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Un voyage scolaire à Auschwitz annulé par la métropole de Lyon

Raison évoquée : la sécurité des élèves, en raison de la guerre en Ukraine, et non un militantisme écologiste anti-avion, comme une rumeur l’a laissé entendre

Cette photographie prise le 15 décembre 2019 à Oswiecim, en Pologne, montre une vue aérienne de l'entrée de la voie ferrée de l'ancien camp de la mort nazi allemand Auschwitz II - Birkenau avec sa tour de garde SS. (Pablo GONZALEZ / AFP)
Cette photographie prise le 15 décembre 2019 à Oswiecim, en Pologne, montre une vue aérienne de l'entrée de la voie ferrée de l'ancien camp de la mort nazi allemand Auschwitz II - Birkenau avec sa tour de garde SS. (Pablo GONZALEZ / AFP)

La polémique a éclaté en début de semaine : une centaine d’élèves des collèges de l’agglomération lyonnaise qui devaient se rendre au camp d’extermination d’Auschwitz, en Pologne, ont vu leur voyage être annulé.

Raison évoquée : la sécurité des élèves, en raison de la guerre en Ukraine – 250 kilomètres séparent le site du camp de Lviv, ville sous tension située non loin de la frontière polonaise. Le voyage avait aussi été annulé l’an dernier.

Alors que certains – dont Christophe Guilloteau, président LR du département du Rhône – avaient cru déceler une volonté des écologistes de Lyon (qui dirigent la ville et la métropole) pour que les élèves ne prennent pas l’avion, ceci n’est pas la raison de l’annulation. La rumeur a néanmoins été vivement partagée sur les réseaux sociaux.

La métropole a ainsi préféré différer le voyage en Pologne, et a à la place proposé en alternative une visite du camp de concentration de Natzweiler-Struthof, implanté en 1941 sur le territoire de l’Alsace annexée par l’Allemagne nazie. Cette destination permettrait à la métropole de doubler le nombre de collégiens participants au voyage.

La nouvelle de l’annulation du voyage en Pologne a scandalisé l’opposition, qui a rappelé que les collégiens dont les établissements dépendent du Conseil départemental du Rhône pourront, eux, continuer à visiter Auschwitz – le voyage est prévu en mars prochain.

Des visiteurs traversent les barrières de barbelés du camp de la mort nazi allemand d’Auschwitz, le 5 décembre 2019. (Crédit : JANEK SKARZYNSKI / AFP)

Louis Pelaez, qui préside le groupe « Inventer la Métropole de demain », a ainsi dénoncé un « choix irrationnel frisant l’indécence devant les enjeux de devoir de mémoire ».

« Il nous semble que la situation en Ukraine impose justement une réelle réflexion sur les causes et le cheminement qui mènent à ces conflits, une prise de conscience sur l’histoire de l’Europe, et le sens à lui donner pour le futur. Ainsi, ces voyages pédagogiques participent indéniablement à une telle prise de conscience », a-t-il ajouté dans un communiqué de presse.

Véronique Moreira, vice-présidente de la métropole, en charge des collèges et de la mémoire, membre d’EELV, a elle dénoncé une polémique « stérile et odieuse ». Elle a affirmé avoir consulté les parents d’élèves, les enseignants, le rectorat, des associations qui portent la mémoire de la Shoah et de la résistance avant l’annulation du voyage. « De notre responsabilité, nous avons considéré que ce n’était pas le moment d’envoyer des jeunes dans un pays très proche de l’Ukraine », a-t-elle expliqué.

Elle a ajouté qu’il n’y avait pas de remise en cause du devoir de mémoire, qui reste « essentiel ». « Ne faisons pas d’amalgame entre une annulation de voyage à Auschwitz et un éventuel refus de prendre en compte la mémoire », a-t-elle déclaré.

La question de la mémoire est ainsi capitale pour la métropole, « surtout en direction des jeunes qui constituent un public qu’il faut sensibiliser sur cette question car ils sont en train de construire leur citoyenneté. Il est très important de faire ce travail de mémoire. »

Gregory Doucet, candidat du parti vert français Europe Ecologie Les Verts à la mairie de Lyon, avant son discours de victoire, le 28 juin 2020 à Lyon. (Crédit : JEFF PACHOUD / AFP)

La polémique a éclaté alors que, au même moment, il a été révélé que la mairie de Lyon avait invité Salah Hamouri, avocat franco-palestinien reconnu coupable de terrorisme par la justice israélienne, à une conférence le 1er février.

« C’est insensé d’inviter un terroriste à venir parler du conflit en le présentant comme un défenseur des droits de l’Homme », a notamment réagi Simon Seroussi, porte-parole de l’ambassade d’Israël en France.

Face à l’opposition, le maire Grégory Doucet a annoncé qu’il ne reculerait pas, et que l’invitation était maintenue. Il a néanmoins proposé à la communauté juive d’inviter un spécialiste pour la représenter lors de l’évènement.

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