Un prédicateur islamiste arrêté pour incitation au terrorisme
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Un prédicateur islamiste arrêté pour incitation au terrorisme

Raed Saleh a été arrêté dans la nuit à son domicile après plusieurs déclarations publiques exprimant son soutien aux actes terroristes

Le cheikh arabe israélien Raed Saleh, chef de la Branche nord du Mouvement islamique en Israël, un mouvement radical, avec ses partisans à Umm al-Fahm, après sa libération de prison, le 17 janvier 2017. (Crédit : Ahmad Gharabli/AFP)
Le cheikh arabe israélien Raed Saleh, chef de la Branche nord du Mouvement islamique en Israël, un mouvement radical, avec ses partisans à Umm al-Fahm, après sa libération de prison, le 17 janvier 2017. (Crédit : Ahmad Gharabli/AFP)

Le prédicateur islamiste Raëd Saleh, chef de la Branche nord du Mouvement islamique, interdite depuis novembre 2015 par Israël, a été arrêté mardi pour être entendu pour incitation au terrorisme, a indiqué la police israélienne.

Saleh a été arrêté chez lui à Umm al-Fahm, selon les médias. Il était sorti de prison en janvier 2017 après avoir été condamné par la justice israélienne, également pour incitation.

Son arrestation intervient environ un mois après un nouvel épisode de tensions entre Israéliens et Palestiniens autour du mont du Temple de la Vieille Ville de Jérusalem. Depuis que la tension est retombée, la police israélienne a arrêté des dizaines de personnes soupçonnées d’avoir participé aux troubles.

« M. Saleh est soupçonné d’incitation à la violence et au terrorisme, de soutien et de participation aux activités d’une organisation illégale », a indiqué la police dans un communiqué, sans préciser si son arrestation était liée ou non aux évènements autour du mont du Temple, premier lieu saint du judaïsme, et troisième lieu saint de l’islam.

« L’enquête est menée avec le Shin Bet et a été autorisée par le parquet national, comme exigé dans les affaires d’incitation [à la violence], avec le consentement du procureur général », a indiqué la police, qui a précisé que le procureur du district de Haïfa était en charge de l’affaire.

Raed Saleh, à droite, chef de la Branche nord du Mouvement islamique, et l'ancien député arabe Mohammad Barakeh pendant une manifestation à Sakhnin, le 13 octobre 2015. (Crédit : Jack Guez/AFP)
Raed Saleh, à droite, chef de la Branche nord du Mouvement islamique, et l’ancien député arabe Mohammad Barakeh pendant une manifestation à Sakhnin, le 13 octobre 2015. (Crédit : Jack Guez/AFP)

Le prédicateur islamiste est accusé d’avoir à plusieurs reprises soutenu publiquement des actions violentes contre Israël, selon la police.

Israël a interdit en novembre 2015 la Branche nord du Mouvement islamique dirigée par Saleh, accusant l’organisation d’inciter les Arabes israéliens et les Palestiniens à la violence en propageant des « mensonges » au sujet du mont du Temple.

Saleh avait été condamné en 2016 à neuf mois de prison ferme pour avoir appelé en 2007 « tout musulman et Arabe à venir en aide aux Palestiniens et à lancer une intifada islamique » pour l’esplanade.

Saleh « représente un danger pour la sécurité publique », a déclaré mardi le ministre de la Sécurité intérieure, Gilad Erdan, dans un communiqué. « J’espère que cette fois justice sera faite et qu’il sera envoyé pour longtemps derrière les barreaux. »

Depuis sa fondation au début des années 1970, le Mouvement islamique en Israël a tissé un réseau d’associations religieuses, sportives ou éducatives, et de services sociaux parmi les Arabes israéliens. Il s’est scindé en 1996 en deux entités distinctes, dont une seule, la Branche sud du mouvement, participe aux institutions israéliennes.

Ce sont trois Arabes israéliens d’Umm al-Fahm qui avaient tué par balles deux policiers israéliens devant le mont du Temple le 14 juillet. Israël avait ensuite décidé d’installer des détecteurs de métaux aux entrées du complexe, ce qui avait provoqué deux semaines de tensions avec les Palestiniens.

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