Un terroriste juif présumé passe un accord judiciaire
Rechercher

Un terroriste juif présumé passe un accord judiciaire

L’inculpation pour meurtre a été abandonnée contre 6 extrémistes présumés, qui pourront être emprisonnés pour incendie criminel, agression et vandalisme

Graffiti sur le mur d'une maison du village de Beitillu en Cisjordanie, le 22 décembre 2015, disant «Vengeance. Salutations des prisonniers de Sion» (Crédit : Police israélienne)
Graffiti sur le mur d'une maison du village de Beitillu en Cisjordanie, le 22 décembre 2015, disant «Vengeance. Salutations des prisonniers de Sion» (Crédit : Police israélienne)

Les membres présumés d’un groupe terroriste juif israélien ne seront pas accusés de meurtre après la conclusion mercredi d’un accord avec l’accusation. Ils feront face à la place à de longues peines de prison pour des crimes moins graves.

En avril, le Shin Bet avait démantelé et arrêté au moins six membres du réseau terroriste juif, qui sont suspectés de plusieurs attaques contre des Palestiniens en Cisjordanie.

Initialement, la cellule était accusée de tentative de meurtre pour une attaque à l’engin incendiaire contre une maison palestinienne du village de Beitillu, près de Ramallah. A présent, les accusations de tentative de meurtre ont été abandonnées, et l’accusation demandera de longues peines de prison pour d’autres crimes, a annoncé la Deuxième chaîne.

Selon la chaîne, l’accord judiciaire a été permis car il y a peu de preuve directe permettant une condamnation, l’essentiel de l’affaire étant fondée sur les aveux des membres présumés de la cellule.

Le réseau terroriste aurait été inspiré par l’incendie en juillet 2015 de la maison de la famille Dawabsha à Duma, dans lequel la mère, le père et le bébé de la famille ont été tués, et qui a brûlé grièvement un enfant de cinq ans.

Selon le Shin Bet, « les reconstitutions sur le terrain et les aveux des suspects ont révélé un réseau violent et extrémiste, qui a attaqué systématiquement des Palestiniens et leurs propriétés en étant pleinement conscient de la possibilité de tuer quelqu’un, même après le résultat de l’incendie de Duma, en étant même inspiré par celui-ci. »

Un Palestinien se tient près de la fenêtre brisée d'une maison qui a été vandalisée par un graffiti annonçant la "revanche" des "prisonniers de Sion", dans une attaque terroriste présumée juive à Beitillu, près de Ramallah, en Cisjordanie, le 22 décembre 2015. (Crédit : Flash90)
Un Palestinien se tient près de la fenêtre brisée d’une maison qui a été vandalisée par un graffiti annonçant la « revanche » des « prisonniers de Sion », dans une attaque terroriste présumée juive à Beitillu, près de Ramallah, en Cisjordanie, le 22 décembre 2015. (Crédit : Flash90)

Le Shin Bet a annoncé que les suspects principaux étaient deux mineurs, l’un né en 1999 et l’autre en 2000. Un soldat israélien dont le nom n’a pas été dévoilé, Itamar Ben Aharon et Michael Kaplan, tous deux âgés de 20 ans et habitant l’implantation de Nahliel, et Pinhas Shandorfi, 22 ans, de Kiryat Arba, sont les autres suspects.

A la place de la tentative de meurtre, l’un des mineurs est inculpé pour 11 chefs d’accusation dont incendie criminel, agression aggravée, destruction de propriété et port d’arme. Les procureurs demanderont une peine de sept ans de prison.

Le soldat, qui est accusé d’avoir fourni au groupe des grenades lacrymogènes, risque six ans de prison, et un autre membre de la cellule pourrait être emprisonné pendant trois ans. La défense peut toujours remettre ces peines en question, a annoncé la Deuxième chaîne.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...