Un policier blessé lors d’affrontements à Jérusalem-Est
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Un policier blessé lors d’affrontements à Jérusalem-Est

Un suspect a été arrêté suite à l'agression ; les émeutes auraient éclaté vers les escaliers de la porte de Damas où il est interdit de s'asseoir pendant le Ramadan

Des gardes-frontières aux prises avec des Palestiniens aux abords de la porte de Damas dans la Vieille Ville de Jérusalem, le 15 avril 2021. (Crédit : Jamal Awad/Flash90)
Des gardes-frontières aux prises avec des Palestiniens aux abords de la porte de Damas dans la Vieille Ville de Jérusalem, le 15 avril 2021. (Crédit : Jamal Awad/Flash90)

De nouveaux affrontements entre la police et des fidèles musulmans ont éclaté jeudi soir à Jérusalem-Est, suite à des tensions émanant du mois sacré du Ramadan.

La police a indiqué qu’au cours d’émeutes survenues dans la Vieille Ville de Jérusalem, des pierres et des bouteilles avaient été jetées sur les agents. L’un d’entre eux a été agressé alors qu’il dispersait les émeutiers, porte de Hérode. L’agent a été blessé à la tête et a dû être pris en charge par les médecins, ont noté les forces de l’ordre, qui ont indiqué qu’un suspect avait été arrêté.

Une vidéo publiée par le diffuseur Kan semble montrer un homme aux prises avec un agent, avant de le pousser au sol. L’homme quitte alors les lieux et un policier le prend brièvement en chasse.

« Le déploiement de la police continue dans le secteur », a noté un communiqué des forces de l’ordre.

Selon le site d’information Ynet, les émeutes ont commencé après que la police a interdit aux individus de s’asseoir sur les escaliers aux abords de la porte de Damas, comme l’exigent les restrictions induites par le coronavirus pendant le Ramadan.

Cela a été la troisième nuit d’affrontements d’affilée dans le secteur.

Les tensions augmentent toujours aux alentours de la Vieille Ville pendant le mois du Ramadan. La Vieille Ville comprend le mont du Temple, un site sensible et saint pour les Juifs comme pour les musulmans.

Le COGAT, la liaison militaire d’Israël avec les Palestiniens, a indiqué mardi que jusqu’à 10 000 Palestiniens vaccinés auraient le droit de prier, vendredi, à la mosquée Al-Aqsa, sur le mont du Temple, pour marquer le premier vendredi du Ramadan.

« Des mesures sont prises pour permettre la liberté de culte et de religion d’un côté et, de l’autre, pour empêcher au mieux la propagation de la COVID-19 dans la région », a noté le COGAT dans un communiqué.

Après vendredi, « une évaluation supplémentaire de la situation sera menée pour examiner les directives approuvées en prenant en compte les besoins sécuritaires et sanitaires », a-t-il poursuivi.

Des Palestiniens sur le complexe du mont du Temple qui accueille la mosquée al-Aqsa à Jérusalem dans la Vieille Ville de Jérusalem, avant le mois sacré du Ramadan, le 10 avril 2021. (Crédit : Jamal Awad/Flash90)

Les tensions sont également croissantes à Jérusalem-Est en raison d’inquiétudes portant sur un éventuel empêchement, par Israël, de laisser les habitants de la partie orientale de la ville participer aux élections législatives palestiniennes qui auront lieu le mois prochain. Israël réprime les activités menées par l’Autorité palestinienne à Jérusalem, les considérant comme une violation de sa souveraineté sur la ville sainte.

Le Fatah et d’autres factions du Front de libération de la Palestine ont indiqué, lundi, qu’il n’y aurait pas de scrutin palestinien sans la participation des Palestiniens de Jérusalem-Est.

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