Un thriller d’espionnage entre Israël et la Syrie projeté à Tel Aviv
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Un thriller d’espionnage entre Israël et la Syrie projeté à Tel Aviv

'Damascus Cover', basé sur le roman d'Howard Kaplan, a dû parcourir un chemin rempli d'embûches avant d'être diffusé

Le thriller d’espionnage indépendant Damascus Cover, basé sur le roman d’Howard Kaplan de 1977, a été diffusé la semaine dernière à Tel Aviv en présence du réalisateur Daniel Berk et de l’acteur israélien Aki Avni.

Filmé au Maroc sur huit semaines au début des années 2015, le film à suspens compte au casting Jonathan Rhys Meyers, John Hurt, Olivia Thirlby, Jürgen Prochnow, Navid Negahban et des acteurs israéliens tels que Aki Avni, Tsahi Halevi et Igal Naor.

Le film, qui a reçu six récompenses à l’avant-première au festival de Boston en 2017, sortira en salles aux Etats-unis le 20 juillet, au Royaume-Uni le 3 août, et selon Berk, sera peut-être sur Netflix.

Lors de la diffusion à Tel Aviv, Berk et Avni ont évoqué la réalisation du film, qui aura pris près de neuf ans. Ils ont eu du mal à trouver des investisseurs, ont subi des changements dans le casting, et des reports quand Rhys Meyers s’est blessé à la main peu avant de partir pour le Maroc.

Le film à 5 millions de dollars a été filmé en Israël et au Maroc parce que cela revenait moins cher, a expliqué Berk.

Le fait que Hurt ait une maison au Maroc et que les acteurs israéliens ne vivaient qu’à un court vol d’avion.

Olivia Thirlby et Jonathan Rhys Meyers dans Damascus Cover (Autorisation : Damascus Cover)

Le thriller se penche sur l’histoire d’un espion israélien, Ari Ben Zion, incarné par Rhys Meyers, qui porte le deuil de son fils.

Ben Zion est envoyé en Syrie pour exfiltrer un scientifique spécialisé dans les armes chimiques, mais sa mission tourne mal et il doit prendre contact avec un autre agent appelé ‘The Angel ». Il réalise rapidement qu’il fait partie d’une opération bien plus large et complexe.

Berk a soulevé les difficultés inhérentes au fait de tourner un film aux racines juives et israéliennes au Maroc, qui n’entretient aucune relation diplomatique avec Israël.

L’équipe du film n’était pas autorisée à installer des panneaux indiquant un contexte juif ou israélien – « pas d’étoile de David », a-t-il dit. Un passant a même demandé à un acteur israélien pourquoi les Israéliens tuent tous les enfants du monde arabe.

Berk a dit que les droits du film avaient été achetés par un distributeur à Dubaï, Gulf Film, le plus grand distributeur de films du Moyen Orient, mais qu’il a été bloqué par la censure.

Le film, en revanche, véhicule un message de paix, parce que les responsables israéliens et syriens travaillent de concert pour régler le conflit entre leurs pays respectifs dans le but d’éviter les morts inutiles.

« Si les gens se préoccupent de leurs enfants, alors peut-être que les choses peuvent changer », dit Berk.

Berk a souligné, durant la projection, que les Israéliens ne doivent pas renoncer à l’idée de la paix, citant une phrase du film : « si le mur de Berlin peut tomber, alors tout peut arriver ».

Le réalisateur avait découvert le roman d’espionnage de Kaplan sur l’étagère d’un ami en 2005, et il a pris contact avec Kaplan pour obtenir les droits du scénario.

Il y a deux semaines, Kaplan a publié un nouveau roman intitulé The Spy’s Gamble, qui combine l’actualité du conflit israélo-palestinien et l’histoire du conflit.

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