Un rabbin de Nice a fait son alyah
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Un rabbin de Nice a fait son alyah

"La France n’a pas de place pour les Juifs aujourd’hui," a déclaré Eliyahou Lanker

Un groupe de 229 olim à leur arrivée en Israël par l'intermédiaire de Nefesh B'Nefesh en juillet 2013 (Crédit : Autorisation de Sason Tiram)
Un groupe de 229 olim à leur arrivée en Israël par l'intermédiaire de Nefesh B'Nefesh en juillet 2013 (Crédit : Autorisation de Sason Tiram)

Le rabbin Eliyahou Lanker vient de faire son alyah à l’âge de 59 ans. Ce nouvel immigrant, originaire de Nice où il a passé la majeure partie de sa vie, a été rabbin de la communauté juive de Nice pendant 20 ans. Il a également enseigné le Talmud dans une école juive de la ville, rapporte Ynet. 

Israël, il connaît. A l’âge de 10 ans, il est venu étudier dans une yeshiva à Bnei Brak, durant trois ans. Après cette période, Eliyahou Lanker était retourné dans sa ville natale.

Cette fois, le rav a fait le grand saut et pour de bon. « C’était très difficile pour moi de quitter Nice – mes parents y sont enterrés- mais je pense que c’est fini. La France n’a pas de place pour les Juifs aujourd’hui, » a-t-il déclaré.

Eliyahou Lanker, marié et père de sept enfant, a fait son alyah, rejoignant trois de ses enfants qui étaient déjà sur place. Une autre de ses filles les rejoindra en septembre prochain avec sa propre famille. Le reste de la fratrie prévoit de rester à Nice.

L’une des filles du Rabbin a confessé avoir peur lorsqu’elle retourne à Nice. « Quand j’y habitais, je ne sortais pas la nuit. Mais en Israël je sors jusqu’à 4 heure du matin sans aucune crainte. Je n’appartiens plus à Nice, même si j’y suis née. En Israël, je me sens à la maison, c’est chez moi », a déclaré Maayanah.

Une autre fille du Rabbin, Sarah, a témoigné d’un épisode où son fils s’était fait agressé verbalement et physiquement, dans les rues de Nice, du fait de sa judéité.

Le Rabbin, sa femme et ses filles vivent à Maale Adumim où le rav cherche du travail. Il témoigne de ses peurs concernant leur intégration.

« Il y a une peur. Ma femme ne parle pas l’hébreu, et elle a des problèmes à faire des courses au supermarché. Mais nous croyons que tout rentrera dans l’ordre, » a conclu le rabbin.

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