D’autres soldats qui se trouvaient sur les lieux ont ouvert le feu sur le fuyard.

Les deux victimes ont été emmenées à l’hôpital Beilinson de Petah Tikva pour y être soignées.

Dimanche dernier, un terroriste palestinien a mortellement touché à l’arme à feu deux de ses collègues de travail — Kim Levengrond Yehezkel et Ziv Hajbi — et blessé une troisième, Sara Vaturi, au parc industriel de Barkan, en Cisjordanie, où il était employé.

Le suspect, Ashraf Naalowa, a fui les lieux de l’attentat et a depuis échappé à la capture, selon l’armée israélienne. La chasse au terroriste présumé est entrée dans son septième jour, samedi.

Ashraf Walid Suleiman Naalowa, un Palestinien soupçonné d’avoir perpétré un attentat terroriste meurtrier le 7 octobre 2018 dans la zone industrielle de Barkan au nord de la Cisjordanie. (Autorisation)

« Les opérations visant à arrêter le terroriste qui a commis l’attentat de Barkan continuent », a indiqué le porte-parole militaire dans un communiqué. « Plusieurs nouveaux suspects ont été placés en détention dans le secteur de la brigade régionale Manasseh ».

La brigade régionale Manasseh est responsable des régions de Tulkarem et de Jénine, et notamment du village natal de Naalowa, Shuweika.

Jeudi, la soeur de Naalowa, Fayrouz, a été appréhendée à son domicile de Naplouse, en Cisjordanie, en lien avec la recherche de son frère menée par l’armée, a fait savoir le Shin Bet. Fayrouz avait été interrogée par les forces de police israéliennes mais avait été ultérieurement libérée. Le frère de Naalowa a été pour sa part arrêté au lendemain de l’attentat.

Le Shin Bet s’est refusé à donner les raisons de l’arrestation de Fayrouz. La mère et les autres soeurs du meurtrier ont également été placées en détention et interrogées suite à l’attaque, mais elles ont été remises en liberté.

Les responsables estimeraient que Naalowa, qui aurait laissé une lettre de suicide avant de commettre l’attentat, se prépare à affronter les soldats, lorsqu’ils l’auront retrouvé, au cours d’une fusillade qui pourrait s’avérer mortelle.

Vendredi, une Palestinienne a été tuée après que des habitants d’implantation ont, selon des informations, jeté des pierres en direction du véhicule dans lequel elle se trouvait, ont annoncé un groupe de défense des droits de l’Homme et les médias palestiniens. La police a expliqué samedi matin qu’une enquête avait été ouverte.

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