Une bibliothèque reporte la lecture de « P is for Palestine » dans le New Jersey
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Une bibliothèque reporte la lecture de « P is for Palestine » dans le New Jersey

Pour les critiques, ce livre d'alphabétisation pour les enfants qui promeut le nationalisme palestinien glorifie l'intifada - synonyme pour les Israéliens d'attaques et de violence

La couverture de "P is for Palestine" (Autorisation :  Golbarg Bashi/via JTA)
La couverture de "P is for Palestine" (Autorisation : Golbarg Bashi/via JTA)

Une bibliothèque publique du New Jersey a reporté un débat en présence de l’autrice du livre P is for Palestine après les objections de la communauté juive locale.

Golbarg Bashi, autrice de cet ouvrage pour enfants qui fait la promotion du nationalisme palestinien, devait faire une apparition à la bibliothèque publique de Highland Park en date du 18 mai. Suite à des plaintes déposées par des membres de la communauté juive de cette localité du centre du New Jersey – qui ont affirmé que le livre faisait la promotion de la violence – la bibliothèque a émis un communiqué disant que le dossier avait été transmis à son Conseil d’administration « qui se penchera dessus lors de sa prochaine réunion programmée » le 20 mai.

« Pour le moment, ce débat a été supprimé de notre calendrier dans l’attente de la décision que prendra le Conseil d’administration », selon le communiqué dont le contenu a été retransmis par le Jewish Link.

En 2017, ce livre d’apprentissage de l’alphabet écrit par Bashi, une professeure d’histoire du Moyen-Orient à la Rutgers University voisine née en Iran, avait suscité la controverse lorsqu’il avait été présenté à la vente dans une librairie populaire de l’Upper West Side, à New York. Une synagogue du quartier avait principalement mis en cause deux pages qui illustraient la lettre I, présentée avec la légende : « I comme Intifada : l’Intifada en arabe, c’est défendre ce qui est juste, que vous soyez petit ou grand ! »

L’autrice de « P is for Palestine” Golbarg Bashi. (Crédit : Facebook)

Selon ses détracteurs, les pages glorifient les violences qui ont caractérisé deux « soulèvements » palestiniens distincts survenus à la fin des années 1980 et au début des années 2000. Pour sa part, Bashi affirme que « l’intifada » désigne également une résistance culturelle palestinienne plus vaste et largement non-violente.

Josh Pruzansky, un habitant de Highland Park, professionnel dans les collectes de fonds et ancien directeur-général du centre de sensibilisation de l’Orthodox Union, a clamé que sa communauté était fière de sa diversité et de sa tolérance.

« Personne ne se prononce en défaveur de l’inclusion des religions au sein de notre bibliothèque. Nous nous insurgeons contre la violence – ce qu’est en réalité l’intifada », a-t-il commenté auprès du Jewish Link.

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