Un psychanalyste s’interroge sur les nombreuses fratries du jihadisme
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Un psychanalyste s’interroge sur les nombreuses fratries du jihadisme

Dans Le complexe de Caïn, Gérard Haddad relit l'actualité du terrorisme à travers le prisme de la genèse

Gérard Haddad est psychanalyste et écrivain. Déjà auteur d’un livre sur l’extrémisme (Dans la main droite de Dieu, psychanalyse du fanatisme, ed. Premier Parallèle), il replonge dans ce sujet une nouvelle fois, bible à la main.

Alors qu’une partie des concepts psychanalytique puisent leur inspiration dans la mythologie grecque (complexe d’Oedipe et d’Electre par exemple) l’essayiste exhume du texte biblique l’archétype de tous les conflits : le complexe de Caïn, du nom du premier homme qui en tua un autre, de surcroît son frère.

Chérif et Saïd Kouachi en janvier 2015 à Paris, Brahim et Salah Abdeslam le 13 novembre, Djokhar et Tamerlan Tsarnev en 2013 à Boston. La liste des frères sanglant est longue. On pourrait y ajouter Abdlekader et Mohammed Merah en 2012 à Toulouse, Nawaf et Salem al-Hamzi le 11 septembre à New York, Mohammed et Rachid Oulad Akcha à Madrid en 2004.

Tant de fratries terroristes. De quoi interroger le psychanalyste, qui met ce phénomène face aux débordements de fraternité justement, qui ont lieu après les attentats. Sont-il la solution ou le problème ?

Gérard Haddad, Le complexe de Caïn, terrorisme, haine de l’autre et rivalité fraternelle, éd. Premier Parallèle, 130 pages, 12 euros.

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