Une candidate au poste d’Observateur pour la Palestine à l’ONU compare Israël à l’EI
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Une candidate au poste d’Observateur pour la Palestine à l’ONU compare Israël à l’EI

L'"anti-israélienne radicale" Penny Green a accusé Israël d'apartheid et de nettoyage ethnique et a appelé à son boycott total, selon l'organisation UN Watch

Penny Green (Crédit : Capture d'écran YouTube)
Penny Green (Crédit : Capture d'écran YouTube)

Le Conseil des droits de l’Homme des Nations unies a désigné un professeur britannique, qui a accusé Israël d’apartheid et l’a comparé à l’État islamique, comme enquêteur à propos des violations des droits de l’homme dans les territoires palestiniens, a rapporté un groupe de surveillance des Nations unies jeudi.

Un comité chargé d’examiner les candidatures au remplacement de Makarim Wibisono, qui va quitter son poste à la fin du mois de mars, a recommandé Penny Green – une professeur de droit et de mondialisation à l’Université Queen Mary de Londres – comme son premier choix pour le poste.

En réponse, UN Watch a déclaré qu’il avait soumis un rapport au Comité des Droits de l’Homme des Nations unies contre la désignation de Green qui est « radicale », citant son apparente partialité contre Israël.

L’organisation d’observation s’est tout d’abord prononcée contre l’existence même de ce poste, soutenant que « le titre du poste implique que les rapporteurs supervisent ‘la situation des droits de l’homme dans les territoires palestiniens’, ce qui est faux. En fait, le texte du mandat … indique clairement que le rapporteur est chargé d’enquêter uniquement sur « les violations [commises] par Israël. »

Makarim Wibisono s'adressant au conseil des droits de l'Homme de l'ONU le 23 juillet 2014 (Crédit : ONU / Violaine Martin)
Makarim Wibisono s’adressant au conseil des droits de l’Homme de l’ONU le 23 juillet 2014 (Crédit : ONU / Violaine Martin)

Non seulement le mandat du rapporteur ne couvre pas les actions palestiniennes contre les Israéliens, mais il ignore également les violations de droits par l’Autorité palestinienne et le Hamas contre d’autres Palestiniens, selon le rapport.

Pendant ce temps, le compte Twitter de la candidate au haut poste montre bien qu’elle est manifestement et violemment anti-Israël.

Green, selon UN Watch, « accuse Israël de crimes d’Etat, de nettoyage ethnique et d’apartheid ». Elle a déploré que les États-Unis et le Royaume-Uni n’aient pas encore « bombardé Israël pour ses massacres », comme ils l’ont fait pour l’État islamique.

Elle soutient également le boycott total d’Israël et a posté des Tweets de soutien à la campagne de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) contre Israël.

UN Watch a affirmé que l’International State Crime Initiative (Initiative Internationale contre les Crime d’État), dont Green est directrice, « s’oppose aux mesures de contre-terrorisme occidentales et aux efforts anti-extrémistes qu’ils considèrent comme de l’islamophobie ».

Le groupe a ajouté que le deuxième choix du comité pour le poste, le professeur de droit canadien Michael Lynk, « joue un rôle de chef de file dans de nombreux groupes de pression arabes, y compris le CEPAL, qui fait la promotion d’événements annuels tels que « la semaine contre l’apartheid israélien », signe des pétitions anti-Israël, appelle à poursuivre Israël pour crimes de guerre … et fait valoir que « la solution » au « problème » doit se tourner vers la création même de l’état d’Israël en 1948, qu’il qualifie de « début du nettoyage ethnique ».

UN Watch a appelé le Conseil des Droits de L’Homme de l’ONU à rejeter « ces candidatures grossièrement partisanes », qui, selon l’organisation, ne répondent pas aux critères minimaux de neutralité de l’ONU.

« En recommandant Penny Green pour enquêter sur un pays qu’elle cherche à bombarder et à boycotter, l’ONU se moque de ses propres critères de sélection d’objectivité et de l’impartialité », a déclaré Hillel Neuer, directeur exécutif d’UN Watch.

En Février, le rapporteur sortant Wibisono a accusé les forces de sécurité israéliennes d’utiliser une force excessive contre les Palestiniens.

Il a précisé dans sa lettre de démission que ses «efforts pour aider à améliorer la vie des victimes palestiniennes de violations sous l’occupation israélienne ont été contrecarrés à chaque étape », parce qu’Israël ne lui donne pas accès aux territoires palestiniens.

Wibisono a déclaré au Conseil des droits de l’Homme que la violence palestinienne qui fait rage depuis le mois d’octobre de l’année dernière est due à la construction illégale par Israël en Cisjordanie.

Il a qualifié le blocus israélien de la bande de Gaza dirigée par le Hamas, destinée à empêcher l’importation d’armes par le groupe terroriste, d’ « étranglement » et de « punition collective ».

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