Un syndicaliste appelle l’alliance Travailliste-Gesher à négocier avec le Likud
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Un syndicaliste appelle l’alliance Travailliste-Gesher à négocier avec le Likud

Arnon Bar-David explique que si Kakhol lavan peut songer à intégrer un gouvernement avec Netanyahu alors Amir Peretz doit également écouter ce qui lui serait offert

Stuart Winer est journaliste au Times of Israël

Le chef du parti Travailliste-Gesher Amir Peretz parle aux médias après avoir voté dans un bureau de Sdérot, pendant les élections de la Knesset, le 17 septembre 2019 (Crédit : Flash90)
Le chef du parti Travailliste-Gesher Amir Peretz parle aux médias après avoir voté dans un bureau de Sdérot, pendant les élections de la Knesset, le 17 septembre 2019 (Crédit : Flash90)

Le chef du syndicat de la Histadrout Arnon Bar-David a appelé jeudi le député Amir Peretz, à la tête de l’alliance de centre-gauche passée entre le parti Travailliste et Gesher, à ouvrir des négociations de coalition avec le parti du Likud au pouvoir.

Peretz avait fait savoir plus tôt qu’il ne songeait pas à intégrer un gouvernement qui serait dirigé par le Premier ministre Benjamin Netanyahu, qui avait été chargé par le président de former une coalition majoritaire, vingt-quatre heures auparavant, suite au scrutin de la semaine dernière.

Le scrutin de mardi dernier est le deuxième en l’espace de cinq mois. Ses résultats, encore une fois, ne permettent à aucun parti de former clairement un gouvernement.

Bar-David a indiqué au micro de la radio militaire que « si Kakhol lavan peut siéger avec le Likud, alors Amir Peretz peut également écouter ce qu’il a à offrir ».

Les négociations entre les représentants du Likud et de Kakhol lavan visant à construire un gouvernement d’unité ont échoué. Le président Reuven Rivlin a alors assigné la tâche de mettre en place une coalition, en premier, à Netanyahu.

Arnon Bar-David s’exprime devant les membres de l’organisation Histadrut, le 29 mars 2019. (Capture d’écran : via Facebook)

Netanyahu, dont le bloc de droite et religieux manque de six sièges pour former une coalition au pouvoir, se serait tourné vers Peretz après le scrutin pour des pourparlers de coalition mais ce dernier l’a rejeté.

« Netanyahu doit comprendre que les citoyens de ce pays ont choisi de le remplacer et qu’ils veulent un nouvel espoir », a écrit Peretz sur Twitter, jeudi. « Nous avons pris un engagement et nous le respecterons. »

Peretz a rappelé qu’avant le scrutin, il avait déjà affirmé qu’il ne rejoindrait pas un gouvernement dirigé par Netanyahu et qu’il ne négocierait pas son entrée au sein de la coalition.

« Le mandat que nous avons obtenu du peuple est de remplacer non seulement Netanyahu mais également ses politiques », a écrit Peretz qui a été, dans le passé, à la tête de la Histadrout.

L’alliance dirigée par Peretz a remporté six sièges lors du scrutin du 17 septembre. Netanyahu est actuellement à la tête d’un bloc de partis religieux et de droite qui détient 56 sièges à la Knesset, forte de 120 membres, ce qui donne à l’alliance Travailliste-Gesher le poids nécessaire pour permettre de maintenir le Premier ministre au pouvoir.

Même si Kakhol lavan a remporté 33 sièges lors des élections – soit un de plus que le Likud – son leader Benny Gantz n’a été en mesure de glaner que 54 recommandations de députés pour essayer de former une coalition contre 55 pour Netanyahu, ce qui a amené Rivlin à laisser ce dernier tenter d’assembler un gouvernement en premier.

Le président Reuven Rivlin charge le Premier ministre Benjamin Netanyahu de former un gouvernement lors d’une conférence de presse à la résidence présidentielle à Jérusalem, le 25 septembre 2019. (Crédit : Menahem Kahana/AFP)

Gantz a juré de ne pas prendre part à un gouvernement placé sous l’autorité de Netanyahu, qui risque d’être inculpé dans trois dossiers de corruption, notamment pour pots-de-vin dans l’un d’eux, sous réserve d’une audience.

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