Un sanctuaire juif en Cisjordanie vandalisé par des croix gammées
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Un sanctuaire juif en Cisjordanie vandalisé par des croix gammées

Le chef du Conseil régional de Samarie appelle à une condamnation et à l'annexion de la zone après que le tombeau d'un explorateur biblique a été vandalisé

Des milliers d'hommes juifs ultra-orthodoxes sont entrés dans le village palestinien de Kifl Haris, en Cisjordanie, accompagnés de soldats israéliens, pour prier sur les tombes de Yehoshua Ben Nun et Kaleb Ben Yefune, le 3 mai 2016. (Crédit : Yaakov Naumi / Flash90)
Des milliers d'hommes juifs ultra-orthodoxes sont entrés dans le village palestinien de Kifl Haris, en Cisjordanie, accompagnés de soldats israéliens, pour prier sur les tombes de Yehoshua Ben Nun et Kaleb Ben Yefune, le 3 mai 2016. (Crédit : Yaakov Naumi / Flash90)

Un site sacré juif en Cisjordanie a été découvert dégradé par des croix gammées dimanche matin, amenant les autorités locales à dénoncer un des incidents de vandalisme les plus graves et les plus manifestes des sanctuaires juifs.

Des graffitis ont également été découverts sur le site qui, selon la tradition, contient la tombe de Caleb, fils de Jephunneh, l’un des 12 explorateurs mentionnés dans le Livre biblique des Nombres qui ont été envoyés pour faire un compte-rendu au sujet de la terre de Canaan. Il est situé dans le village palestinien de Kifl Haris, au nord-ouest de l’implantation d’Ariel.

Les auteurs étaient « probablement palestiniens », selon une déclaration de Minhelet Kever Yosef, une organisation juive qui administre des lieux saints dans la région de Samarie, au nord de la Cisjordanie.

Yossi Dagan, chef du Conseil régional de Samarie, a appelé à une condamnation sans réserve de l’incident et a déclaré que cela prouvait que l’Autorité palestinienne était « incapable et peu désireuse » de protéger les lieux saints juifs.

Le président du Conseil de Samarie Yossi Dagan s’exprime durant une manifestation contre l’éviction prévue de l’avant-poste d’Amona, devant la Knesset, le 30 janvier 2017 (Crédit : Hadas Parush/Flash90)

« Je compte sur une enquête sérieuse au sujet de cette affaire, tout comme lorsque des lieux saints musulmans ou chrétiens sont dégradés », a dit M. Dagan.

« Je compte sur le gouvernement et le Premier ministre pour le condamner et trouver une solution à la situation qui garantira que les lieux saints historiques juifs qui ont été préservés pendant des milliers d’années ne soient pas endommagés maintenant que nous sommes de retour sur notre terre », a-t-il ajouté.

« L’État souverain d’Israël devrait les protéger », a dit M. Dagan, « et si nécessaire, la souveraineté devrait être rétablie de facto dans la région ».

Le mois dernier, environ 1 000 fidèles juifs ont découvert des croix gammées et des graffitis peints sur les murs extérieurs de la tombe voisine d’un autre de ces explorateurs bibliques, Joshua bin Nun, lorsqu’ils sont venus prier et étudier des textes juifs pour commémorer ce qu’ils considèrent être l’anniversaire de la mort de Moïse, le maître de Joshua.

La tombe de Joshua bin Nun a été le théâtre d’affrontements entre Palestiniens et soldats de Tsahal, qui ont eu lieu lorsque les fidèles juifs sont venus la dernière fois fin décembre.

Un communiqué du porte-parole de l’armée de l’époque disait que les soldats sécurisaient la zone lorsque les Palestiniens ont commencé à leur lancer des pierres et des cocktails Molotov. Aucun blessé ne fut signalé et les prières se sont déroulées sans incident.

Jacob Magid a contribué à cet article.

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