Un sniper du Jihad islamique vise les commandants de Tsahal dans une vidéo
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Un sniper du Jihad islamique vise les commandants de Tsahal dans une vidéo

Un groupe terroriste basé à Gaza, soutenu par l'Iran, montre des images du chef du commandement sud de l’armée israélienne et de la COGAT filmés à la frontière de Gaza

Le Coordonnateur des activités gouvernementales dans les territoires, le général Yoav Mordechai, aux côtés d'autres commandants de Tsahal à travers le viseur d'un tireur d'élite dans une vidéo diffusée le 19 avril 2018 par le groupe terroriste Jihad islamique palestinien basé à Gaza (Crédit : Capture d'écran Twitter)
Le Coordonnateur des activités gouvernementales dans les territoires, le général Yoav Mordechai, aux côtés d'autres commandants de Tsahal à travers le viseur d'un tireur d'élite dans une vidéo diffusée le 19 avril 2018 par le groupe terroriste Jihad islamique palestinien basé à Gaza (Crédit : Capture d'écran Twitter)

Un responsable israélien a menacé de reprendre les assassinats des dirigeants du Hamas après que le groupe terroriste Jihad islamique palestinien (JIP), soutenu par l’Iran et basé à Gaza, a publié jeudi une vidéo montrant des soldats et des officiers de haut rang de l’armée israélienne dans le viseur d’un sniper.

« Les menaces de l’organisation terroriste du Jihad islamique palestinien de tirer sur des officiers de Tsahal avec des tireurs d’élite de Gaza, constituent une ligne rouge », a tweeté le ministre des Transports et des Renseignements, Israel Katz. « Le Hamas doit savoir que toute attaque contre les commandants de Tsahal à la frontière vers Gaza conduira immédiatement à une reprise des assassinats ciblés du leadership du Hamas ».

Le Jihad islamique palestinien a diffusé jeudi une vidéo montrant des soldats et des officiers de haut rang de l’armée israélienne dans le viseur d’un tireur d’élite, menaçant les commandants le jour du 70ème anniversaire du Jour de l’indépendance.

Dans la vidéo, le tireur d’élite semble viser son arme sur les troupes et les officiers israéliens à la barrière frontalière de Gaza. Parmi ceux-ci, on peut reconnaître le général Yoav Mordechai, chef de liaison sortant auprès des Palestiniens du ministère de la Défense, ainsi que le chef du commandement sud, le général Eyal Zamir.

« Vous assassinez notre peuple de sang-froid et vous vous croyez protégé alors que les commandants supérieurs sont dans le viseur de nos tireurs d’élite », écrit le groupe terroriste en hébreu et en arabe à la fin de la vidéo.

La vidéo montre le sniper dans une maison à Gaza avec d’autres membres du Jihad islamique qui observent les généraux, qui se tiennent debout aux côtés d’autres soldats de Tsahal.

https://www.timesofisrael.com/islamic-jihad-sets-sniper-sights-on-senior-idf-commanders-in-new-video/

Mordechai, le coordonnateur sortant du ministère de la Défense pour les activités du gouvernement dans les territoires (COGAT), s’est rendu à la frontière entre Israël et la bande de Gaza au cours des dernières semaines avec Zamir pour coordonner une réponse aux manifestations palestiniennes qui ont provoqué des affrontements sanglants.

Il est défini par les autorités israéliennes comme une personne menacée par le Hamas, l’organisation terroriste qui régit Gaza, et les forces de sécurité gardent sa maison depuis la guerre de Gaza en 2014.

Les images éditées ont été apparemment filmées pendant les manifestations de vendredi qui ont eu lieu ces dernières semaines et qui ont été surnommées la « Marche de retour », selon le site d’informations de Ynet.

Des manifestants palestiniens brûlent un drapeau israélien lors d’affrontements avec les forces israéliennes près de la frontière avec Israël, à l’est de la ville de Gaza, dans le centre de la bande de Gaza, le 13 avril 2018 (AFP / Mahmud Hams)

Les campements mis en place dans le cadre des manifestations seront déplacés à 50 mètres plus près de la frontière avec Israël lors de la quatrième manifestation DE ce vendredi, ont annoncé mercredi les organisateurs des manifestations de masse.

Le Forum national pour la marche du retour, l’un des groupes palestiniens derrière les manifestations hebdomadaires, a déclaré que la décision servait à « affirmer notre droit au retour » — une référence à la demande palestinienne qu’Israël autorise des dizaines de milliers de réfugiés et leurs millions des descendants à « retourner » dans les maisons et sur les terres à l’intérieur du territoire d’Israël qu’ils ont quitté ou ont été forcés de quitter pendant la guerre d’indépendance de 1948 en Israël.

L’Egypte aurait exercé des pressions sur le Hamas et d’autres groupes palestiniens pour arrêter les manifestations de masse. Les Egyptiens, selon les médias, ont exprimé la crainte que les manifestations pourraient échapper à tout contrôle et déclencher une autre guerre entre le Hamas et Israël.

Un jeune Palestinien lors d’affrontements après une manifestation près de la frontière avec Israël, à l’est de Khan Youness dans le sud de la bande de Gaza, le 1er avril 2018 (AFP / Said Khatib)

Selon le ministère de la Santé dirigé par le Hamas dans la bande de Gaza, 35 Palestiniens ont été tués par les tirs israéliens depuis le début des marches il y a trois semaines. Le Hamas a reconnu que plusieurs de ses victimes étaient ses membres et Israël a identifié d’autres morts comme membres de groupes terroristes.

Vendredi dernier, au moins 10 000 Gazaouis ont participé à des manifestations de masse, l’armée israélienne a signalé que des manifestants avaient lancé un engin explosif et des bombes incendiaires sur les troupes israéliennes déployées à la frontière, ainsi que plusieurs tentatives d’endommager la clôture. en territoire israélien. Une semaine plus tôt, environ 20 000 Palestiniens ont pris part aux manifestations et la semaine précédente, environ 30 000.

Ahmed Abu Rtaimeh, membre du Forum national pour la marche du retour, a déclaré mercredi que les manifestations se poursuivraient « avec force » dans les semaines à venir.

Il a déclaré au site d’information Al Resalah, affilié au Hamas, que la Marche du Retour avait « imposé une nouvelle réalité de lutte qui a dynamisé les Palestiniens et redéfini la cause palestinienne comme cause d’un peuple qui veut retourner dans son pays ».

Les gouvernements israéliens ont rejeté la notion d’un « droit au retour » de masse pour les Palestiniens dans les frontières de l’État d’Israël, soutenant qu’un afflux de millions de Palestiniens signifierait la fin de l’État-nation juif. Israël a demandé que les réfugiés palestiniens soient absorbés dans un futur Etat palestinien, tout comme Israël a accueilli des centaines de milliers de réfugiés juifs fuyant les nations arabes au Moyen-Orient et en Afrique du Nord.

Sur les centaines de milliers de réfugiés qui ont quitté Israël ou qui ont été chassés d’Israël lorsque le pays a été établi, quelques dizaines de milliers de personnes, selon une estimation, sont toujours considérées comme vivant. Mais leurs descendants, considérés comme des réfugiés sous la désignation unique accordée par l’ONU aux Palestiniens, se comptent par millions.

A la frontière de Gaza les vendredis qui se sont succédé ces dernières semaines, les Gazaouis organisent des manifestations de masse, appelées la « marche de retour », dont le but ultime, selon les dirigeants terroristes du Hamas de Gaza, serait de supprimer la frontière et libérer la Palestine.

Khaled Abu Toameh a contribué à cet article.

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