Un responsable du Hamas : des négociations pour un échange de prisonniers sont en cours
Rechercher

Un responsable du Hamas : des négociations pour un échange de prisonniers sont en cours

Le groupe terroriste a affirmé que les négociations n'avanceront que lorsque des centaines de détenus palestiniens seront libérés

Portraits des membres du groupe terroriste Hamas qui sont emprisonnés dans les prisons israéliennes, lors d'une manifestation de soutien dans la ville de Hébron en Cisjordanie, le 15 avril 2015 (Crédit : AFP PHOTO / HAZEM BADE)
Portraits des membres du groupe terroriste Hamas qui sont emprisonnés dans les prisons israéliennes, lors d'une manifestation de soutien dans la ville de Hébron en Cisjordanie, le 15 avril 2015 (Crédit : AFP PHOTO / HAZEM BADE)

L’organisation terroriste palestinienne du Hamas est en train de négocier un échange de prisonniers avec Israël qui aboutirait à la libération de deux civils israéliens et à la restitution des dépouilles de deux soldats de l’armée israéliennes détenues par Gaza en échange de la libération de centaines de prisonniers palestiniens, a annoncé un responsable du Hamas, qui a souhaité garder l’anonymat, mercredi.

Lors d’une interview avec la radio israélienne, le responsable a déclaré que le Hamas ne poursuivrait les pourparlers qu’après la libération par Israël de centaines de Palestiniens qui ont été arrêtés de nouveau après avoir été libérés dans le cadre de l’accord passé avec le groupe basé à Gaza pour la libération du soldat israélien, Gilad Shalit.

Lorsqu’on lui a demandé si le Hamas fournirait un signe de vie des civils israéliens, le responsable a répondu que « tout avait un prix », et que les négociations se déroulent en dehors de la scène médiatique.

Le Hamas détient les dépouilles des soldats Oron Shaul et Hadar Goldin, qui ont été tués pendant la guerre de Gaza en 2014. Il retient également Avraham Mengistu, 29 ans, et Juma Ibrahim Abu Anima.

Oron Shaul, Hadar Goldin et Avraham Mengistu. (Crédit : Flash 90/Times of Israel)
Oron Shaul, Hadar Goldin et Avraham Mengistu. (Crédit : Flash 90/Times of Israel)

Israël a négocié directement uniquement avec le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, et non pas avec les dirigeants du Hamas de la bande de Gaza, qu’il considère comme un groupe terroriste, et tout futur accord sur un échange de prisonniers sera probablement négocié grâce à la médiation d’un tiers.

Le responsable a également commenté le prochain rapport du contrôleur d’Etat, Yossef Shapira, sur la gestion d’Israël de la guerre de 2014, en disant que les querelles politiques en Israël sur l’enquête d’Etat prouvaient que la campagne militaire de 50 jours d’Israël n’était pas vraiment une victoire militaire.

Il a poursuivi en disant que le Hamas ne cherchait pas actuellement à entrer dans une nouvelle série d’hostilités avec Israël mais qu’il se préparait à tous les scénarios, surtout après la nomination en mai du « fou » Avigdor Liberman au poste de ministre de la Défense.

Le réseau de tunnels du Hamas, qui sert à mener des attaques et à faire entrer des choses en contrebande, est l’arme du groupe, a-t-il dit, ajoutant que les combattants de l’organisation creusent des tunnels transfrontaliers pendant qu’Israël achète des avions de combat.

Plus tôt mercredi, les médias palestiniens ont signalé que huit Gazaouis ont été blessés quand un tunnel s’est effondré près de la ville de Gaza, le dernier incident en date dans une série d’affaissements ces derniers mois qui ont tué plus d’une douzaine de Palestiniens.

Un membre du Jihad islamique palestinien dans un tunnel, le 6 mars 2015  (Crédit : afp)
Un membre du Jihad islamique palestinien dans un tunnel, le 6 mars 2015 (Crédit : afp)

Leurs blessures ont été décrites par Palestine News Network comme étant légères à modérées.

L’effondrement de mardi était le 15e incident signalé depuis le début de l’année. Au moins 19 personnes, la plupart d’entre elles étant apparemment des membres des factions armées du Hamas, ont été tuées dans l’effondrement. Le 19 juillet, un membre du Djihad islamique palestinien a été tué dans la bande de Gaza dans un effondrement d’un tunnel à l’est de Khan Yunis.

On ne sait pas quelle est la cause de l’effondrement de la plupart des tunnels, qui servent à une variété de fins, de la contrebande de marchandises et d’armes à feu dans la péninsule du Sinaï à la réalisation d’attaques terroristes contre les villes israéliennes près de la frontière de Gaza.

Les responsables israéliens ont mis en garde que le Hamas, qui a juré de détruire l’Etat juif, a commencé à reconstruire son réseau de tunnels souterrains, dont certains pourraient se prolonger dans le territoire israélien et qu’ils pourraient être utilisés pour mener des attaques surprises, comme cela était le cas en 2014.

Des fantassins de la brigade Givati de Tsahal autour d'un tunnel dans la bande de Gaza le 24 juillet 2014. Les tunnels ont été utilisés pour attaquer Israël et en tant que moyen de lutter contre les troupes de Tsahal à l’intérieur de la bande de Gaza (Autorisation: Flickr de Tsahal)
Des fantassins de la brigade Givati de Tsahal autour d’un tunnel dans la bande de Gaza le 24 juillet 2014. Les tunnels ont été utilisés pour attaquer Israël et en tant que moyen de lutter contre les troupes de Tsahal à l’intérieur de la bande de Gaza (Autorisation: Flickr de Tsahal)

Depuis avril, l’armée israélienne a découvert deux tunnels menant au territoire israélien, et le Shin Bet a annoncé qu’il avait capturé un certain nombre de Gazaouis qui leur ont donné des informations détaillées sur le système de tunnels.

Les responsables israéliens pensent que la plupart des effondrements récents des tunnels sont dus à la pénurie de matériaux tels que le bois et le ciment, nécessaires pour renforcer les parois de sable.

Les articles publiés dans les médias en hébreu indiquent que le Hamas a utilisé de la fibre de verre à la place, un matériau qui s’est avéré n’être pas assez résistant pour supporter le poids du sable.

Le blocus israélien conçu pour empêcher les armes et d’autres infrastructures militaires de pénétrer dans la bande de Gaza restreint sévèrement la circulation des personnes et des marchandises dans et hors du territoire, et la seule frontière de l’Egypte avec la bande de Gaza est également restée largement fermée depuis 2013 car les Égyptiens affirment que le Hamas soutient les Frères musulmans et l’insurrection islamiste dans le Sinaï.

L’équipe du Times of Israel a contribué à cet article

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...