Un professeur français alerte sur la montée de l’islamisme dans les écoles
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Un professeur français alerte sur la montée de l’islamisme dans les écoles

Kevin Bossuet, professeur dans un collège de Seine-Saint-Denis, affirme qu'il y a aujourd'hui des élèves "qui remettent en cause la Shoah, la laïcité, la guerre d’Algérie"

Des manifestants tiennent une pancarte indiquant « J'enseigne donc je suis » et un portrait du professeur d'histoire Samuel Paty alors qu'ils se rassemblent place de la République à Paris le 18 octobre 2020, deux jours après avoir été décapité par un agresseur abattu par les policiers. (Crédit : Bertrand GUAY / AFP)
Des manifestants tiennent une pancarte indiquant « J'enseigne donc je suis » et un portrait du professeur d'histoire Samuel Paty alors qu'ils se rassemblent place de la République à Paris le 18 octobre 2020, deux jours après avoir été décapité par un agresseur abattu par les policiers. (Crédit : Bertrand GUAY / AFP)

Suite à l’assassinat vendredi du professeur Samuel Paty par un jeune réfugié de 18 ans, un professeur d’histoire-géographie dans un collège en Seine-Saint-Denis, Kevin Bossuet, était l’invité ce lundi de Sud Radio.

Lors de son interview, l’enseignant est revenu sur la radicalisation des jeunes, affirmant que l’islamisme avait fait son entrée dans les établissements scolaires.

Il a ainsi déclaré que « des élèves remettaient en cause la Shoah, la laïcité, la guerre d’Algérie », et qu’il se faisait traiter de « fasciste » dès qu’il parlait de l’islamisme.

« C’est l’ensemble de la République qui a été touchée en plein cœur », a-t-il déclaré. « C’est l’ensemble de notre corporation, celle des professeurs d’histoire-géographie. Mais je n’ai pas été étonné. C’était la suite logique. Depuis des années, on alerte sur la monté de l’islam politique. Dans les quartiers, mais aussi au sein de l’école de la République. En 2018, il y avait une note confidentielle des Renseignements généraux qui alertait sur l’entrée de l’islam à l’école. Dans une école, à la cantine, il y avait des tables réservées aux musulmans. Dans une autre école, dans le Nord, les élèves refusaient d’avoir cours dans une salle où le mobilier était rouge parce que c’est considéré comme étant haram. »

« Dans cette histoire, j’espère qu’il y aura quand même un point positif : j’espère que les gens vont prendre conscience de la montée de l’islamisme. Cela fait des mois que j’alerte sur cette question, je me fais traiter de fasciste, d’extrémiste. Non, je défends juste la République, cette République qui permet à chaque enfant, quelle que soit son origine sociale, son origine ethnique, de trouver sa place au sein de l’école et de la société. »

« Il y a des élèves qui remettent en cause la Shoah, la laïcité, la guerre d’Algérie, la naissance du judaïsme… Mais le pire, c’est l’auto-censure des enseignants. Selon un sondage IFOP, 40 % des enseignants s’auto-censurent. Ils sont même 50 % lorsqu’ils sont en ZEP », alerte-t-il.

Suite au meurtre, survenu après que Samuel papy a montré à ses élèves des dessins de Charlie Hebdo représentant Mahomet, treize régions de France ont annoncé la diffusion d’un livre de caricatures politiques et religieuses dans les lycées pour défendre la liberté d’expression.

Un hommage national sera rendu au professeur ce mercredi.

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