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Une adolescente arabe israélienne tuée par une balle perdue dans le nord d’Israël

Une balle perdue avait déjà fait une victime de quatre ans cette année ; six personnes ont été arrêtées ; des coups de feu ont été signalés par des voisins au moment de sa mort

Razan Abbas. (Autorisation)
Razan Abbas. (Autorisation)

Une jeune fille de 17 ans a été tuée par des coups de feu dans la nuit de mardi dans le village de Kafr Kanna, dans le nord du pays.

Selon la police, Razan Abbas a probablement été mortellement blessée par une balle perdue.

Abbas a été retrouvée dans un état grave dans sa chambre. Elle a été évacuée vers un hôpital de Nazareth où son décès a été prononcée.

Six personnes ont été arrêtées, mercredi matin, en lien avec cette affaire. La police a fait savoir qu’elle continuait à ratisser le secteur.

Selon les médias israéliens, des coups de feu auraient été entendus dans un certain nombre d’habitations voisines.

Un ami a déclaré au site d’information Ynet qu’Abbas était sur le point de terminer ses études au lycée et que les violences liées aux armes à feu étaient monnaie courante dans le village.

« La situation est difficile à Kfar Kanna. On vit avec des coups de feu quotidiens qui sont tirés par des irresponsables », a déclaré l’ami, qui n’a pas été identifié. « Razan était une amie, une sœur ; on l’adorait tous. La police doit sanctionner tous ceux qui ont participé à ces coups de feu et qui ont mis en danger la vie des résidents ».

Le groupe Abraham Initiatives, qui enregistre et qui lutte contre les violences dans la communauté arabe, a fait savoir que la mort de l’adolescente faisait grimper le nombre d’Arabes tués en Israël en 2022 lors de violences et d’activités criminelles à 17. Sur ces victimes, trois étaient des femmes et neuf étaient âgées de moins de 30 ans.

Au mois de janvier, Ammar Muhammad Hujayrat, âgé de quatre ans, avait été tué alors qu’il était en train de jouer à Bir al-Maksur, dans le nord du pays.

Les communautés arabes ont connu, ces dernières années, une recrudescence des violences, entraînées principalement – mais pas uniquement – par le crime organisé.

Les Arabes israéliens blâment, pour leur part, la police qui, selon eux, est incapable de réprimer les puissantes organisations criminelles et qui détourne largement le regard face à ces violences – querelles familiales, guerres de gang et violences faites aux femmes.

Les responsables ont juré de s’attaquer et de réprimer ces violences et ses crimes au sein de la communauté arabe israélienne.

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