Israël en guerre - Jour 227

Rechercher

Le Forum des familles des otages demande à voir Netanyahu, qui s’est entretenu avec d’autres familles

Paris soumet à Jérusalem des propositions pour apaiser les tensions avec le Liban ; ‘Intifada’ : Les activistes anti-israéliens occupent un bâtiment à Columbia ; Biden: l'Amérique, l'Égypte et le Qatar œuvreront à garantir l'application de tout accord Israël-Hamas

Des Israéliens participent à un rassemblement appelant à la libération des Israéliens retenus en otage par les terroristes du Hamas à Gaza devant le quartier général de Tsahal à Tel Aviv, le 29 avril 2024. (Crédit : Itai Ron/Flash90)
Des Israéliens participent à un rassemblement appelant à la libération des Israéliens retenus en otage par les terroristes du Hamas à Gaza devant le quartier général de Tsahal à Tel Aviv, le 29 avril 2024. (Crédit : Itai Ron/Flash90)

La jetée temporaire américaine pour l’acheminement de l’aide sera prête jeudi

L’armée américaine devrait achever jeudi la construction d’une jetée temporaire sur la côte de Gaza pour permettre d’acheminer davantage d’aide humanitaire dans le territoire palestinien assiégé, a annoncé mardi le président de Chypre.

Joe Biden avait annoncé début mars la mise en place d’un port artificiel pour pouvoir acheminer l’aide par voie maritime.

Le Pentagone avait déclaré que la construction d’une jetée temporaire, estimée à quelque 320 millions de dollars, avait commencé le 25 avril et qu’elle devrait être opérationnelle au début du mois de mai.

Mardi, le président chypriote Nikos Christodoulides a déclaré à la presse que les Etats-Unis avaient informé son gouvernement que cette jetée serait prête jeudi.

L’aide humanitaire arrivera dans un premier temps à Chypre, où elle fera l’objet de vérifications, selon un haut responsable militaire américain. Elle sera ensuite transférée sur la jetée où elle sera prise en charge par des partenaires humanitaires et transportée dans le territoire par camions.

« Tous les préparatifs nécessaires sont effectués par la République de Chypre, en coopération avec les Etats-Unis, l’UE et les Emirats arabes unis, pour l’envoi de l’aide humanitaire, une fois que le feu vert aura été donné » par Washington, a NOTÉ M. Christodoulides.

L’université Columbia menace de « renvoi » les étudiants qui occupent un bâtiment

Un manifestant brise les vitres de la porte d'entrée du Hamilton Hall de l'université de Columbia afin d'y fixer une chaîne pour empêcher les autorités d'entrer, à New York, le 30 avril 2024. (Crédit : Alex Kent/Getty Images/AFP)
Un manifestant brise les vitres de la porte d'entrée du Hamilton Hall de l'université de Columbia afin d'y fixer une chaîne pour empêcher les autorités d'entrer, à New York, le 30 avril 2024. (Crédit : Alex Kent/Getty Images/AFP)

L’université Columbia à New York, confrontée depuis deux semaines à un mouvement d »étudiants et de militants pro-palestiniens et anti-Israël, a menacé mardi de renvoyer ceux qui occupent depuis la nuit dernière un bâtiment du campus.

« Nous déplorons que des manifestants aient choisi par leurs actions la voie de l »escalade (…). Les étudiants qui occupent le bâtiment font face (à un risque) de renvoi », a écrit dans un communiqué Ben Chang, porte-parole de Columbia.

Blinken en Israël pour pousser à un accord sur une trêve à Gaza

Le secrétaire d'État américain Antony J. Blinken débarquant après avoir atterri à l'aéroport Ben Gurion d'Israël, le 30 avril 2024. (Crédit : David Azagury/ Ambassade des États-Unis à Jérusalem)
Le secrétaire d'État américain Antony J. Blinken débarquant après avoir atterri à l'aéroport Ben Gurion d'Israël, le 30 avril 2024. (Crédit : David Azagury/ Ambassade des États-Unis à Jérusalem)

Le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken est arrivé en Israël pour faire pression en faveur d’une trêve entre Israël et le groupe terroriste palestinien du Hamas, en guerre depuis le 7 octobre dans la bande de Gaza.

Blinken, qui effectue une tournée régionale, a estimé un peu plus tôt dans la journée à Amman que le Hamas devrait accepter une proposition de trêve et libérer les otages qu’il détient dans la bande de Gaza depuis le 7 octobre – une proposition qu’il a qualifiée « d’extraordinairement généreuse de la part d’Israël ».

Le Forum des familles des otages demande à voir Netanyahu pour discuter des efforts visant à libérer leurs proches de Gaza

Suite à la diffusion d'une vidéo de propagande du Hamas la semaine dernière montrant les otages Keith Siegel et Omri Miran, les deux familles ont tenu une conférence de presse appelant tous les gouvernements impliqués à travailler pour finaliser un accord de libération de tous les otages, sur la Place des Otages, à Tel Aviv le 29 avril 2024. (Crédit : Paulina Patimer/Forum des familles des otages et disparus)
Suite à la diffusion d'une vidéo de propagande du Hamas la semaine dernière montrant les otages Keith Siegel et Omri Miran, les deux familles ont tenu une conférence de presse appelant tous les gouvernements impliqués à travailler pour finaliser un accord de libération de tous les otages, sur la Place des Otages, à Tel Aviv le 29 avril 2024. (Crédit : Paulina Patimer/Forum des familles des otages et disparus)

À la suite d’une rencontre entre le Premier ministre Benjamin Netanyahu et les forums Gvura et Tikva, qui représentent respectivement les familles de certains soldats tués et de certains otages, le Forum des familles des otages et disparus exige qu’il tienne une réunion similaire avec les familles qu’il représente dans les plus brefs délais.

« Le Forum demande une réunion urgente entre les représentants des familles des otages et le Premier ministre, qui devrait avoir lieu dès demain », peut-on lire dans une déclaration de l’organisation. « Leur demande est de faire avancer l’accord proposé qui devrait garantir le retour de tous les otages – les vivants pour la réhabilitation et les défunts pour l’enterrement », ajoute le communiqué.

« Nous n’avons pas célébré Pessah. Nos proches sont restés captifs du [groupe terroriste palestinien du] Hamas. Nous sommes nous-mêmes retenus en captivité par le Hamas et le gouvernement israélien », déclarent les membres des familles d’otages.

« Dans moins de deux semaines, nous sommes censés célébrer le jour de l’Indépendance d’Israël – l’Indépendance de l’État, sa renaissance et la foi des citoyens en lui – qui dépendent tous de votre décision. »

Blinken rencontrera Gallant et les familles des otages américains à Tel Aviv mercredi

Outre le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le président Isaac Herzog, le secrétaire d’État américain Antony Blinken rencontrera le ministre de la Défense Yoav Gallant et le conseiller à la sécurité nationale Tzahi Hanegbi.

La rencontre avec Benny Gantz, ministre du cabinet de guerre, souffrant d’une fracture du pied, n’a pas encore été confirmée.

Blinken visitera également le point de passage de Kerem Shalom et le port d’Ashdod demain après-midi, et rencontrera les familles des otages américains à Tel Aviv.

Nucléaire : le chef de l’AIEA attendu en Iran la semaine prochaine

Rafael Grossi, directeur-général de l'Agence internationale de l'énergie atomique, s'exprimant lors de la réunion du Conseil des gouverneurs de l'AIEA, au siège de l'agence à Vienne, le 11 septembre 2023. (Crédit : Alex Halada/AFP)
Rafael Grossi, directeur-général de l'Agence internationale de l'énergie atomique, s'exprimant lors de la réunion du Conseil des gouverneurs de l'AIEA, au siège de l'agence à Vienne, le 11 septembre 2023. (Crédit : Alex Halada/AFP)

L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a annoncé mardi la visite de son directeur général en Iran la semaine prochaine, le regain des tensions entre la République islamique et Israël faisant craindre une attaque contre une installation nucléaire.

« Nous pouvons confirmer que Rafael Grossi sera en Iran les 6 et 7 mai pour des rencontres avec de hauts responsables », a indiqué mardi à l’AFP un porte-parole de l’instance onusienne, soit plus d’un an après sa dernière visite.

Fuite d’images d’un drone de Tsahal montrant l’identification de terroristes le matin du 7 octobre

Capture d'écran d'images ayant fuité de drone de l'armée de l'air israélienne datant du matin du 7 octobre, publiée le 30 avril 2024. (Crédit : Capture d'écran de la Douzième chaîne ; utilisée conformément à l'article 27a de la loi sur le droit d'auteur)
Capture d'écran d'images ayant fuité de drone de l'armée de l'air israélienne datant du matin du 7 octobre, publiée le 30 avril 2024. (Crédit : Capture d'écran de la Douzième chaîne ; utilisée conformément à l'article 27a de la loi sur le droit d'auteur)

Des images de drones de l’armée de l’air israélienne qui ont fait l’objet d’une fuite auprès de la Douzième chaîne sont diffusées ce soir, montrant l’identification de terroristes le matin de l’assaut barbare et sadique du groupe terroriste palestinien du Hamas sur le sud d’Israël le 7 octobre.

« Regardez, des terroristes. Il y a des gens ici avec des bandeaux sur la tête », dit un gradé à la radio. « On dirait qu’il y a des dizaines de terroristes. Vérifiez qu’il ne s’agit pas de nos forces. »

« Il y a un RPG, c’est l’ennemi », dit l’officier.

L’armée israélienne n’a pas diffusé ces images qui, selon la Douzième chaîne, sont exclusives à la chaîne.

Blinken appelle le Hamas à accepter « sans plus tarder » la proposition de trêve

Le secrétaire d’Etat américain, Antony Blinken, a appelé mardi le Hamas à accepter « sans plus tarder » la proposition de trêve avec Israël associée à une libération d’otages retenus dans la bande de Gaza, que le mouvement terroriste palestinien affirme étudier.

« Plus de retards, plus d’excuses. C’est maintenant qu’il faut agir », a déclaré M. Blinken à la presse en Jordanie peu avant son départ pour Israël dans le cadre de sa septième tournée régionale depuis le début de la guerre il y a bientôt sept mois.

« Nous voulons voir dans les jours à venir cet accord se concrétiser », a-t-il insisté.

Blinken a affirmé que la priorité de Washington était de parvenir à un accord de trêve.

« C’est la meilleure façon, la plus efficace, de soulager les souffrances et également de créer un environnement dans lequel nous pouvons espérer progresser vers quelque chose de réellement durable et qui apporte une paix durable aux personnes qui en ont désespérément besoin », a-t-il déclaré.

Netanyahu rencontrera Blinken mercredi à Jérusalem – bureau du Premier ministre

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu rencontrant le secrétaire d'État américain Antony Blinken, à Jérusalem, le 7 février 2024. (Crédit : Amos Ben Gershom/GPO)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu rencontrant le secrétaire d'État américain Antony Blinken, à Jérusalem, le 7 février 2024. (Crédit : Amos Ben Gershom/GPO)

Benjamin Netanyahu rencontrera le secrétaire d’État américain Antony Blinken à 10 h 45 demain à Jérusalem, annonce le bureau du Premier ministre.

La rencontre aura lieu après la réunion de Blinken avec le président Isaac Herzog, et avant sa visite prévue à Ashdod pour examiner l’aide humanitaire transitant par le port.

Des manifestants réclament un accord pour les otages et bloquent la route devant la Kyria, à Tel Aviv

Des manifestants bloquant la route Begin devant les quartiers généraux de l'armée de la Kirya, à Tel Aviv pour demander la libération des otages détenus à Gaza, le 30 avril 2024. (Crédit : Danor Aharon/Mouvement de protestation pro-démocratie)
Des manifestants bloquant la route Begin devant les quartiers généraux de l'armée de la Kirya, à Tel Aviv pour demander la libération des otages détenus à Gaza, le 30 avril 2024. (Crédit : Danor Aharon/Mouvement de protestation pro-démocratie)

Des manifestants se rassemblent devant les quartiers généraux de l’armée de la Kirya, à Tel Aviv, pour exiger du gouvernement israélien qu’il accepte un accord pour la libération des otages détenus à Gaza, alors même que les alliés d’extrême-droite du Premier ministre Benjamin Netanyahu mettent en garde contre l’acceptation de l’accord actuellement négocié au Caire.

Les manifestants comptent jusqu’à 207 pour marquer les jours de captivité des otages depuis l’assaut barbare et sadique du groupe terroriste palestinien du Hamas sur le sud d’Israël le 7 octobre.

La dernière offre négociée au Caire comprendrait une pause de 40 jours dans les combats et la libération de près d’un millier de prisonniers palestiniens incarcérés pour atteinte à la sécurité en Israël en échange de 20 à 33 otages.

Il resterait 129 otages qui avaient été enlevés par les hommes du Hamas, le 7 octobre, dans la bande de Gaza – tous ne seraient plus en vie – après la remise en liberté de 105 civils au cours d’une trêve d’une semaine qui avait eu lieu à la fin du mois de novembre. Quatre captives avaient été relâchées auparavant. Trois otages, encore en vie, ont été secourus par les troupes et les dépouilles de douze captifs ont aussi été rapatriées, notamment celles de trois hommes qui avaient accidentellement été tués par les militaires après avoir échappé à la vigilance de leurs geôliers.

Des manifestants bloquant la route Begin devant les quartiers généraux de l’armée de la Kirya, à Tel Aviv pour demander la libération des otages détenus à Gaza, le 30 avril 2024. (Crédit : Danor Aharon/Mouvement de protestation pro-démocratie)

L’armée a confirmé la mort de 34 personnes encore détenues par le Hamas, citant de nouveaux renseignements et autres informations obtenues par les troupes sur le terrain, à Gaza. Des responsables israéliens et américains ont toutefois reconnu, en privé, que ce chiffre pourrait être beaucoup plus élevé.

Une personne est portée-disparue depuis le 7 octobre, et le sort qui lui a été réservé reste indéterminé.

Le Hamas détient également les corps sans vie de deux soldats tués au combat en 2014 dans la bande, Oron Shaul et Hadar Goldin. Il garde aussi en captivité deux civils, Avera Mengistu et Hisham al-Sayed, qui seraient encore en vie. Ils avaient été capturés après être entrés dans la bande de leur propre gré, en 2014 et en 2015 respectivement.

Tsahal a frappé des bâtiments du Hezbollah au Liban après des tirs de missiles anti-chars sur Metula

Des avions de combat israéliens ont frappé plusieurs bâtiments utilisés par le Hezbollah dans le sud du Liban, où des membres du groupe terroriste chiite libanais étaient regroupés, selon l’armée israélienne.

Ces frappes surviennent alors que le Hezbollah a tiré plusieurs missiles anti-chars sur la région de Metula, causant des dégâts.

Tsahal indique qu’il n’y a pas de blessés dans l’attaque, et que les troupes ont bombardé les sites de lancement avec de l’artillerie.

Herzog rencontrera Blinken mercredi à Tel Aviv – bureau du président

Le président Isaac Herzog (à droite) rencontrant le secrétaire d'État américain Antony Blinken, à la résidence présidentielle, à Jérusalem, le 7 février 2024. (Crédit : Oren Ben Hakoon/Pool)
Le président Isaac Herzog (à droite) rencontrant le secrétaire d'État américain Antony Blinken, à la résidence présidentielle, à Jérusalem, le 7 février 2024. (Crédit : Oren Ben Hakoon/Pool)

Le président Isaac Herzog rencontrera le secrétaire d’État américain Antony Blinken demain matin à 8 h 15 à Tel Aviv, annonce le bureau de la présidence.

Après avoir atterri en Israël en provenance de Jordanie ce soir, Blinken devrait rencontrer demain les chefs de guerre israéliens, dont le Premier ministre Benjamin Netanyahu. Bien que les détails de la visite ne soient pas encore arrêtés, il est prévu qu’il visite le port d’Ashdod, par lequel l’aide humanitaire destinée à la bande de Gaza a commencé à être acheminée.

Tsahal se prépare intensivement à l’opération Rafah et aux futures opérations dans Gaza

Des troupes effectuant des travaux de maintenance sur des chars dans le sud d'Israël, sur une photo publiée le 30 avril 2024. (Crédit : Armée israélienne)
Des troupes effectuant des travaux de maintenance sur des chars dans le sud d'Israël, sur une photo publiée le 30 avril 2024. (Crédit : Armée israélienne)

Les 98e et 162e divisions de l’armée israélienne ont mené ces derniers jours des préparatifs intensifs en vue de futures opérations dans la bande de Gaza, y compris « l’opération Rafah » qui se profile.

Dans un communiqué, Tsahal déclare que les deux divisions « travaillent à renforcer l’état de préparation pour la poursuite de la guerre dans la bande de Gaza », et qu’elles ont toutes deux passé en revue les plans pour les opérations à venir.

La 162e division a opéré dans la bande de Gaza pendant six mois jusqu’à la semaine dernière. Elle a récemment été chargée du corridor de Netzarim, dans le centre de la bande de Gaza. La 98e division a passé quatre mois à opérer dans le sud de la bande de Gaza, à Khan Younès, avant d’être retirée au début du mois.

« Les commandants de division ont terminé l’approbation des plans pour les prochaines missions, et continuent maintenant à augmenter la préparation, » indique l’armée.

Les commandants des divisions et de leurs brigades ont également suivi des sessions d’apprentissage pour se préparer aux futures opérations, précise le communiqué.

Tsahal explique que les équipes de maintenance des divisions ont récemment réparé tous leurs véhicules blindés, afin « d’augmenter leur état de préparation pour un combat continu ».

L’annonce survient alors que l’armée se prépare à lancer une incursion dans Rafah, les médias israéliens rapportant que si un accord sur les otages avec le groupe terroriste palestinien du Hamas n’est pas conclu dans les prochains jours, l’opération commencera.

Ben Gvir : « J’ai prévenu Netanyahu qui a promis de ne pas accepter d’accord ‘déraisonnable’ sur les otages »

Le chef du Likud, le député Benjamin Netanyahu, et le chef du parti Otzma Yehudit, Itamar Ben Gvir, lors d'un vote dans la salle de réunion de la Knesset, le 28 décembre 2022. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)
Le chef du Likud, le député Benjamin Netanyahu, et le chef du parti Otzma Yehudit, Itamar Ben Gvir, lors d'un vote dans la salle de réunion de la Knesset, le 28 décembre 2022. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a promis de ne pas accepter un accord « déraisonnable » sur les otages, a affirmé le ministre de la Sécurité nationale d’extrême droite, Itamar Ben Gvir, dans un communiqué, à l’issue d’une rencontre entre les deux hommes.

« J’ai averti le Premier ministre [des conséquences] si, à Dieu ne plaise, Israël n’entrait pas dans Rafah, si, à Dieu ne plaise, nous mettions fin à la guerre, si, à Dieu ne plaise, il y avait un accord déraisonnable », a indiqué Ben Gvir dans une déclaration vidéo.

« Le Premier ministre a entendu mes paroles, a promis qu’Israël rentrerait dans Rafah, il a promis que la guerre ne se terminerait pas et qu’il n’y aurait pas d’accord irraisonnable. Je me réjouis de tout cela. Je pense que le Premier ministre comprend très bien quelles seraient les conséquences si ces choses ne se passaient pas ainsi ».

Ben Gvir a rencontré Netanyahu pour discuter de l’accord et de l’opération imminente de Tsahal à Rafah avant la réunion du cabinet général de cet après-midi. Auparavant, le Premier ministre avait déclaré qu’Israël « entrera dans Rafah et éliminera les bataillons du Hamas qui s’y trouvent – avec ou sans un accord – afin de remporter une victoire absolue ».

Israël attendra jusqu’à « mercredi soir » une réponse du Hamas à l’offre de trêve

Israël attendra « jusqu’à mercredi soir » une réponse du Hamas à l »offre de trêve en discussions au Caire avant de prendre une décision sur l’envoi d’une délégation sur place, a indiqué mardi un responsable israélien à l’AFP.

« Israël a décidé de ne pas envoyer de délégation au Caire dans l’immédiat » et « prendra une décision quand le Hamas aura donné sa réponse », selon ce responsable ayant requis l’anonymat : « nous attendrons jusqu’à mercredi soir et ensuite nous déciderons ».

Après une réunion lundi au Caire, avec l »Egypte, le Qatar, deux des pays médiateurs, une délégation du Hamas a regagné Doha et devrait donner sa réponse « dès que possible », a indiqué à l’AFP une source proche du mouvement.

Le cabinet de guerre annule sa réunion en raison de désaccords sur les otages et Rafah

La réunion prévue ce soir par le cabinet de guerre a été annulée, selon la presse israélienne.

Cette décision fait suite à de profonds désaccords entre les membres du cabinet élargi au sujet d’un éventuel accord sur les otages négocié par l’Égypte et de son impact potentiel sur l’opération israélienne de Rafah qui se profile à l’horizon. Le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, et le ministre des Finances, Bezalel Smotrich, ont tous deux exprimé leur opposition à tout accord qui limiterait ou interromprait temporairement les combats, tandis que le ministre du Cabinet de guerre, Benny Gantz, a déclaré en début de semaine que si le gouvernement rejetait un accord sur les otages soutenu par les services de sécurité, il n’aurait « pas le droit de continuer d’exister ».

Le cabinet de guerre compte trois membres ayant le droit de vote : Netanyahu, Gantz et Gallant. Gadi Eisenkot (HaMahane HaMamlahti) est observateur, tout comme le ministre des Affaires stratégiques, Ron Dermer, et le chef du parti ultra-orthodoxe Shas, Aryeh Deri, qui sont tous deux des confidents de Netanyahu.

Ben Gvir a rencontré Netanyahu pour discuter de l’accord et de l’opération avant la réunion générale du cabinet de cet après-midi, à laquelle Smotrich a renoncé en faveur d’une réunion de sa faction de droite dure, HaTzionout HaDatit.

Netanyahu a affirmé plus tôt aujourd’hui qu’Israël « entrera dans Rafah et nous éliminerons les bataillons du Hamas qui s’y trouvent – avec ou sans accord – afin de remporter une victoire absolue ».

Les procureurs de la CPI ont interrogé les employés de 2 hôpitaux de Gaza dans leur enquête sur des crimes de guerre

Les procureurs de la Cour pénale internationale ont interrogé les employés de deux des plus grands hôpitaux de Gaza, ont confié deux sources à Reuters – ce qui confirme pour la toute première fois l’information qui avaient laissé entendre que les enquêteurs du tribunal s’entretenaient avec les médecins concernant de possibles crimes commis dans la bande de Gaza.

Les sources, qui ont demandé à ne pas être identifiées en raison du caractère sensible de ces informations, ont dit à Reuters que les enquêteurs de la CPI avaient recueilli les témoignages des personnels du principal hôpital de Gaza City, l’hôpital Shifa, qui se trouve dans le nord de l’enclave, et ceux des personnels de l’hôpital le plus important de Khan Younès, dans le sud.

Elles ont refusé de donner plus de détail, faisant part de leurs inquiétudes pour la sécurité des éventuels témoins.

L’une des deux sources a indiqué que les événements survenus dans ces hôpitaux pourraient entrer dans le cadre des investigations lancées par la CPI, qui est chargée des enquêtes criminelles menées sur des individus pour crimes de guerre, crimes contre l’Humanité, génocide et autres agressions.

Le bureau du procureur, au sein de la Cour pénale internationale, a refusé de commenter les spécificités opérationnelles de l’enquête en cours, citant la nécessité de garantir la sécurité des victimes et des témoins.

La CPI avait fait savoir qu’elle avait lancé des investigations sur les deux parties au conflit, notamment sur l’attaque commise par les terroristes du Hamas dans le sud d’Israël, le 7 octobre, et sur l’offensive israélienne qui a suivi à Gaza.

Coups de feu à Beer Sheva, pas de suspicion de terrorisme selon la police

Selon la police, les coups de feu tirés en plein jour à Beer Sheva seraient liés au crime domestique.

Une vidéo montre des personnes sur un square situé à proximité de la Vieille Ville de Beer Sheva qui se mettent à l’abri tandis que de nombreux coups de feu retentissent.

« Les forces de police, et notamment les agents de la police médico-légale sont sur place pour recueillir des preuves afin de retrouver les personnes impliquées », a déclaré la police dans un communiqué.

Selon la chaîne publique Kan, deux personnes auraient été blessées lors de l’incident, mais leur vie n’est pas en danger.

Des soldats ouvrent le feu sur des trafiquants de drogue à la frontière égyptienne

Des soldats sur la base militaire du mont Harif dans le sud du désert du Néguev, près de la frontière avec l'Égypte, le 3 juin 2023. (Crédit : Flash90)
Des soldats sur la base militaire du mont Harif dans le sud du désert du Néguev, près de la frontière avec l'Égypte, le 3 juin 2023. (Crédit : Flash90)

Les troupes israéliennes ont ouvert le feu en direction de trafiquants de stupéfiants sur la frontière égyptienne, dans la matinée, a indiqué l’armée.

Tsahal a précisé que les soldats en charge des caméras de surveillance avaient remarqué un certain nombre de suspects à la clôture frontalière, dans le secteur du mont Harif.

Les troupes du Bataillon Bardelas, qui dépend du Corps de Défense des frontières et qui menaient des opérations dans la zone, ont ouvert le feu sur les suspects, touchant plusieurs d’entre eux.

Une source militaire a précisé que les suspects endommageaient la clôture frontalière alors qu’ils tentaient de trafiquer la drogue.

Ce type d’incident est fréquent sur la frontière égyptienne et parfois, les trafiquants n’hésitent pas à tirer sur les forces israéliennes.

Smotrich manque la réunion du cabinet et rencontre son parti à la place

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a convoqué son cabinet pour une réunion hebdomadaire qui avait été reportée à cause de la fin de la fête de Pessah. Bezalel Smotrich, le ministre des Finances, était absent, ayant choisi d’organiser à la place une rencontre avec son parti d’extrême-droite, Hatzionout HaDatit, dans un contexte de désaccords politiques au sein du gouvernement portant sur une proposition d’accord avec le Hamas sur la question de la remise en liberté des otages.

Smotrich devrait émettre un communiqué en direction des médias après cette réunion de faction, qui survient dans le sillage d’un tête-à-tête qui avait été organisé entre Netanyahu et le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben-Gvir, une discussion consacrée à l’accord et à l’opération terrestre attendue à Rafah.

Ben Gvir et Smotrich ont tous les deux fait part de leur opposition à un accord qui comprendrait une réduction des combats, voire un cessez-le-feu temporaire, disant qu’il viendrait sapait le droit à l’existence du gouvernement et qu’il entraînerait sa dissolution.

Des missiles antichars tirés sur Metula, pas de blessés signalés

Des missiles guidés antichars ont été tirés depuis le Liban sur la région de Metula, selon les autorités locales.

Le Conseil régional de Haute Galilée a déclaré que la route 90 entre la jonction Tel Hai et Metula a été fermée à la suite de l’attaque.

La Douzième chaîne rapporte que trois missiles ont été tirés dans la salve.

Il n’y a pas eu de blessés.

Paris soumet à Jérusalem des propositions pour apaiser les tensions avec le Liban

Le ministre israélien des Affaires étrangères Israel Katz (à gauche) accueillant son homologue français Stéphane Séjourné, à Jérusalem, le 30 avril 2024. (Crédit : Gil Cohen-Magen/AFP)
Le ministre israélien des Affaires étrangères Israel Katz (à gauche) accueillant son homologue français Stéphane Séjourné, à Jérusalem, le 30 avril 2024. (Crédit : Gil Cohen-Magen/AFP)

Les autorités françaises ont transmis les propositions faites aux autorités libanaises pour désamorcer les tensions entre Israël et le groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah, soutenu par l’Iran, a indiqué le ministre des Affaires étrangères, Stéphane Séjourné.

« Plusieurs des propositions que nous avons faites à la partie libanaise vous ont été communiquées », a indiqué Séjourné à la veille d’une réunion avec le ministre des Affaires étrangères, Israël Katz, à Jérusalem.

« Nous avons une relation avec le Liban, 20 000 de nos citoyens y vivent et la guerre de 2006 a été particulièrement éprouvante pour eux », a-t-il ajouté.

Séjourné s’est rendu au Liban dimanche, où il a rencontré des responsables, et notamment des politiciens proches du Hezbollah. Les responsables français ont déclaré avoir constaté des progrès dans les réponses apportées par les autorités libanaises.

Selon Séjourné, les propositions sont basées sur la mise en œuvre de la résolution 1701 des Nations unies.

Katz a remercié la France pour son aide dans l’interception de missiles et de drones iraniens lors d’une attaque contre Israël en avril.

« La participation des États de la région a constitué un message clair, dans la mesure où elle était très importante pour ce à quoi nous pouvons nous attendre à l’avenir », a-t-il déclaré.

Netanyahu aux familles endeuillées et d’otages : L’accord ne changera rien à l’invasion de Rafah

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu (à droite) rencontrant des membres du Forum Gvura et du Forum Tikva, à Jérusalem, le 30 avril 2024. (Crédit : Kobi Gideon/GPO)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu (à droite) rencontrant des membres du Forum Gvura et du Forum Tikva, à Jérusalem, le 30 avril 2024. (Crédit : Kobi Gideon/GPO)

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a promis qu’Israël entrerait à Rafah indépendamment des pourparlers de trêve, lors d’une conversation avec des familles endeuillées et des proches d’otages. Ces dernières font pression pour empêcher un accord avec le groupe terroriste palestinien du Hamas qui mettrait fin à la guerre à Gaza avant que le groupe terroriste ne soit complètement éliminé.

« L’idée de mettre fin à la guerre avant d’avoir atteint tous ses objectifs n’est pas une option », a affirmé Netanyahu aux forums Gvura et Tikva, qui représentent respectivement les familles de soldats tués et celles d’otages détenus dans la bande de Gaza.

« Nous entrerons dans Rafah et nous éliminerons les bataillons du Hamas qui s’y trouvent – avec ou sans accord – afin de remporter une victoire absolue ».

Selon un communiqué publié par le bureau du Premier ministre, les groupes ont exhorté Netanyahu et le conseiller à la Sécurité nationale Tzachi Hanegbi à poursuivre la guerre et à résister aux pressions internationales.

La réunion a lieu avant que Netanyahu ne s’entretienne avec le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, lui aussi fermement opposé à l’arrêt de la guerre et à toute concession au Hamas.

Le suspect de l’agression au couteau dans la Vieille Ville identifié comme un touriste turc

L’assaillant qui a poignardé un policier de la Police des frontières dans la Vieille Ville de Jérusalem serait un ressortissant turc, selon la police.

La police précise que l’homme de 34 ans s’est précipité sur le policier près de la Porte d’Hérode et l’a poignardé dans la partie supérieure du corps.

L’hôpital Shaare Zedek a indiqué que la victime était consciente et dans un état modéré. Il subit des examens d’imagerie et d’autres traitements.

Le policier qui a été poignardé et un autre policier qui se trouvait dans le secteur ont riposté à l’assaillant en lui tirant dessus, le tuant, a ajouté la police.

Columbia invite ceux qui le peuvent à éviter le campus suite aux manifestations anti-Israël

Un manifestant brise les vitres de la porte d'entrée du Hamilton Hall de l'université de Columbia afin d'y fixer une chaîne pour empêcher les autorités d'entrer, à New York, le 30 avril 2024. (Crédit : Alex Kent/Getty Images/AFP)
Un manifestant brise les vitres de la porte d'entrée du Hamilton Hall de l'université de Columbia afin d'y fixer une chaîne pour empêcher les autorités d'entrer, à New York, le 30 avril 2024. (Crédit : Alex Kent/Getty Images/AFP)

L’université de Columbia a conseillé au personnel et aux étudiants de ne pas se rendre sur son campus principal mardi en raison de l’occupation d’un bâtiment par des manifestants anti-Israël qui s’y sont barricadés pour protester contre le refus de l’école de se désinvestir d’Israël.

« En raison des actions de protestation sur le campus, il est conseillé à tous les membres de la communauté universitaire qui le peuvent d’éviter de se rendre sur le campus de Morningside aujourd’hui », a annoncé l’université dans un communiqué, ajoutant que le personnel essentiel devait se rendre à son travail.

Elle a par ailleurs précisé que l’accès au campus et à certains bâtiments pourrait être restreint.

Le journal étudiant Columbia Spectator a rapporté que la police est rassemblée à l’extérieur du campus, mais qu’elle n’a pas l’intention d’y pénétrer.

Les manifestants à l’intérieur du Hamilton Hall ont accroché aux fenêtres des banderoles sur lesquelles on peut lire « Intifada », « Student Intifada », et une banderole rebaptisant le bâtiment « Hind’s Hall ».

Des étudiants et des manifestants bloquent l’accès au Hamilton Hall sur le campus de l’université Columbia, le 30 avril 2024 à New York. (Alex Kent/Getty Images/AFP)

« Un groupe autonome a revendiqué le Hind’s Hall, précédemment connu sous le nom de ‘Hamilton Hall’, en l’honneur de Hind Rajab, une martyre assassinée aux mains de l’État israélien génocidaire à l’âge de six ans », a publié CU Apartheid Divest (CUAD) sur X.

Les manifestants disent qu’ils comptent rester dans la salle jusqu’à ce que l’université cède aux trois demandes du CUAD : le désinvestissement d’Israël, la transparence financière et l’amnistie.

Selon le New York Times, la foule, qui comptait des centaines de personnes à l’extérieur de la salle, ne compterait plus qu’une vingtaine de personnes. On ignore combien de personnes se trouvent dans le bâtiment.

Israël frappe des sites du Hezbollah au Liban dans des combats transfrontaliers, cette nuit

L’armée israélienne a indiqué que les avions de chasse de Tsahal avaient frappé plusieurs postes du Hezbollah à Kafr Kila et à Khiam, dans le sud du Liban, dans la nuit de lundi à mardi.

Deux missiles anti-char ont aussi été tirés, cette nuit, depuis le Liban et en direction du secteur de Dovev. Ils se sont abattus dans des champs.

L’armée a indiqué qu’il n’y avait pas eu de blessé et qu’il n’y avait pas eu de dégât, ajoutant que les unités d’artillerie avaient pris pour cible les sites de lancement des missiles.

Columbia : Les manifestants déploient une banderole « Intifada » sur un bâtiment pris d’assaut

Des manifestants soutenant les Palestiniens de Gaza se barricadent à l'intérieur de l'Hamilton Hall à l'université de Columbia, à New York, le 30 avril 2024. (Crédit : Alex Kent / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP)
Des manifestants soutenant les Palestiniens de Gaza se barricadent à l'intérieur de l'Hamilton Hall à l'université de Columbia, à New York, le 30 avril 2024. (Crédit : Alex Kent / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP)

Le Columbia Spectator, une publication étudiante, a signalé que des agents de la police de New York sont arrivés dans des voitures banalisées devant un bâtiment qui est actuellement occupé par des manifestants pro-palestiniens sur le campus de l’université de Columbia.

Il est difficile de dire si la police a été appelée sur le campus ou si elle prévoit d’agir contre les protestataires qui se sont barricadés à l’intérieur de l’Hamilton Hall ou contre les centaines de personnes qui se sont rassemblées, à l’extérieur, pour afficher leur soutien à l’occupation du bâtiment.

Le journal a fait savoir que des banderoles avaient été accrochées aux fenêtres, notamment une où il est écrit « Intifada » et une autre où est écrit « Gaza Tombe, Columbia Tombe ».

Il n’y a une aucune déclaration des responsables de la ville ou de l’université.

Des manifestants soutenant les Palestiniens de Gaza se barricadent à l’intérieur de l’Hamilton Hall à l’université de Columbia, à New York, le 30 avril 2024. (Crédit : Alex Kent / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP)

Columbia : Des manifestants occupent un bâtiment, cassant les fenêtres ; « Ils m’ont pris en otage », a dit un employé

Des manifestants, à l’université de Columbia, se sont barricadés à l’intérieur d’un bâtiment académique situé sur le campus de l’Upper Manhattan, brisant les fenêtres et prenant, semble-t-il, des employés en otage avant de les libérer, a fait savoir le journal étudiant Columbia Spectator.

Les portes de l’Hamilton Hall ont été fermées, bloquées à l’aide de tables, de chaises, de barrières en métal et autres objets ou à l’aide de cadenas, d’attaches ou de cordes par les dizaines de protestataires qui ont pris d’assaut le bâtiment, a fait savoir le journal. Des dizaines de manifestants de plus, à l’extérieur, ont formé une chaîne humaine pour bloquer les accès et ils ont scandé « Du fleuve jusqu’à la mer, la Palestine sera libre » et « La Palestine vivra pour l’éternité ».

Des vidéos de la scène montrent également une personne, portant un sweat à capuche noir, en train de casser des fenêtres avant de cadenasser une porte d’où plusieurs individus viennent de sortir, notamment un manifestant portant un keffieh et un homme brandissant un panneau permettant de l’identifier comme journaliste.

Le Spectator a ajouté qu’un employé a quitté le bâtiment à minuit quarante, dans la matinée de mardi, après avoir demandé à être libéré, criant. Il a déclaré à la foule avoir « été retenu en otage » alors qu’il quittait les lieux. Trois autres employés sont sortis environ 30 minutes plus tard après que les barricades qui bloquaient l’une des portes ont été enlevées.

Un drapeau palestinien et une bannière « Hind’s Hall » – en référence à une petite gazaouie de six ans, Hind Rajab, qui avait été tuée pendant la guerre opposant Israël au Hamas dans la bande – ont été déployés aux fenêtres du bâtiment.

Hamilton Hall avait déjà été occupé par des manifestants qui protestaient contre la guerre du Vietnam en 1968 et une fois encore par des activistes anti-apartheid en 1985, selon Wikipedia.

Avant l’échéance, la branche de SPJ, à Columbia, exhorte ses soutiens à « protéger le campement »

La branche, à Columbia, de l’organisation Students for Justice in Palestine – qui, même si elle a été suspendue, continue à jouer un rôle dans le mouvement de protestation anti-israélien sur le campus – a appelé ses soutiens « à protéger le campement » après que l’administration de cette université de l’Ivy League a demandé aux protestataires de se disperser avant mardi après-midi.

Les responsables ont fait savoir que les contrevenants seraient suspendus.

Plus de 100 arrestations à l’université du Texas à Austin

Des agents emmènent un manifestant 
 pendant une manifestation à l'université du Texas dénonçant la guerre Israël-Hamas, à Austin, le 29 avril 2024. (Crédit : AP/Jim Vertuno)

University of South Florida police officers take anti-Israel protesters into custody during a march on the US campus, April 29, 2024, in Tampa, Florida. (Chris Urso/Tampa Bay Times via AP)
A maritime pier being built by the US military off the coast of the Gaza Strip, in an image released on April 29, 2024. (CENTCOM)
Des agents emmènent un manifestant pendant une manifestation à l'université du Texas dénonçant la guerre Israël-Hamas, à Austin, le 29 avril 2024. (Crédit : AP/Jim Vertuno) University of South Florida police officers take anti-Israel protesters into custody during a march on the US campus, April 29, 2024, in Tampa, Florida. (Chris Urso/Tampa Bay Times via AP) A maritime pier being built by the US military off the coast of the Gaza Strip, in an image released on April 29, 2024. (CENTCOM)

Ce sont au moins cent manifestants pro-palestiniens qui ont été arrêtés à l’université du Texas, à Austin, selon un journal local. Les protestataires se sont réunis, réclamant leur remise en liberté, aux abords de la prison du comté de Travis.

L’Austin American-Statesman a indiqué que selon trois responsables du comté, une centaine de manifestants devraient être inculpés. Seulement 25 dossiers ont été traités jusqu’à présent, a précisé un juriste local.

Parmi les charges qui pourraient être retenues, des délits de fuite et des agressions, a noté le journal. Les manifestants qui ont été arrêtés répondent, pour le moment, d’obstruction criminelle – un chef d’inculpation qui avait été retenu contre 57 autres protestataires la semaine dernière, même s’il avait été ensuite abandonné par le bureau du procureur du comté en l’absence de motif raisonnable.

La police a vingt-quatre heures pour présenter des dépositions portant sur les motifs raisonnables des arrestations qui ont été faites lundi, a fait savoir le journal.

Un membre du groupe Palestine Solidarity Committee a expliqué au journal que des dizaines de protestataires s’étaient rassemblés devant la prison du comté de Travis et qu’ils prévoyaient d’y rester jusqu’à ce que les manifestants arrêtés soient libérés.

Le gouverneur Greg Abbott a salué ces arrestations, écrivant sur X que « aucun campement ne sera autorisé ».

Des missiles houthis ont visé un navire grec ; un drone abattu en mer Rouge

L’armée américaine a confirmé que les Houthis du Yémen avaient tiré trois missiles balistiques en direction d’un navire commercial en mer Rouge, et au moins un drone qui visait des bateaux de guerre américains qui patrouillaient dans cette voie maritime de premier plan dans la journée de lundi.

Le Commandement central a expliqué dans une publication que le navire MV Cyclades, battant pavillon maltais, a été en mesure de continuer sa route après avoir été pris pour cible par trois missiles balistiques anti-navire.

Les données de suivi maritime montrent que le vraquier avait quitté Saleef, au Yémen, et qu’il se rendait vers le canal de Suez.

Le CentCom a aussi indiqué avoir « attaqué et détruit avec succès » un drone houthi qui avait pris pour cible deux navires de guerre américains, l’USS Philippine Sea et l’USS Laboon, en mer Rouge.

Ces incidents n’ont fait ni blessé, ni dégât.

Mandats d’arrêt contre des Israéliens : une telle initiative de la CPI serait « sans foi ni loi », dit le président de la Chambre américaine

Le président de la Chambre américaine Mike Johnson s'exprime devant les journalistes après l'adoption des aides à Israël, à l'Ukraine et à Taïwan, au Capitole de Washington, le 20 avril 2024. (Crédit :Drew Angerer/AFP)
Le président de la Chambre américaine Mike Johnson s'exprime devant les journalistes après l'adoption des aides à Israël, à l'Ukraine et à Taïwan, au Capitole de Washington, le 20 avril 2024. (Crédit :Drew Angerer/AFP)

Les membres du Congrès américain, des deux côtés de la sphère politique, ont averti la Cour pénale internationale que Washington pourrait répondre si la Cour devait émettre des mandats d’arrestation à l’encontre de hauts-responsables israéliens, a signalé Axios.

Le site a noté qu’une législation sur le sujet était déjà en cours d’élaboration, citant le président de la Commission des Affaires étrangères de la Chambre, Michael McCaul, un républicain du Texas, qui serait dans l’attente d’un projet de loi prévoyant de sanctionner les officiels de la CPI et qui aurait dit : « Nous espérons que nous n’en arriverons pas là ».

De son côté, le président de la chambre américaine, Mike Johnson, a dénoncé l’intention présumée de la Cour d’émettre des mandats d’arrêt dans le cadre de la guerre à Gaza.

« Il est désolant que la Cour pénale internationale soit, semble-t-il, en train de planifier l’émission de mandats d’arrêt sans fondement et illégitimes contre le Premier ministre Netanyahu et contre d’autres hauts-responsables israéliens », a indiqué Johnson dans un communiqué.

« Une telle initiative sans foi ni loi viendrait saper directement les intérêts des États-Unis en matière de sécurité nationale. Si elle devait ne pas être défiée par l’administration Biden, la CPI se doterait d’un pouvoir sans précédent concernant l’émission de mandats d’arrestation contre les leaders politiques américains, contre les diplomates américains, contre les personnels militaires américains, mettant donc ainsi en péril l’autorité souveraine de notre pays », a ajouté Johnson.

En savoir plus sur :
S'inscrire ou se connecter
Veuillez utiliser le format suivant : example@domain.com
Se connecter avec
En vous inscrivant, vous acceptez les conditions d'utilisation
S'inscrire pour continuer
Se connecter avec
Se connecter pour continuer
S'inscrire ou se connecter
Se connecter avec
check your email
Consultez vos mails
Nous vous avons envoyé un email à gal@rgbmedia.org.
Il contient un lien qui vous permettra de vous connecter.
image
Inscrivez-vous gratuitement
et continuez votre lecture
L'inscription vous permet également de commenter les articles et nous aide à améliorer votre expérience. Cela ne prend que quelques secondes.
Déjà inscrit ? Entrez votre email pour vous connecter.
Veuillez utiliser le format suivant : example@domain.com
SE CONNECTER AVEC
En vous inscrivant, vous acceptez les conditions d'utilisation. Une fois inscrit, vous recevrez gratuitement notre Une du Jour.
Register to continue
SE CONNECTER AVEC
Log in to continue
Connectez-vous ou inscrivez-vous
SE CONNECTER AVEC
check your email
Consultez vos mails
Nous vous avons envoyé un e-mail à .
Il contient un lien qui vous permettra de vous connecter.