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Un revendeur d’objets nazis relaxé en France

Lors de l'audience devant le tribunal de police, le 8 juin, le parquet avait requis la peine maximale encourue, soit 1 500 euros d'amende

Photo d'illustration : Des objets nazis.(Crédit : Natacha Pisarenko/AP)
Photo d'illustration : Des objets nazis.(Crédit : Natacha Pisarenko/AP)

Un revendeur d’antiquités militaires poursuivi en France pour avoir mis en vente des objets du IIIe Reich avec des emblèmes apparents a été relaxé mardi à Rouen, au nord-ouest de Paris, a-t-on appris mercredi auprès de son avocat.

« Mon client a été relaxé », a déclaré à l’AFP Jean-Marc Virelizier.

« C’est un très mauvais signal envoyé par le tribunal de police (…) J’ai peur que cela fasse un appel d’air », a réagi le président du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) Francis Kalifat.

Lors de l’audience devant le tribunal de police, le 8 juin, le parquet avait requis la peine maximale encourue, soit 1 500 euros d’amende.

« Sur 19 photos, les emblèmes et les insignes du IIIe Reich n’étaient pas floutés », avait relevé Anne-Sophie Tondeux, pour le ministère public, dans un dossier « qui fait écho aux périodes les plus sombres de notre histoire ».

Les enquêteurs intervenus à la suite d’un signalement du CRIF avaient relevé 21 000 photos d’objets du IIIe Reich sur un site Internet qui propose à la vente des objets de la Première et de la Seconde Guerre mondiale.

On trouvait par exemple au moment de l’audience un casque allemand datant de 1935 avec « deux insignes » masqués sur la photo, mis en vente 4 250 euros.

« La loi n’interdit pas la vente d’objets historiques se rapportant au IIIe Reich. Il est en revanche interdit d’exhiber les emblèmes et les insignes du IIIe Reich », avait précisé Mme Tondeux.

Le gérant du site était poursuivi pour « port ou exhibition en public d’uniforme, d’insigne ou d’emblème rappelant ceux d’une organisation déclarée criminelle par le tribunal militaire international de Nuremberg ».

Le prévenu, âgé de 54 ans, avait expliqué qu’il réalisait un chiffre d’affaires de 800 000 euros par an grâce à son site Internet.

« Tout cela est lié à la volonté du CRIF de changer la loi et d’interdire la vente d’objets du IIIe Reich », avait-il déclaré au tribunal, regrettant que plusieurs ventes aux enchères d’objets du IIIe Reich aient récemment été annulées après signalement du CRIF aux parquets.

Son avocat avait assuré que son client n’était « pas un propagateur de l’idéologie du IIIe Reich » et que son site avait « une vocation historique ou mercantile ».

Mais pour l’avocat du CRIF David-Olivier Kaminski, prétendre que « le site a pour objet de parfaire la connaissance historique, c’est se moquer, insulter et défier l’histoire ».

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