Un village bédouin accueille un programme pilote pour traiter les eaux usées
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Un village bédouin accueille un programme pilote pour traiter les eaux usées

L'unité solaire créée à l'institut Arava pourrait bénéficier à la santé publique dans le sud du pays comme dans les pays en voie de développement

Clive Lipchin devant une unité de traitement des eaux usées hors réseau dans le village bédouin d'Umm Batin, près de Beer Sheva, dans le Negev (Autorisation : Institut Arava)
Clive Lipchin devant une unité de traitement des eaux usées hors réseau dans le village bédouin d'Umm Batin, près de Beer Sheva, dans le Negev (Autorisation : Institut Arava)

L’Institut Arava d’études environnementales a dévoilé, dimanche, une unité de traitement des eaux usées fonctionnant à l’énergie solaire qui pourrait un jour aider à renforcer la sécurité publique – pas seulement dans les communautés bédouines qui, au sein de l’Etat juif, ne sont pas reliées aux réseaux de traitement mais également à travers tous les pays en voie de développement où les eaux des égouts sont à l’origine de maladies et peuvent même entraîner la mort.

Selon les Nations unies, les eaux non-traitées, qui pénètrent dans les sources et peuvent être à l’origine de diarrhées, d’infections et de malnutrition, font 1,7 million de morts chaque année. 90 % des victimes vivent dans les pays en voie de développement et la moitié sont des enfants.

L’unité-pilote de l’institut Arava a été installée à Umm Batin, un village reconnu situé aux abords de la ville de Beer Sheva, dans le Negev, où les résidents utilisent des fosses polluantes en l’absence d’un système de traitement des eaux usées.

Les chercheurs de l’institut ont placé un système de traitement pour une habitation. Il est lié aux toilettes d’un côté et à l’unité de l’autre.

Les eaux usées rentrent dans une fosse septique. Elles traversent ensuite une série de réceptacles de traitement où des micro-organismes, comme des bactéries, des mousses et des algues, absorbent les produits contaminants – ce qui permet d’obtenir une eau qui pourra servir à l’irrigation. Cette eau recyclée est d’une qualité similaire à celle qui emprunte les canalisations d’irrigation violettes israéliennes qui sont utilisées pour l’agriculture et l’horticulture.

Clive Lipchin, à la tête du Centre de la gestion de l’eau transfrontalière au sein de l’institut, dit que l’objectif est de pouvoir desservir le plus grand-nombre de foyers possibles.

« Nous voulons installer ce système quartier par quartier », explique-t-il au Times of Israel. « On essaie de voir comment regrouper des habitations et construire un système plus large. Ce sera l’étape suivante ».

Le projet est le premier en son genre dans une communauté bédouine en Israël et, selon Lipchin, il présente des « technologies brevetables uniques » ainsi que des bénéfices qui pourraient donner à l’institut un avantage lors de la commercialisation du système à l’étranger.

« Dans le monde, la majorité des gens vivent comme les Bédouins », note-t-il. « Nous prévoyons absolument d’aller au-delà du Moyen-Orient ».

Le système fonctionne à distance, via téléphone cellulaire.

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